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En mai 2010, il y a un peu plus d’un an, nous avions publié un billet intitulé Fourches caudines et tango argentin que nous vous proposons de relire pour mettre en perspective d’une part l’enchainement des évènements qui vont se dérouler dans les prochains mois, d’autre part le contenu de ce billet. Vous pouvez également relire le billet de la semaine dernière (Le « mal américain ») : toutes ces analyses sont liées.

Un peu d’histoire
Depuis 30 ans et la mise en place des Reaganomics à l’échelle mondiale (qui ont eu pour conséquence de réduire les recettes des États en multipliant les baisses et exemptions d’impôts au bénéfice des entreprises et des citoyens les plus fortunés), les États n’ont cessé d’emprunter pour maintenir leur « train de vie » : éducation, justice, diplomatie, dépenses sociales, militaires, etc..
Ce phénomène d’emprunt structurel a abouti d’une part à créer des dettes colossales (par exemple 14 000 milliards de dollars pour l’État fédéral américain, 1 650 milliards d’euros pour l’État français), d’autre part à « créer de l’argent » (augmenter la masse monétaire, comme disent les économistes ; vous trouverez un peu plus de détails sur ce sujet dans notre billet Le jour où le dollar s’effondrera).
On a donc multiplié exponentiellement la masse monétaire dite M3, qui comprend non seulement les billets et pièces en circulation mais aussi et surtout les dépôts sur les comptes bancaires, tous les produits d’épargne type livret A et tous les « instruments du marché monétaire » (bons du Trésor, SICAV, etc). En contrepartie… rien. Et c’est là que le bât blesse.
Cette explosion de la masse monétaire d’un pays pour cause d’endettement excessif n’est pas une nouveauté. Un des exemples les plus connus est celui de la république de Weimar en Allemagne avant la Seconde guerre mondiale : pour payer ses dettes (liées au traité de Versailles) et assurer la paye des fonctionnaires, le gouvernement allemand avait alors fait fonctionner à plein la « planche à billets » en imprimant des milliards de marks, générant hyperinflation et instabilité économique.


Une pièce en trois actes
Aujourd’hui, ce « mal » a atteint un nombre très – trop – élevé de pays occidentaux, États-Unis en tête, mais également Royaume-Uni, France, Italie… Alors, que va-t-il se passer ?
Premier acte, que nous vivons actuellement : la trouille. Les créanciers de ces dettes (banques, institutions financières, fonds de pension… notamment ceux basés en Chine) ont la trouille que certains États, dont les États-Unis, ne remboursent jamais leur dettes. D’où le climat de quasi-panique actuel, le cours des actions des banques qui dégringole en Bourse, etc.
Deuxième acte : l’acceptation de la réalité. Même en saignant à blanc le pauvre peuple (réduction drastique des dépenses, augmentations d’impôts…), le lobby financier va réaliser que nombre d’États ne pourront ni rembourser leurs dettes conformément aux échéances prévues, ni en rembourser la totalité. Il va donc falloir négocier, au cas par cas.
Troisième acte : la négociation. Le grand marchandage va alors commencer, période de fortes incertitudes pour employer une expression chère aux économistes et politiciens. « Vous ne pouvez pas rembourser tout le bel argent que nous vous avons prêté, alors que nous offrez-vous en échange ? », demanderont les banquiers aux États.
De la réponse de ces derniers dépendra alors notre sort. Certains dirigeants « lâcheront tout » (c’est ce que, très cyniquement, le lobby financier allemand réclame de la Grèce : privatisez tout ce qui peut l’être, vendez vos îles, vos statues antiques… le Parthénon même !). Totalement à l’opposé, d’autres (sans doute beaucoup plus rares) ne lâcheront rien et oseront prendre une position « révolutionnaire » (après la confiscation des biens du clergé le 2 novembre 1789, celle des biens des banques le 2 novembre 2012 ?). Entre les deux, toute la gamme des compromis, arrangements et tractations en tous genres.
Dernier acte : des États exsangues, sur le carreau, tenus en laisse par le lobby financier (la proposition de Sarkozy d’insérer dans la Constitution l’obligation de voter un budget en équilibre va tout à fait dans ce sens) qui ont, à de très rares exceptions près, perdu tout pouvoir effectif au profit de ce même lobby.
Cette pièce va mettre plusieurs mois – voire plusieurs années – pour se jouer mais c’est en tout cas dans ce contexte que se dérouleront les prochaines élections présidentielles aux États-Unis et en France et c’est ce type de situation que devront gérer ceux qui seront élus en 2012.

Alors, on fait quoi ?
Les « Quatre propositions pour 2012 » (voir notre série des billets du 12 juin au 23 juillet) que nous avons avancées comme agenda prioritaire pour la France nous semblent donc plus que jamais d’actualité : dans un tel maelström, il faudra d’une part savoir définir l’essentiel, le non négociable, d’autre part ne rien lâcher, ne jamais reculer sur ces points essentiels.
Enfin, et c’est là une qualité humaine rare, il faudra être capable de « sortir du cadre », notamment lors de la négociation du « troisième acte » que nous avons décrite ci-dessus. Pour reprendre une expression que nous avons précédemment employée, il faudra avoir le cran de mettre, fiscalement et économiquement, quelques têtes de banquiers au bout d’une pique.
Lundi

© La Lettre du Lundi 2011 Les marches d’Odessa – Lundi 8 août 2011

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Le gouvernement américain admet ouvertement avoir armé les gangs de la drogue mexicains avec 30 000 armes à feu – mais pourquoi?

 

Lundi 11 Juillet 2011 par Alterinfo.org

 

C’est maintenant un fait largement rapporté que sous l’administration Obama, les agents fédéraux américains ont activement placé plus de 30.000 armes entièrement fonctionnelles dans les mains des gangs de la drogue mexicains, puis ont stoppé toutes les activités de surveillance et de suivi de ces armes. Il ne s’agit pas d’une théorie du complot, ni d’une œuvre de fiction. C’est maintenant un fait ouvertement admis que tout ceci fut mis en oeuvre par le BATFE (Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives, plus communément appelé « ATF« ) sur ordre de Washington. Le programme a été appelé « Fast and Furious « .
Même
Reuters assure désormais la couverture de ces nouvelles et rapporte à quel point les membres du Congrès sont outrés d’apprendre que c’est arrivé.
Des détails commencent aussi à filtrer sur le cover-up au sein de l’ATF, qui était dirigé par le procureur américain de l’Arizona, Dennis Burke, nommé par Obama (
http://dailycaller.com/2011/07/06/issa-grassley-blast-holder-in-letter-after-secret-meeting-with-atfs-ken-melson/ ). L’ingénierie de l’armement illégal a remonté la chaîne de commandement jusqu’au directeur de l’ATF Melson, Kenneth, qui devrait maintenant démissionner. La véritable planification de cette affaire est allé encore plus haut dans la chaîne de commandement, à Washington, probablement jusqu’au procureur général Eric Holder (http://dailycaller.com/2011/06/21/issa-staffer-gunrunner-investigation-points-much-higher-than-atf-director/ ).
Parmi les armes à feu vendues aux gangs mexicains de la drogue se trouvaient des AK-47, des milliers de pistolets et, fait remarquable, des fusils de calibre .50, qui sont généralement utilisés pour mettre hors d’état de marche les véhicules ou effectuer des assassinats par snipers interposés à de très grandes distances (jusqu’à deux miles). Les médias traditionnels rapportent désormais que ces armes sont utilisées dans des crimes violents commis à Phoenix, en Arizona.
Ainsi qu’un affilié d’ABC news le rapporte :
« Selon le témoignage de trois agents ATF de Phoenix, dont Dodson, des centaines d’armes se retrouvent maintenant dans les rues aux Etats-Unis et au Mexique, peut-être dans les mains de criminels. Dodson a estimé que leur nombre pourrait s’élever à 1800. Il a estimé que des agents de la division de terrain de Phoenix avaient facilité la vente d’environ 2500 armes à des acheteurs de paille. Quelques centaines ont été récupérées. »
Comment le programme « Fast and Furious » a t-il mis des milliers d’armes directement dans les mains de trafiquants de drogue mexicains
Voici comment « Fast and Furious » a procédé: Sur ordre de Washington, ont a expressément demandé à des agents de l’ATF d’acquérir ces armes en utilisant des acheteurs de « paille » aux Etats-Unis, de trouver de nouveaux acheteurs parmi les gangs de la drogue mexicains, puis de vendre les armes et d’en « perdre » la trace. Bien que certains agents ont fait part de leurs préoccupations concernant la folie de cette activité, ils ont été ignorés par les dirigeants à Washington qui voulaient poursuivre cette politique pour leurs propres raisons. « Cela n’avait aucun sens pour nous non plus, c’était juste ce qu’ont nous avaient ordonné de faire, et chaque fois que nous questionnions cet ordre il y avait action punitive« , a déclaré l’agent spécial de Phoenix John Dodson.
Mais quelles pourraient être les raisons pour lesquelles Washington a initié un tel programme en premier lieu? Pourquoi l’administration Obama a t-elle activement transféré 30000 fusils de sniper, armes d’assaut, et armes à feu au Mexique tout en prétendant adopter une position anti-armes aux USA?
Pour répondre à cette question, vous devez comprendre la méthode P.R.S – Problème, Réaction, Solution. C’est la « stratégie » que les gouvernements utilisent pour obtenir ce qu’ils veulent, ce qui implique généralement: 1) De désarmer leurs populations, 2) De leur retirer tous leurs droits et libertés, puis 3) De régner sur leurs peuples comme des tyrans avec un pouvoir absolu.
Précisément, un tel effort est actuellement en cours aux États-Unis, conduit par l’administration Obama qui a maintes fois démontré elle-même qu’elle était un ennemi de la Constitution américaine et de sa
Déclaration des Droits.
Comment la méthode Problème, Réaction, Solution fonctionne vraiment
Si vous êtes le gouvernement États-Unis, vous ne pouvez annoncer un nouveau programme visant à désarmer le pays, mettre fin à la Déclaration des Droits, et vous installer vous-même comme roi. Les gens ne marcheront pas dans la combine si vous essayez de la vendre de cette manière. Au lieu de cela, vous devez trouver un moyen pour amener les gens à vous SUPPLIER de faire tout cela.
Alors, vous devez trouver un moyen pour amener les gens à être terrifiés par la drogue, par les armes, et par la violence frontalière – à tel point qu’ils insisteront pour que quelqu’un à Washington fasse quelque chose.
Par conséquent, vous devez d’abord trouver un moyen de causer le problème qui entraînera toutes les violences qui feront réagir les gens. Vous devez créer de la violence de façon efficace et ensuite attendre que les gens vous supplient de l’arrêter.
C’est là que le programme de l’administration Obama d’envoyer 30 000 armes à feu au Mexique entre en scène. Si vous voulez provoquer la violence armée et la violence de la guerre de la drogue, quelle meilleure façon de l’accomplir qu’en armant tous les méchants?
Pensez-y: 30 000 armes entre les mains de criminels de la drogue! Ensuite tout ce que vous avez à faire c’est de vous asseoir et d’attendre que toute la violence s’exprime. Et elle s’est exprimée – de façon massive. Fusillades à la frontière, enlèvements, conflits armés de chaque côtés de la frontière avec les agents frontaliers américains, et ainsi de suite. Les crimes violents en Arizona sont maintenant commis avec ces mêmes armes que l’ATF a remises entre les mains des trafiquants de drogue mexicains.
Comme le président de Judicial Watch Tim Fitton l’explique, sa conviction c’est que l’opération Fast and Furious était entièrement un stratagème politique anti-armes de l’administration Obama, visant à mettre plus d’armes dans les mains de criminels afin de trouver une justification pour confisquer les armes de tous les citoyens. Il ajoute : « Je crois qu’une autre partie importante de cette histoire c’est que l’argument implicite de l’administration Obama et de l’ATF est, « ne serait-ce pas merveilleux si nous pouvions établir un lien entre les armes, dans le cadre de notre agenda anti-armes, et la guerre civile mexicaine, par opposition à, vous savez, notre manque d’application des lois anti-drogue ou notre échec à assurer la protection des frontières. »
Et voici le véritable kicker: De toutes les armes actuellement confisquées par la police au Mexique, un étonnant 70 pour cent provenaient des États-Unis. Donc maintenant vous avez une situation où les Etats-Unis sont en fait en train d’armer les criminels au Mexique et déstabilisent le système entier de droit et d’ordre de ce pays. Les gangs de la drogue sont en guerre avec la police là-bas, et grâce aux fournitures en AK-47 et fusils de sniper de calibre .50, les gangs de la drogue sont en train de gagner!
L’ATF peut maintenant exiger plus de pouvoir et des budgets plus importants
Pour en revenir à la question des États-Unis, si vous êtes la
DEA ou l’ATF, vous avez maintenant plus de 30 000 raisons de voir votre propre budget augmenter. Il y a une vague de violence qui passe la frontière! Les gangs de la drogue sont hors de contrôle! Ils répliquent!
Eh bien mon Dieu, je me demande pourquoi? C’est parce que l’ATF leur a en fait vendu ces 30.000 fusils sur ordre de Washington.
Et maintenant, l’administration Obama est, sans surprise, en train de dire qu’il y a tant de « violence armée » dans le sud des USA que de nouvelles lois sont nécessaires pour réduire les ventes d’armes là-bas.
Sans déconner? De nouvelles lois? Que dire des 30 000 fusils que l’ATF a ouvertement, et de l’aveu général, vendus à des gangs de la drogue mexicains? N’était-ce pas déjà une violation de la loi?
On en revient toujours au Problème, Réaction, Solution, vous voyez. Vous voulez que la guerre inutile contre la drogue continue un peu plus longtemps? Balancez juste quelques milliers de livres de cocaïne dans les mains des criminels et laissez-les courir en liberté avec cette dernière. Vous voulez renforcer les budgets de l’ATF? Distribuez juste 30 000 armes illégales aux gangs de la drogue et ensuite asseyez-vous et attendez que les gens vous supplient de leur venir en aide. Vous voulez justifier une guerre contre le « terrorisme » au Moyen-Orient? Inventez une histoire stupide d’armes de destruction massive et ensuite lancez une guerre.
Pour chaque agenda avide de pouvoir tyrannique, à Washington, il y une opération false flag qui va permettre de le réaliser.
Si le gouvernement américain peut activement armer le bras des gangs de la drogue, quels autres moyens pourrait-il utiliser afin de trahir le peuple américain?
Maintenant que vous savez la vérité sur la façon dont Washington a placé 30 000 fusils dans les mains des gangs de la drogue mexicains, cela vous amène naturellement à vous interroger sur l’implication du gouvernement dans des choses comme les vaccins.
Vous voulez rendre les gens tellement effrayé par les maladies infectieuses qu’ils quémanderont des vaccins? Il vous suffit juste de répandre une maladie infectieuse au sein de la population! C’est aussi simple que ça, vraiment.
Vous voulez que le public demande de nouvelles lois dans le domaine de la sécurité alimentaire? Il vous suffit juste de relâcher E.coli dans l’approvisionnement alimentaire et d’attendre que les médias mentionnent les morts. Immédiatement, les gens exigeront plus de réglementations pour assurer la sécurité alimentaire.
Vous voulez justifier l’impérialisme militaire et l’expansionnisme? Mettez juste en scène votre propre attaque terroriste contre votre propre pays! Puis retrouvez comme par magie les passeports de certains terroristes sur le lieu du crime et faîtes leur porter le chapeau.
Quand la théorie devient réalité
Vous voyez, tout cela relevait auparavant uniquement du domaine des théories du complot. Il y a quelques années, si vous osiez même suggérer que ce genre de chose se passait, on vous traitait de fou. Mais maintenant c’est un fait établi rapporté par Reuters, le Washington Post, et d’autres grands organes de presse. Le gouvernement américain a maintenant été contraint de reconnaître que, oui, il avait activement livré 30 000 armes à feu dans les mains des gangs de la drogue mexicains, et avait ensuite volontairement cessé de suivre leur trace.
Il ne s’agit plus d’une théorie de la conspiration. C’est un FAIT de la conspiration. Et des types similaires d’opérations sont prévues dès maintenant pour d’autres programmes que le gouvernement a en tête: tels que vous retirer vos droits du Quatrième Amendement, par exemple. Comment pouvez-vous accomplir cela? Il vous suffit juste de mettre en scène une attaque terroriste dans un aéroport, tout comme
celle que la TSA a été surprise à répéter dans le Minnesota.
Vous voulez retirer les droits du Deuxième Amendement au peuple? Il vous suffit de faire un lavage de cerveau à un psychopathe à faible QI pour qu’il pénètre dans un centre commercial et commence à tirer dans tous les sens avec des armes entièrement automatiques qui lui ont été fournies par l’ATF!
C’est simple, vous voyez. Sélectionnez un sujet, sélectionnez un ordre du jour, puis créez un problème vous-même. Puis asseyez vous et attendez la réaction. Ca fonctionne à tous les coups.
Le CDC a fait la même chose dans les années 1980 avec le SIDA. A un moment où le CDC était confronté à de sévères coupes budgétaires, il a en fait été derrière le battage publicitaire de l’épidémie du SIDA et a commencé à sortir des fictions scientifiques complètes comme s’ils s’agissait de faits. Le façonnage de maladie par le CDC a entraîné une peur généralisée et la panique dans tout le pays, lui permettant d’obtenir une augmentation énorme de son budget de la part du gouvernement américain.
Ceci est entièrement documenté dans le film
House of Numbers, en passant, en utilisant des vidéos enregistrées d’interviews de plusieurs des principaux scientifiques impliqués dans le fiasco qui ont finalement osés dire la vérité. Presque tout ce qu’on vous a dit sur le SIDA est une fabrication ou une distorsion de la vérité scientifique. Regardez ces étonnantes vidéos pour le constater par vous-même (version sous-titrée en français):
http://www.dailymotion.com/video/xgp768_house-of-numbers-vostfr-1-9_tech
http://www.dailymotion.com/video/xgp77b_house-of-numbers-vostfr-2-9_tech
http://www.dailymotion.com/video/xgp7ef_house-of-numbers-vostfr-3-9_tech
http://www.dailymotion.com/video/xgp7hd_house-of-numbers-vostfr-4-9_tech
http://www.dailymotion.com/video/xgpd3c_house-of-numbers-vostfr-5-9_tech
http://www.dailymotion.com/video/xgpd6t_house-of-numbers-vostfr-6-9_tech
http://www.dailymotion.com/video/xgpdbm_house-of-numbers-vostfr-7-9_tech
http://www.dailymotion.com/video/xgpdla_house-of-numbers-vostfr-8-9_tech
http://www.dailymotion.com/video/xgpev4_house-of-numbers-vostfr-9-9_tech
Le gouvernement américain travaille CONTRE vous, pas pour vous
Le point essentiel dans tout cela c’est que la plus grande partie de ce que vous voyez se dérouler dans le monde d’aujourd’hui en termes de terrorisme, de guerre contre la drogue, de maladies infectieuses, et de soins de santé, sont simplement des évènements en fait fabriqués, mis en scène par les personnes mêmes qui doivent tirer profit de la réaction!
Les dupes et les moutons avalent toujours les nouvelles grand public sans esprit critique. Ils croient que nous sommes attaqués par des terroristes qui abattent des immeubles de grande hauteur, ou que nous sommes agressés par les gangs de la drogue mexicains à la frontière, ou que nous sommes menacés par la grippe A. C’est ce que les dupes sont censés croire, vous voyez: que votre gouvernement ne conspire jamais contre vous… qu’il travaille toujours POUR votre bien, n’est-ce pas?
Mais les gens intelligents savent que c’est exactement l’inverse: Votre gouvernement complote généralement contre vous et essaye de trouver un moyen pour étendre son pouvoir, sa portée, réduire vos libertés, et contrôler votre vie. Ceci est accompli en causant les problèmes mêmes que le gouvernement prétend essayer de prévenir.
Le gouvernement, par exemple, dit qu’il essaie de résoudre les problèmes économiques de notre nation. Et comment accomplit-il cela? En générant des milliards de dollars dans une nouvelle monnaie fiduciaire et en les remettant aux criminels de Wall Street. Cela a pour effet net de voler l’argent de tous grâce à la dévaluation du dollar.
Comment le gouvernement essaye t-il de résoudre notre crise des soins de santé nationale? En adoptant Obamacare, qui exige que plus de gens adhèrent à un système qui a totalement échoué à servir les intérêts de santé du peuple américain en premier lieu!
Donc au moment même où le gouvernement dit qu’il travaille pour améliorer l’économie, il est en fait en train de vous voler à votre insu. Au moment même où le gouvernement dit qu’il essaie de stopper le cancer, ses propres agences de santé (l’
Institut national du cancer, par exemple) sont ouvertement engagées dans des campagnes de désinformation massives qui propagent de fausses informations au sujet de la lumière du soleil qui serait « dangereuse » pour votre santé (tout en ignorant commodément la vérité sur la vitamine D et ses propriétés préventives contre cancer).
Le gouvernement dit qu’il veut rendre votre nourriture plus sûre, et pourtant, l’
USDA continue d’approuver les aliments génétiquement modifiés qui sont essentiellement des expériences biologiques de grande ampleur qui causent l’infertilité généralisée et la maladie.
La même histoire continue encore et encore… avec du fluorure dans l’eau, du mercure dans les plombages dentaires, de l’aspartame dans les boissons gazeuses, l’utilisation des pesticides dans l’agriculture et ainsi de suite. À presque chaque coin de rue, le gouvernement lui-même complote activement contre le peuple pour le garder financièrement asservi, biologiquement malade, et mentalement ignorant.
Expédier des armes au Mexique, vous voyez, n’est qu’une partie infime de ce qui se passe réellement aux Etats-Unis aujourd’hui. Le même processus – Problème, Réaction, Solution – est utilisé presque partout par le gouvernement, tant au niveau étatique que fédéral.
Big Government est l’ennemi de la paix et de la liberté
Les bureaucrates détestent perdre leur emploi, et si il y a une façon de mettre en scène quelque chose qui les rend soudainement plus important, ils n’hésiteront pas à le faire. Le gouvernement américain, juste pour que vous le sachiez, a été activement engagé dans le trafic d’armes, de drogue, et dans la contrefaçon, durant des décennies. Si vous ou moi avions fait ce que notre propre gouvernement accomplit chaque jour, nous serions arrêtés comme de vulgaires criminels. Mais quand le gouvernement expédie des armes vers le Mexique, ou fait du trafic de cocaïne, ou imprime des billets de dollar contrefaits qui ne sont appuyés sur aucune valeur réelle, en quelque sorte c’est tout bon.
C’est fou comme notre propre gouvernement est maintenant devenu semblable aux criminels mêmes contre lesquels il prétend nous protéger, n’est-ce pas? Qui sont les véritables terroristes en Amérique? Les agents de l’ATF qui mettent des fusils dans les mains des gangs de la drogue mexicains, bien sûr. Et les agents du FBI qui envoient des pigeons avec un look arabe pour essayer de faire sauter de fausses bombes que le FBI a en fait assemblé pour eux!
Soit dit en passant, Alex Jones (
www.PrisonPlanet.com ) a couvert tout cela pendant des années. Il n’a cessé de dire ça durant tout ce temps, et maintes et maintes fois, les faits lui ont donné raison. Je réalise que son style de présentation peut sembler un peu intense pour certaines personnes, mais en fin de compte, Alex Jones est beaucoup plus pertinent dans son décodage de ce qui se passe réellement dans les coulisses que tout autre canal de nouvelles grand public ou journal. Voici un article d’Infowars sur ce sujet.
Je prévois d’accueillir l’émission d’Alex Jones la semaine prochaine et parlerais probablement davantage des activités de vente d’armes de l’ATF au Mexique. En attendant, restez à l’écoute pour plus d’histoires sur NaturalNews.com qui n’ont pas peur de déclarer la vérité sur ce qui se passe réellement dans notre monde d’aujourd’hui.
Source: naturalnews

http://infoguerilla.fr/?p=10948#more-10948 Traduction InfoGuerilla http://infoguerilla.fr/?p=10948#more-10948

Sources : Tribune de Genève 11/06/2011 :

L’Amérique vendait des armes aux trafiquants

Le Congrès américain découvre l’ampleur d’un scandale lié à une opération censée piéger les cartels mexicains. Un fiasco total.

Los Angeles Times 02 juin 2011

De nombreux fusils d’assaut destinés aux cartels de la drogue mexicains se retrouvent aux Etats-Uns. Le témoignage d’agents de l’ATF (Bureau fédéral de répression de l’alcool, tabac, armes et explosifs : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_of_Alcohol,_Tobacco,_Firearms_and_Explosives

Webster G. Tarpley,                                                                                              Vendredi 17 Juin 2011

0[4]

Mouvement de troupes et naval des Etats-Unis vers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient rapporté, alors que la déstabilisation de la Syrie s’amplifie.
Washington DC – Des unités des forces spéciales états-uniennes basées à Fort Hood au Texas ont été averties de se préparer à être déployées en Libye pas plus tard qu’en Juillet, d’après des sources militaires états-uniennes. Ces forces spéciales seraient ensuite suivies en Septembre et en Octobre par des unités blindées lourdes de la 1ère division de cavalerie, en ce moment basées en Irak et en Afghanistan, ainsi que d’autres éléments du 3ème corps d’armée seraient déployés. Ce rapport a été divulgué aujourd’hui sur le programme radio d’Alex Jones et vient en toile de fond de l’escalade dans la manœuvre de déstabilisation contre la Syrie et des condamnations acerbes de Damas et de son allié Téhéran.
Des observateurs font remarquer que des troupe américaines des unités spéciales sont en Libye depuis Février. Ils notent également que, bien que la destination libyenne soit probable, certaines de ces unités pourraient aussi bien se retrouver déployer au Yémen, en Syrie ou plus loin.
Une autre source militaire anonyme s’exprimant dans l’émission d’Alex Jones a rapporté que le stock américain actuel de munitions à l’uranium appauvri est au plus bas. Ceci pourrait bien être la réalité derrière la plainte renouvelée de Robert Gates, le secrétaire sortant à la défense (NdT: ministre de la défense américain) qui la semaine dernière se plaignait que l’OTAN est “à court de bombes” en Libye; ainsi que des remarques similaires par le général français Stéphane Abrial depuis Belgrade.

Invasion terrestre de la Lybie planifiée pour octobre 2011–Une vidéo traduite par Hussardelamort

Une source au commandement central américain (US CENTCOM) a confirmé que des forces militaires américaines étaient préparées pour de nouvelles missions à l’étranger, et a ajouté que son unité a récemment dû déplorer deux soldats américains tués en Libye et trois civils américains, probablement des mercenaires et ce malgré que les opérations américaines en Libye soient supposées être sous contrôle du nouveau commandement états-unien en Afrique (AFRICOM).
Ces rapports doivent être pris de concert avec les protestations énergiques du ministre des affaires étrangères russe quant à la présence du croiseur Aegis USS Monterey (un vaisseau aux capacités anti-missiles balistiques) dans la Mer Noire, accompagné par l’arrivée du vaisseau d’assaut amphibie USS Bataan au large de la côte syrienne.

USS Monterrey                                                                               USS Bataan
D’après le site internet israélien DebkaFile, qui reflète souvent les positions du Mossad, “des sources occidentales rapportent le renforcement de leur flotte anti-missile balistique dans le bassin méditerranéen. Cette concentration importante de vaisseaux intercepteurs de missiles semble être une préparation de Washington à la possibilité que l’Iran, la Syrie et le Hezbollah lancent des missiles de surface contre des cibles américaines et israéliennes dans l’éventualité d’une intervention militaire états-unienne en Syrie pour stopper le massacre de l’opposition syrienne. Moscou, Damas et Téhéran prennent ombrage des mouvements militaires américains dans et autour de la Méditerranée et pensent que cela pourrait signifier une intervention militaire en Syrie.” Debka a aussi déclaré que “le Hezbollah est en train de déplacer quelques éléments de sa capacité extraordinaire de missiles du nord du Liban vers les régions centrales de ce pays, plus proche d’Israël.”
L’administration Obama est de ce fait dans une trajectoire de collision avec le congrès au sujet de la loi des pouvoirs de guerre, qui donne obligation à un accord législatif pour la guerre en Libye à la date du 20 Juin. Si Obama continue de bombarder la Libye après la date de Lundi prochain, ou combine ses assauts aériens avec une invasion au sol, il deviendra candidat à la destitution de ses fonctions par le congrès.

Par Webster G. Tarpley, Ph.D.

TARPLEY.net
Url de l’article original: http://tarpley.net/2011/06/15/us-movements-toward-north-africa-middle-east-reported/
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La polémique n’en finit pas d’enfler aux USA, malgré la publication par la Maison Blanche d’un  certificat de naissance aussi bidonné que les photos et vidéos d’un vilain barbu qui n’en finissait pas de ressusciter…

Il faut savoir que, de part la constitution américaine, seule un(e) américain(e) natif des USA peut briguer la législature suprême. C’est peut-être idiot, mais parfaitement réel.

C’est ce que reprochent depuis avant les élections des 2008, les “ birthers “, que tant les démocrates que les républicains, prennent pour de dangereux extrémistes et autres nazis.

Or, on a ressorti des tiroirs un vieil article de 2004 d’un obscur journal de Nairobi daté de 2004 où la course à l’investiture sénatoriale de l’Illinois battait son plein. Obama était mis en concurrence avec un certain Jack Ryan (rien à voir avec le personnage des romans d’espionnage ni avec de l’espionnage, d’ailleurs) et a donc gagné le poste de sénateur, Ryan étant obligé de lui laisser la place à cause d’une affaire de fesses.. Le puritanisme américain a parfois du bon, mais en Douce France ce n’est pas encore le cas, malheureusement.

 

Ceux qui clament avec véhémence et qui doutent de la nationalité US de leur président n’est pas un fait  nouveau, puisqu’Alex Jones avec force sources notamment d’Associated Press, avait tenté d’alerter ses concitoyens en octobre 2009, donc bien après l’élection de Barack Hussein Obama en 2008.

Décidément, les oligarques en charge aux USA ont un vrai problème de démocratie et visiblement ne sont pas prêts à faire toute la lumière sur leurs dirigeants et leurs méthodes..

Chacun sa m… pourrait-on dire…

Mais, bien entendu, à chacun et chacune de se forger sa propre opinion.

Réforme constitutionnelle, le coup d’Etat de Sarkozy

Le 3 mai 2011 marquera une date importante dans l’histoire de notre pays, le commencement du coup d’Etat le plus grave et le plus silencieux jamais organisé.

Le 3 mai s’ouvre donc à l’Assemblée Nationale le débat sur la réforme constitutionnelle visant à intégrer dans la Constitution rien de moins que la pure et simple interdiction des déficits publics.

 

Au début de l’année 2011, le président de la République a annoncé son intention de réformer la Constitution. Il s’agit d’y introduire l’obligation « d’équilibre des finances publiques », c’est-à-dire l’instauration permanente de la rigueur au nom de la réduction des déficits publics. Cette réforme s’inscrit dans le « pacte de compétitivité » que Sarkozy et Merkel ont fait adopter par l’Union européenne. Si elle était adoptée, cette réforme de la Constitution marquerait :

– un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne, donc aux exigences du capital financier ;

– la remise en cause du peu de souveraineté (du Parlement et de la nation) subsistant après les coups déjà portés par les institutions de la Ve République et l’Union européenne ;

– la remise en cause de la possibilité pour les organisations syndicales de négocier sur la base des revendications des salariés, qui pourraient être décrétées « anticonstitutionnelles ».

Déjà, depuis l’adoption du traité de Maastricht (1992), en application des décisions de l’Union européenne, tous les gouvernements successifs ont organisé toutes les destructions : services publics, dés industrialisation, démantèlement de l’agriculture, dérèglementation des droits du travail. Tous les budgets, à tous les niveaux, de l’État aux communes, se sont vu opposer les critères de Maastricht. Le principe de la « concurrence libre et non faussée » a imposé les privatisations.

Demain, si cette réforme de la Constitution était adoptée, un gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, serait « contraint » — sous peine de non-respect de la Constitution — d’appliquer toutes ces exigences dictatoriales de l’Union européenne.

Ce serait une nouvelle arme pour le Medef dans son offensive pour la destruction de tous les droits collectifs des travailleurs.
Demain, la Constitution pourrait ainsi être opposée aux droits des organisations syndicales à représenter les intérêts de la classe ouvrière et à négocier sur la base de ses revendications. Ce serait donc une atteinte d’une gravité exceptionnelle contre la démocratie.

Pour mieux comprendre ce qui est en cause, voyons ce qui se passe au Portugal ou la même politique est mise en chantier :

« Les Portugais éliront une nouvelle majorité le 5 juin, mais ils n’auront pas le choix du programme de droite ou de gauche, le vainqueur devra imposer l’austérité jusqu’en 2014 au moins.Trois semaines plus tôt, chaque grand parti s’y sera engagé individuellement auprès de l’Union européenne et du FMI. Cette perte de contrôle politique est le prix à payer pour un plan (…) décidé hier dans ses grandes lignes par la zone euro, les 27 pays de l’UE et la Banque centrale européenne. » Ce plan, précise Le Figaro (9 avril) d’où ces lignes sont extraites, « vise à mettre l’État portugais au régime sec, à lancer un “ambitieux programme” de privatisation pour réduire la dette publique et, enfin, à assouplir le marché du travail ». Et Le Figaro de citer la déclaration du 8 avril : « La préparation (du plan d’austérité) devra commencer immédiatement, en vue d’un accord entre les partis à la mi-mai, et permettre la mise en œuvre sans délai du programme d’ajustement dès la formation du nouveau gouvernement. »

Dans de telles conditions, y a-t-il encore un enjeu à ces élections ? Le Figaro répond : « Pour éviter toute contestation issue des urnes, les Vingt-Sept ne concrétiseront leur aide qu’une fois acquis “le soutien des principaux partis politiques”, indique la déclaration finale. Le futur chef de gouvernement ne pourra qu’appliquer scrupuleusement le remède auquel il aura lui-même souscrit. » En France, un rapport de l’OCDE (1) félicite le gouvernement et l’encourage à amplifier les mesures anti-ouvrières — en matière de salaires, Sécurité sociale, hôpitaux, marché du travail, etc. — destinées à revenir aux critères de Maastricht. Le rapport précise : « La France aurait intérêt à se doter d’un cadre budgétaire renforcé et à valeur constitutionnelle. Ce cadre inclurait une règle de déficit structurel, une programmation budgétaire pluriannuelle détaillée et un conseil budgétaire indépendant. »

Certes, la France n’est pas le Portugal… Mais peut-on ignorer que le 3 mai, l’Assemblée nationale entame le débat sur la réforme constitutionnelle qui prétend graver dans le marbre l’interdiction des déficits publics ? Peut-on ignorer que le projet du PS pour 2012 prévoit l’adoption, au lendemain de la présidentielle, d’une « loi de finances publiques quinquennale » fixant les mesures « de maîtrise des déficits et de réduction de la dette » ? Peut-on ignorer que, d’une manière ou d’une autre, tous les candidats institutionnels sacrifient à la nécessité de « réduire les déficits »

Le plus surprenant, le plus scandaleux, la pire offense faite à nôtre peuple est le silence total, lourd et pesant qui entoure toute cette affaire.

Vous pouvez fouiller de fond en comble le blog de Jean luc Mélenchon, ou de n’importe quel candidat, les articles et les communiqués de tous les partis qui se réclament de la gauche, pas un mot, pas une allusion, alors qu’une telle infamie mériterait pour le moins un soulèvement, devrait être au centre de toute campagne contre Sarkozy et sa politiques.

Le « débat » a pourtant déjà commencé dans les commissions de l’Assemblée nationale. Consciencieusement, les députés du Parti socialiste amendent le projet de réforme constitutionnelle, qui veut graver dans le marbre la rigueur dictée par l’Union européenne, se présentant comme les plus capables de « réduire à la fois les déficits, la dette publique et les prélèvements obligatoires » Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, est tout aussi « responsable » et décrète « indispensable (…) la maîtrise des budgets et la réduction des déficits publics » pourvu que soient préservés « les capacités d’investissement et les budgets sociaux » (sans doute prévoit-il la distribution de sandwichs et de couvertures aux plus nécessiteux

Ainsi, si cette politique devait être menée à son terme, nous devrions « choisir » en 2012 entre l’inspirateur de cette politique et son plus fidèle exécutant, entre DSK ou Sarkozy, ainsi quel que soit le candidat élu son programme est déjà écrit à Bruxelles ou Washington.

Ainsi serait mené à son terme le projet dictatorial inscrit dans les traités de l’Union européenne, priver les peuples de tous les attributs de la souveraineté, les plier par la contrainte à toutes les exigences du Capital, poursuivre jusqu’à son terme la destruction de tous les acquis ouvriers.

Ainsi, ils en ont parvenu à un tel niveau d’abaissement moral qu’ils s’imaginent que les peuples vont se soumettre et ramper comme peuvent le faire les Papandréou ou Zapatero et leurs amis de la « gauche européenne ».

Non à la réforme constitutionnelle !

La réforme constitutionnelle d’interdiction des déficits publics pour assoir la dictature financière

Plume de Presse 04/05/2011 Vers la dictature financière

« L’Assemblée nationale a commencé mardi l’examen d’un projet de réforme constitutionnelle sur l’équilibre des finances publiques », annonce l’AFP : « le ministre du Budget, François Baroin, a prévenu la gauche que « ceux qui voteront contre auront la responsabilité » d’une mauvaise gestion des finances publiques, alors que la France s’est engagée à ramener son déficit public de 7 à 3% du PIB d’ici à 2013″. Eh bien ceux qui voteront pour porteront la responsabilité de l’instauration de la dictature financière ! Parce qu’on sait bien que la réduction des déficits publics n’est bonne qu’à justifier le désengagement de l’Etat, la casse du service public, les privatisations et les coupes claires dans les budgets sociaux, et qu’on n’y songe plus au moment d’accorder des cadeaux fiscaux aux privilégiés, des exonérations de cotisations sociales aux entreprises, de renflouer les banques ou d’envoyer l’armée en Libye ! Que signifie ce projet d’interdire les déficits dans la Constitution ? « Cette mesure est une attaque d’une extrême gravité contre le salariat (93% de la population) mais n’aura aucune incidence sur les banques qui portent pourtant l’entière responsabilité de l’augmentation de la dette publique au cours des trois dernières années, analyse Jean-Jacques Chavigné pour Démocratie & socialisme. Qui peut imaginer un seul instant, en effet, que si les banques nous replongeaient dans la même galère qu’il y a trois ans, Sarkozy ne serait pas le premier à leur offrir les centaines de milliards d’euros dont elles auraient besoins pour financer leurs créances toxiques, garantir les dépôts de leurs clients et leur éviter la faillite ? Qui peut penser qu’il n’augmenterait pas aussitôt le déficit public pour satisfaire les besoins des banques ? (…) La dette publique sert, en effet, de bélier à Sarkozy et à son gouvernement pour imposer les « réformes » néolibérales qu’ils n’avaient pas encore pu nous infliger. Avec la retraite à 62 ans, les deux ans de travaux forcés qu’il essaie de nous imposer ne sont qu’un avant-goût de ce qu’il nous concocte. La privatisation de pans entiers de l’assurance-maladie, du secteur hospitalier, de la dépendance, des retraites est au menu de son plan d’austérité. La diminution des emplois publics, la destruction de l’Éducation nationale s’accentueront. Les collectivités locales pourront toujours moins financer les prestations sociales qu’il leur incombe de prendre en charge. » Du côté du Parti de gauche, on proteste que « les causes des déficits structurels sont uniquement recherchées du côté des dépenses alors que les réductions des recettes de l’Etat en sont en grande partie responsables. Le groupe Camdessus (groupe de travail mis en place pour préparer cette contre-réforme, NdA) concède que le retour à l’équilibre ne peut pas être envisagé de façon réaliste comme une perspective de court terme. D’après lui, ce contexte appelle la mise en place d’un cadre institutionnel qui puisse nous préserver, à l’avenir, de la propension aux déficits tout en permettant une adaptation aussi fine que possible aux fluctuations de la conjoncture. “Le redressement des finances publiques ne doit pas être l’engagement d’un gouvernement mais de la Nation. Il doit s’inscrire dans la durée et, pour cela, la gouvernance de nos finances publiques doit être modifiée. C’est pourquoi je souhaite la mise en œuvre d’une réforme constitutionnelle.” Cette conclusion est une négation pure et simple de la démocratie : l’orientation du gouvernement actuel serait imposée aux gouvernements suivants. Le peuple n’aurait plus le droit de changer de politique. » Le Parti ouvrier indépendant est également vent debout : « Demain, la Constitution pourrait ainsi être opposée aux droits des organisations syndicales à représenter les intérêts de la classe ouvrière et à négocier sur la base de ses revendications. Ce serait donc une atteinte d’une gravité exceptionnelle contre la démocratie ».

… ou les armes de destruction massive qui n’osent pas dire leur nom.

" L’uranium appauvri [des missiles] correspond à la description d’une bombe sale dans tous les sens … Je dirais que c’est l’arme parfaite pour tuer beaucoup de gens."

Marion Falk, physicien chimiques (ret), Laboratoire Lawrence Livermore , Californie, USA

Burns : Que je soit damné si je paie un seul dollar pour me débarrasser de ces déchets nucléaires !

Smithers : Si seulement nous pouvions transformer cette dépense en profit, Monsieur.

Buns : La dépense en profit, comme le plomb en or… Beaucoup d’alchimistes ont perdu leur vie entière à tenter l’impossible.

Burns : Oui, oui ! Le mal et le profit à l’état pur : ma combinaison préférée. Et arrêtons de jeter mon uranium – je vous ferai un chèque pour çà !

Smithers : Votre génie m’inspire, Monsieur ! Le gouvernement va acheter nos déchets, les transformer en balles de guerre et en bombes, et les lancer sur les ennemis de la liberté !

Dans les 24 premières heures de l’attaque libyenne, des bombardiers B-2 des États-Unis ont lâché 2000 bombes de quarante-cinq livres. Ces bombes massives, ainsi que les missiles de croisière lancés depuis des avions britanniques et français et aussi de navires, tous contenaient des ogives à l’uranium appauvri (UA).

L’uranium appauvri est le produit des déchets du processus d’enrichissement du minerai d’uranium. Il est utilisé dans les armes nucléaires et les réacteurs. Parce qu’il est une substance très lourde, 1,7 fois plus dense que le plomb, il est très apprécié par les militaires pour sa capacité à percer les véhicules blindés et des bâtiments. Quand une arme faite avec une pointe en UA frappe un objet solide comme du côté d’un réservoir, il la transperce directement, et éclate alors dans un nuage de vapeur brûlante. La vapeur se dépose sous forme de poussière, qui est non seulement toxique, mais aussi radioactive.

Un impact de missiles à l’UA peut monter à 10.000 degrés C. Quand il frappe une cible, 30 % du missile part en éclats. Le reste soit 70 % s’évapore en trois oxydes hautement toxiques, dont l’oxyde d’uranium. Cette poussière noire reste en suspension dans l’air et, en fonction du vent et de la météo, peut se propager sur de grandes distances. Si vous pensez que l’Irak et la Libye sont loin, souvenez-vous que les radiations de Tchernobyl ont atteint jusqu’au Pays de Galles.

Les particules de moins de 5 microns de diamètre sont facilement inhalées et peuvent demeurer dans les poumons ou d’autres organes pendant des années. L’UA intériorisée peut causer des lésions rénales, des cancers du poumon et des os, des maladies de la peau, des troubles neurocognitifs, des dommages chromosomiques, les syndromes de déficience immunitaire et rénales rares et des maladies intestinales. Les femmes enceintes exposées à l’UA peuvent donner naissance à des enfants avec des anomalies génétiques. Une fois que la poussière est vaporisée, ne vous attendez pas à ce que le problème disparaisse  bientôt. Comme un émetteur de particules alpha, l’uranium appauvri a une demi-vie de 4,5 milliards d’années.

Dans l”attaque contre l’Irak amoureusement baptisée  «shock and awe» (choc et terreur), plus de 1.500 bombes et missiles ont été larguées rien que sur Bagdad. Seymour Hersh a affirmé que la Troisième Armée de Marine Aéorportée à elle seule a largué plus de « cinq cent mille tonnes de munitions". Tout cela à pointe ou ogive en uranium appauvri.

Al Jazeera a rapporté que les troupes américaines ont tiré deux cents tonnes de matières radioactives dans les bâtiments, les maisons, les rues et les jardins de Bagdad. Un journaliste du Christian Science Monitor a pris un compteur Geiger pour les parties de la ville qui avait été soumis à d’intenses bombardements par les troupes américaines. Il a trouvé des niveaux de rayonnement de 1.000 à 1.900 fois plus élevé que la normale dans les zones résidentielles. Sur la population de 26 millions d’âmes, les États-Unis ont largué une bombe d’une tonne pour toutes 52 citoyens irakiens soit 40 livres d’explosifs par personne.

William Hague (ministre des affaires étrangères britannique actuel – conservateur) a déclaré que nous sommes en Libye " pour protéger les civils et les zones civiles peuplées ". Vous n’avez pas à chercher bien loin pour qui de quoi elles sont « protégées ».

Dans les 24 premières heures les « alliés » ont « dépensé » £ 100 millions de livres britanniques (£ = 13.5 millions d’euros) de munitions à l’UA. Le rapport de l’Union européenne de contrôle des armements a déclaré que les États membres ont délivré des licences en 2009 pour la vente 293, de £ d’armes et de systèmes d’armes à la Libye. La Grande-Bretagne a accordé des licences aux firmes d’armement pour la vente de 21,7 millions de £ d’armes à la Libye et qui ont également été versées par le colonel Kadhafi pour envoyer le SAS former sa 32e brigade.

Pour les 4,5 milliards d’années prochaines, je parie que William Hague ne partira pas en vacances en Afrique du Nord.


Une note sur les sources

Les militaires et les politiciens sont très timides sur les utilisations de l’uranium appauvri, mais nous savons que l’UA est ou a été utilisé dans les munitions suivantes. La liste n’est pas exhaustive:

Sources : Rapport sur les liens financiers entre les banques et les fabricants de systèmes d’armement controversés (mines antipersonnel, bombes à sous-munitions , armes nucléaires et à l’uranium appauvri)

La suite en cours de traduction sur http://stopwar.org.uk/content/view/2321/27/

A l’image du mur de Berlin tombé en 1989, sommes nous en train d’assister à l’écroulement du mur des dictatures pro-occidentales, celui-ci étant intimement lié au mur du dollar US lui aussi tout aussi prêt à l’implosion, avant celui qui sera encore plus spectaculaire et inédit de mémoire d’homme : celui de l’argent-monnaie. En tous cas, vu leur apathie unanimement constatée, nos politocards ventripotents nous y emmènent contraints et forcés toutes sirènes hurlantes : droit dans le mur ! Avec de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis…

 

GEAB N°52 est disponible! Crise systémique globale / Dislocation géopolitique mondiale -  Fin 2011 : Chute du 'Mur des pétro-dollars' et choc monétaro-pétrolier majeur pour les Etats-Unis Avec ce numéro 52 du GEAB, notre équipe célèbre deux anniversaires importants en terme d’anticipation. C’est en effet en Février 2006, il y a donc cinq ans exactement, que le GEAB N°2 a rencontré brusquement un succès mondial en annonçant le prochain « Déclenchement d’une crise mondiale majeure » caractérisée notamment par « La fin de l’Occident tel qu’on le connait depuis 1945 ». Et c’est il y a deux ans exactement, en Février 2009, qu’avec le GEAB N°32, LEAP/E2020 anticipait le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale pour la fin de cette même année. Dans les deux cas, il est important de noter que l’intérêt indéniable suscité par ces anticipations au niveau international, mesurable notamment aux millions de lecteurs des communiqués publics concernés, n’a eu d’équivalent que le silence des principaux médias sur ces mêmes analyses et l’opposition farouche (sur Internet) de la très grande majorité des experts et spécialistes économiques, financiers ou géopolitiques.

 

 

Taux de chômage officiel (12/2010) - Source : BMGBullion, 01/2011

Taux de chômage officiel (12/2010) – Source : BMGBullion, 01/2011

Pourtant, en ce début 2011, plus grand monde ne doute que nous sommes bien engagés dans un processus d’ampleur historique qui voit le monde d’après 1945 s’effondrer sous nos yeux, Etats-Unis en tête, tandis que la communauté internationale se disloque chaque jour un peu plus, tout comme le tissu social et économique de la plupart des pays de la planète (1). Mais cette évidence actuelle n’a bien entendu pas empêché « décideurs et experts » (2), en 2006, d’être certains qu’il n’y avait aucun risque de crise importante à l’horizon ; et, en 2009, qu’il était absurde d’imaginer le moindre risque de dislocation de l’ordre mondial en place et encore moins de l’ordre social. Hélas, aujourd’hui, la capacité intellectuelle de ces élites à faire face aux changements en cours ne semble pas s’être améliorée puisque les mêmes « décideurs et experts » n’imaginaient pas possible il y a seulement deux mois que la Tunisie, puis l’Egypte puissent voir leurs régimes être renversés prochainement. Gouvernements et institutions internationales aveugles (3), experts et médias dépassés (4), … les élites occidentales, et leurs clones des différentes régions du monde, continuent à s’enfoncer sur les « holzweg » de l’Histoire, ces chemins forestiers qui ne mènent nulle part, ou plus exactement comme le soulignait Heidegger, qui ne mènent quelque part que si on a l’humilité d’être constamment à l’écoute de la forêt et de ses signaux (5).
Néanmoins, alors que les signaux deviennent de vraies sirènes d’alerte, nos élites semblent décider à tout faire pour les ignorer. Prenons un exemple très récent : la comparaison des évènements affectant le monde arabe avec la Chute du Mur de Berlin. Notre équipe a été très intéressée de constater que cette image que nous utilisons depuis 2006 pour aider à comprendre le processus en cours de désintégration de la puissance des Etats-Unis, est désormais reprise allègrement par des dirigeants politiques (Angela Merkel en-tête (6)) et des experts en tout genre. Pourtant, à ce jour, ceux-là même qui font cette comparaison semblent s’interdire de poursuivre leur cheminement intellectuel jusqu’au bout, jusqu’au moment où il débouche sur une compréhension de la dynamique des évènements. Ils se contentent de décrire, sans analyser.

Taux de chômage par pays dans le monde arabe et en Iran - Source : Le Temps, 11/02/2011

Taux de chômage par pays dans le monde arabe et en Iran – Source : Le Temps, 11/02/2011

Or ce « mur » qui s’effondre a bien été construit par quelqu’un, ou quelque chose, et dans un but précis. Le « Mur de Berlin » avait été construit par le régime est-allemand, dans le contexte plus général du « Rideau de Fer », voulu par l’URSS, pour séparer le plus hermétiquement possible le bloc communiste de l’Occident. Et cela visait essentiellement à éviter toute remise en cause du pouvoir détenu par le parti unique dans chaque pays communiste afin de perpétuer le contrôle par Moscou des pays européens de l’Est ; en échange, Moscou assurait soutien sans faille et prébendes en tout genre aux dirigeants des pays d’Europe de l’Est. L’effondrement du « Mur de Berlin », remettant en cause ces monopoles de pouvoir et donc les objectifs qu’ils servaient, a ainsi provoqué en quelques mois la chute successive de tous les régimes communistes d’Europe de l’Est pour se terminer deux ans plus tard par la dissolution de l’URSS et la fin de soixante-dix ans de pouvoir absolu du parti communiste russe.
Alors, si c’est aussi un « mur » qui est en train de tomber sous nos yeux dans le monde arabe, pour pouvoir espérer anticiper la suite des évènements, il est essentiel de pouvoir répondre à ces questions : qui l’a construit ? Dans quel but ? Et les réponses ne sont pas si difficiles à trouver pour qui ceux qui ne regardent pas l’actualité avec des œillères idéologiques :
. ce « mur » a été construit par chacun des dictateurs (ou régimes) arabes de la région afin de s’assurer du maintien de leur monopole sur le pouvoir et les richesses du pays, en évitant tout risque de remise en cause de leur parti unique ou de leur légitimité dynastique (pour les royaumes). En ce sens, il y a très peu de différence entre les cliques au pouvoir dans les pays arabes et celles qui dirigeaient les pays communistes.
. ce « mur » s’intégrait dans le dispositif plus général mis en place par Washington pour préserver son accès préférentiel (et en Dollars US) aux ressources pétrolières de la région et préserver les intérêts d’Israël. L’intégration poussée de l’appareil militaire et sécuritaire de ces pays (sauf la Syrie et la Lybie) avec le dispositif de défense des Etats-Unis assur(ait) un soutien américain sans faille et permet(tait) aux dirigeants arabes concernés de bénéficier de prébendes en tout genre sans risque de remise en cause par des forces intérieures ou extérieures.
Ainsi, en réfléchissant un peu plus à sa comparaison avec la Chute du Mur de Berlin lors de la
Conférence sur la Sécurité de Munich, la chancelière allemande aurait pu se tourner vers sa voisine de débat, la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, et lui demander : « Ne pensez-vous pas que les évènements actuels en Tunisie et en Egypte sont les premiers signes de la chute de tous les régimes qui dépendent de Washington pour leur survie ? Et qu’ils peuvent en particulier conduire à un effondrement rapide du système d’approvisionnement en pétrole des Etats-Unis tel qu’il a été mis en place il y a des décennies ? Et donc du système global de facturation du pétrole et du rôle central du Dollar en la matière ? (7) ». Pendant que l’audience de la Conférence sur la Sécurité de Munich se serait soudain rendu compte qu’ils débattaient enfin de quelque chose de sérieux (8), Angela Merkel aurait pu ajouter : « Et concernant Israël, ne pensez-vous pas que cette chute de « mur » va impliquer très vite la nécessité de reconsidérer toute la politique américano-israélienne dans la région ? (9) ». Et là miracle, la Conférence sur la Sécurité de Munich aurait repris pied dans le XXI° siècle et le débat euro-américain pouvait se ressourcer dans le monde réel au lieu de divaguer dans la virtualité transatlantique et la lutte contre le terrorisme.
Hélas, comme nous le savons tous, cet échange n’a pas eu lieu. Et les divagations de nos dirigeants risquent donc de continuer avec comme conséquence d’accentuer les chocs de l’année 2011 et de son caractère impitoyable comme anticipé dans le GEAB N°51.

Performance annuelle relative de 40 classes d'actifs (en %, valorisation en $ US) (en vert : gain / en rouge : perte) - Source : Chris Martenson, 04/02/2011

Performance annuelle relative de 40 classes d’actifs (en %, valorisation en $ US) (en vert : gain / en rouge : perte) – Source : Chris Martenson, 04/02/2011

Pourtant, LEAP/E2020 est convaincu que les évènements actuels dans le monde arabe, dont nous avions correctement anticipé les mécanismes, sont avant tout la traduction régionale des tendances de fond de la crise systémique globale, et en particulier de la dislocation géopolitique mondiale (10). A ce titre, ils sont les prémisses de chocs majeurs dans les trimestres à venir. Nous estimons en particulier que la fin 2011 sera marquée par ce que notre équipe appelle la « Chute du Mur des pétro-dollars » (11) qui génèrera immédiatement un choc monétaro-pétrolier majeur pour les Etats-Unis. C’est d’ailleurs l’un des sujets principaux de ce GEAB N°52 avec l’anticipation plus générale de l’évolution du monde arabe (y compris un indicateur précis du risque-pays dans la région). D’autre part notre équipe analyse l’accélération en cours du processus d’émergence de l’Euroland et ses conséquences pour l’Euro et la situation en Europe. Enfin, nous présentons nos recommandations concernant tous ces évènements.

———
Notes:
(1) Même le FMI, à l’imagination pourtant peu développée, évoque désormais le spectre de guerres civiles à travers toute la planète comme le rapporte le
Telegraph du 01/02/2011 ; tandis que The Onion du 24/01/2011 s’exerce avec succès à l’humour noir dans un article étonnant, mais révélateur de l’ambiance actuelle, qui évoque la désignation par la Fondation du Patrimoine Mondial, sponsorisée par Goldman Sachs, du « Fossé entre riches et pauvres de la planète » comme étant la 8° Merveille du Monde du fait de son ampleur désormais sans équivalent.

(2) Nous mettons des guillemets car à notre avis un décideur qui ne prévoit rien et un expert qui ne sait rien sont en fait des imposteurs.

(3) La CIA et le gouvernement français fournissent deux illustrations exemplaires de cette tendance générale : ils n’ont rien vu venir en Tunisie et en Egypte, alors même que les uns dépensent des dizaines de milliards de Dollars par an pour espionner le monde arabe et que les autres se promenaient au plus haut niveau (Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères) au cœur des pays concernés. La simple lecture de nos anticipations de 2008 (

GEAB N°26 sur le sujet aurait pourtant pu les mettre sur la piste puisque ce sont exactement les tendances décrites alors qui ont abouti aux évènements tunisiens et égyptiens de ces dernières semaines. Comme le résume brutalement le Spiegel du 03/02/2011, « La révolution, ça n’est pas bon pour les affaires » … surtout quand on a rien vu venir pourrait-on ajouter.

(4) En la matière, les investisseurs et les acteurs économiques qui se sont contentés de ces analyses se retrouvent aujourd’hui dans des difficultés sérieuses puisque les « El Dorado » promus à coup de reportages et de commentaires « éclairés » se sont transformées brutalement en piège à capitaux, en zones instables, en prévisions incertaines. Les « fantastiques avantages compétitifs » sont quant à eux devenus en une nuit ou presque des « risques pays insupportables ». Délocalisation, sous-traitance, tourisme, construction d’infrastructures, … pour l’ensemble de ces activités, c’est en effet tout le contexte social, légal, économique, monétaire et financier des pays concernés qui est projeté dans l’inconnu.

(5) Petite remarque philosophique et méthodologique : sans aucune préméditation, notre équipe s’inscrit ici à nouveau dans une approche très franco-allemande puisque notre travail d’anticipation s’appuie non seulement sur cette notion d’ « écoute » et de dévoilement de réalité chère à Heidegger, mais également sur l’approche défendue par Descartes, à savoir, la définition d’une méthode rationnelle. Voilà d’ailleurs une synthèse qui devrait inspirer ceux qui actuellement travaillent à définir les futures caractéristiques de la gouvernance de l’Euroland. Pour en savoir plus sur cette question du « chemin » chez Heidegger et Descartes, on peut lire utilement cette page du site

Digressions. Et pour mieux comprendre la méthode utilisée par LEAP/E2020 et tenter de l’appliquer vous-même directement, nous vous recommandons le Manuel d’Anticipation Politique publié aux éditions Anticipolis.

(6) Source : Bundeskanzlerin, 10/02/2011

(7) On assiste déjà à des mouvements d’ampleur autour du pétrole puisque les Etats-Unis s’apprêtent à abandonner leur propre indice

WTI du cours du pétrole pour se rallier à l’indice européen Brent étrole) auquel l’Arabie saoudite s’est déjà convertie en 2009 en abandonnant le WTI. La divergence des cours entre les deux indices a culminé avec la crise égyptienne. Nous revenons sur la question pétrolière dans un autre chapitre de ce numéro du GEAB. Source : Bloomberg 10/02/2011

(8) Cette conférence, à l’instar du

Forum de Davos, a un air délicieusement rétro. Les organisateurs et les participants semblent ne pas avoir réalisé que le monde auquel ils appartiennent a disparu, que leurs débats n’intéressent en fait plus personne dans le monde « réel » et que les nombreuses heures d’émissions qui leurs sont consacrées sur les chaines de télévision internationales sont la mesure inverse du très petit nombre de spectateurs qui les regardent. Avec plus de 1.500 participants américains et britanniques contre 58 latino-américains et moins de 500 asiatiques, Davos incarne indéniablement le forum typique du « monde d’avant la crise », confirmé par sa signature linguistique, le monolinguisme anglophone (même sur son site web). Monolinguisme ou multilinguisme constitue d’ailleurs selon LEAP/E2020 un premier critère très simple d’évaluation pour savoir si un projet ou une organisation à vocation internationale appartient plutôt au monde d’avant la crise ou au contraire est déjà en partie adaptée au monde d’après.

(9) A ce sujet, il faut lire le remarquable éditorial de Larry Derfner dans le

Jerusalem Post du 09/02/2011.

(10) Washington a ainsi fait preuve d’une impréparation absolue, puis d’une indécision évidente, confirmant non seulement la fin de tout leadership américain au niveau international mais l’accélération d’un processus de paralysie du pouvoir central américain. Pour comprendre l’importance du phénomène, il faut garder en mémoire que l’Egypte est l’un des pays au monde qui est le plus directement financé et encadré par les Etats-Unis depuis la fin des années 1970. D’ailleurs, le

New York Times du 12/02/2011 résume très bien la situation, tout en essayant de la présenter comme une stratégie alors qu’elle n’est qu’une absence de stratégie, en décrivant la gestion de la crise par Barack Obama comme étant du « straddle », une technique boursière consistant à essayer de se couvrir des deux côtés quand on sent qu’un événement important va arriver mais qu’on a aucune idée du sens qu’il va prendre. Au passage, l’article illustre le clivage entre « anciens » et « modernes » que cette crise a fait émerger au cœur du pouvoir US. Mais, nous revenons plus en détail sur tous ces aspects et leurs conséquences dans une autre partie de ce GEAB.


(11) Qui est un segment stratégiquement essentiel du « Mur Dollar », comme le « Mur de Berlin » l’était pour l’ensemble du « Rideau de Fer ».

Mardi 15 Février 2011 Global Europe Anticipation Bulletin / Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP/Europe2020)

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Le nouveau mur de l’argent : essai sur la finance globalisée

Dans cet ouvrage, nous avons voulu montrer que l’histoire monétaire et financière que la France a connue dans l’entre-deux guerres (avec les gouvernements du Cartel des gauches) est en train de se répéter, mais, cette fois-ci, dans une dimension autrement plus importante puisqu’elle se situe à l’échelle mondiale : un nouveau « mur de l’argent » est dressé depuis une dizaine d’années par les grandes banques internationales qui a pour résultat de contrer la volonté des politiques et notamment des gouvernements démocratiquement élus. L’ouvrage analyse ainsi l’architecture, la construction et les dangers de ce mur.

François Morin [1] : Le nouveau mur de l’argent : essai sur la finance globalisée, Editions du Seuil 2006.

Comment le processus de globalisation financière a-t-il pu aboutir à un tel résultat ?

Le cœur du processus, appuyé sur les argumentaires des théoriciens libéraux des années 60, a stratégiquement visé la libéralisation, de la tutelle des États, de deux prix de marché : le taux d’intérêt d’une part (libéralisation interne), et le taux de change d’autre part (libéralisation externe). Ces bases ont donné aux épargnants, grâce à des taux d’intérêt réels redevenus positifs, une place centrale dans le financement d’économies, dominées désormais par les marchés financiers.

Cette libéralisation a d’abord provoqué, durant les années 80 et au début des années 90 une montée vertigineuse de la finance directe au détriment du crédit bancaire traditionnel. Mais, l’instabilité des prix propre à ce type de financement a engendré également une « innovation financière », dite foisonnante, mais destinée paradoxalement à couvrir, en réalité, les risques liés au fonctionnement même de ces marchés. Il faut en effet se couvrir contre les variations intempestives des taux d’intérêt et des taux de change.

Le résultat ? Une démesure totale des transactions sur les marchés monétaires et financiers qui tient à la place prise non seulement par la « marchéisation » du financement, mais surtout par le besoin de couverture engendré par ce financement, qui, lui-même, entraîne mécaniquement des comportements spéculatifs.

Nous proposons alors une évaluation précise de l’emprise de la finance globale sur l’économie réelle. Des tableaux inédits, exprimés dans une nouvelle unité de mesure (le tera-dollar, soit mille milliards de dollars), offrent une vision cohérente des flux financiers (capitaux) et des flux réels (biens et services) qui traversent désormais l’économie mondiale. On sait qu’une façon de mesurer l’explosion de ces marchés est de constater le volume des liquidités qui transitent sur les marchés interbancaires : 1155 téra-dollars, à comparer, par exemple, sur la même période (l’année 2002), au volume des transactions sur biens et services de la planète entière : 32,4 téra-dollars.

Cette hypertrophie actuelle des transactions de la finance globalisée justifie le thème de cet ouvrage, celui du « mur de l’argent ». Ce mur est certes fait de liquidités énormes qui transitent à l’intérieur des systèmes de règlement, ce qui les soumet à un risque systémique croissant. Mais surtout, il se bâtit sur des comportements d’acteurs dont la logique est celle de prélèvements de valeur sur l’activité économique : survaleur actionnariale, coûts de transaction et plus values spéculatives sur produits dérivés, ainsi que surcoûts de financement en raison du niveau atteint par les taux d’intérêt réels.

Une des conséquences les plus graves du poids croissant de cette finance nouvellement libéralisée est son impact considérable sur l’économie réelle. De nouvelles normes de gestion ont été ainsi imposées par les investisseurs financiers aux entreprises, transférant massivement les risques sur les salariés et sur les futurs retraités. Les principes de la nouvelle gouvernance des firmes sont là pour rappeler aux chefs d’entreprise que le profit pour l’actionnaire doit guider essentiellement leur action.

La combinatoire de ces différents prélèvements sur l’activité, et les transferts de risque qui y sont associés forme, en quelque sorte, le ciment de ce mur d’argent, ce que nous avons aussi appelé le nouveau paradigme de la finance globalisée. Celui-ci se caractérise, sur le plan financier, par l’émancipation de la liquidité de la tutelle des banques centrales. Pour le dire autrement, les Banques centrales sont, dans ce nouveau régime, contraintes d’alimenter les marchés monétaires et financiers de la liquidité dont ceux-ci ont continuellement besoin. Autant dire que ce suivisme leur fait perdre le pouvoir de régulation qui était le leur auparavant, et notamment leur pouvoir d’action sur la gamme des taux d’intérêt.

Ce nouveau régime d’accumulation se caractérise alors par des cycles récursifs qui se combinent à l’échelle internationale, ce qui le rend intrinsèquement instable : cycle financier provoqué par la prise de risque excessive des firmes sous la contrainte de la valeur actionnariale, et cycle récursif des produits dérivés, alimenté par les incertitudes de marché, elles-mêmes générant une bulle qui ne cesse de grossir.

Cette instabilité est amplifiée, en outre, par des dérives spéculatives et mimétiques de certains investisseurs financiers. Ces comportements sont souvent à l’origine de graves dysfonctionnements, ou de crises monétaires et financières, à impact planétaire en raison des effets de contagion. Ces dérives actuelles trouvent en partie leur source dans des logiques spéculatives particulières, celles notamment de certains intervenants qui cherchent à manipuler les marchés à terme.

Finalement, lorsque l’on cherche à cerner les forces dirigeantes qui sont à l’œuvre dans le nouveau régime d’accumulation, une réalité émerge fortement, depuis une dizaine d’années : le pouvoir devenu considérable des plus grandes banques internationales. Celles-ci sont le plus souvent à l’origine de l’innovation financière liée aux produits dérivés ; elles dominent le marché des swaps au point d’exercer un pouvoir de marché sur la formation de leur taux, taux qui sont aujourd’hui les taux référents de l’ensemble des marchés monétaires et financiers ; enfin, depuis peu, elles ont pris le contrôle des sociétés qui gèrent les fonds d’investissement pour le compte de tiers, qui sont à l’origine de la valeur actionnariale et, par conséquent, de la financiarisation de la gestion des firmes.

Depuis les années 1990, quelques dizaines de banques ont ainsi conquis le vrai pouvoir de régulation monétaire : ce sont elles désormais qui dictent effectivement l’évolution des taux d’intérêt, et non plus les banques centrales. En raison de leur petit nombre d’une part et de leurs profits financiers considérables d’autre part, nous défendons l’idée que ces banques forment aujourd’hui un oligopole particulièrement puissant à l’échelle internationale. Reléguant les banques centrales au second plan, c’est-à-dire les cantonnant à de simples pourvoyeuses de la liquidité dont il a besoin, cet oligopole est le véritable régulateur des marchés monétaires et financiers mondiaux. C’est lui qui est le maître d’ouvrage du mur de l’argent qui se bâtit sous nos yeux.

Cet oligopole n’est évidemment soumis ni à un contrôle politique, ni a fortiori à un contrôle démocratique. Tout juste est-il contraint par des règlements prudentiels de portée limitée et élaborés pragmatiquement a posteriori, ou encore par des normes issues d’une autorégulation professionnelle, une fois que les difficultés ou les catastrophes ont été malheureusement constatées.

La question qui se trouve désormais posée est donc bien celle d’une régulation des activités de cette finance globalisée et de ce noyau oligopolistique. Comment produire les contre-pouvoirs efficaces face aux tentations hégémoniques de cette sphère et de ses principaux acteurs, dont le résultat est une croissance des inégalités et une instabilité chronique ?

Nous touchons avec cette dernière question, le contenu potentiellement explosif des rapports entre cette finance globalisée et la démocratie. On peut en faire le constat : d’un côté, des sociétés démocratiques en Europe, mais aussi un peu partout dans le monde, voient se succéder des majorités alternantes, avec souvent des basculements forts, qui traduisent des mécontentements profonds (comme en atteste également l’installation durable d’extrémismes nationalistes) ; on y dénonce l’absence de projets, ou lorsqu’il y en a un, celui-ci se borne à demander « l’accompagnement », jugé inévitable, de la mondialisation économique ; il faut par conséquent « s’adapter » à cette nouvelle donne par des « réformes indispensables ».

De l’autre côté, une finance libéralisée et son noyau oligopolistique de plus en plus puissants, avec ses propres codes et ses propres valeurs, ne rencontrent guère d’obstacles sur leur chemin. Certes, des bulles et des scandales émaillent son expansion ; mais, l’adaptation des règles prudentielles, l’adoption de chartes de bonne gouvernance, ou le renforcement des autorités de régulation ont pour objectif de pallier les erreurs de parcours qui sont jugées seulement regrettables. La question redoutable posée par cette expansion est donc en définitive de savoir si la finance globale n’exerce pas des effets dissolvants sur nos sociétés démocratiques.

Notre conclusion cherche alors à introduire une piste de réflexion pour une autre régulation de la finance globale. La réponse ne peut pas être seulement partielle comme, par exemple, la taxe Tobin. Celle-ci ne s’intéresse qu’aux flux de capitaux à court terme qui transitent sur le marché des changes, soit un compartiment très particulier de l’un des marchés de cette finance globale. À question globale, ne faut-il pas une réponse globale ? D’où notre proposition principale concernant une nouvelle architecture de régulation : la création, à son sommet, d’un régulateur global, qui sera en capacité de faire face à cette finance internationale, non pas à travers un seul de ses compartiments, aussi important fût-il, mais conjointement à l’ensemble de ses activités. Les dernières pages de l’ouvrage s’achèvent par un exposé précis de ce nouveau système, mais aussi par celui des résistances, plus que probables, qu’il rencontrera.

Notes

[1] François Morin, professeur de sciences économiques à l’université de Toulouse I, a été membre du Conseil Général de la Banque de France et du Conseil d’Analyse Économique. Il a notamment publié La Structure financière du capitalisme français (Calmann-Lévy, 1974), Le Capitalisme en France (Cerf, 1976), Le Cœur financier européen (en coll., Economica, 1993), Le Capital des grandes entreprises et la restructuration du capitalisme en France (Éditions de Bercy, 1998).

Publié le 13/02/2011 par asse42 pour lesouffledivin.com

L’occident aime les dictateurs à sa botte.

On pouvait être en droit de se demander comment des révolutions avaient-elle pu être aussi rapides et efficaces face à des régimes militarisés et policiers aussi durs? En fait il n’a suffit que d’attendre que les employeurs de ces dictateurs désignent un point de chute et trouvent un accord avec eux pour les laisser partir. Dans le cas Ben Ali on l’a autorisé à partir avec 1 tonne et demi d’or sans que cela ne choque la communauté internationale. Tranquille, serein. A Moubarak on lui a promis une retraite dorée peut-être en Arabie Saoudite qui fût un de ses plus fervents soutiens. Bref l’empire a décidé de remplacer ses dirigeants contestés par des hommes à lui encore plus durs pour le moment! Rien ne devra changer durablement dans ces pays soyons-en certain car ce n’est pas l’objectif. L’objectif c’est l’Iran!

L’Algérie devra tomber aussi tant Bouteflika est usé :

Manifestation du samedi 12 février réprimée avant même le départ du cortège, avec interpellations violentes de la police au pouvoir.

L’empire occidentalo-sioniste n’a pas perdu de vue que son ennemi dans la région était toujours l’Iran. Le seul pays capable de s’opposer à la dérive génocidaire sioniste en ayant une vraie influence dans la région. Une intervention militaire pourrait être mal perçue par les populations occidentales qui vont trouver que cela fait beaucoup que de bombarder à tort et à travers des populations. C’est donc pour cela que l’on voit fleurir sur les blogs, les réseaux sociaux occidentaux des mots d’ordre en appelant à la suite de ces révolutions avec un objectif clair: l’Iran.

Il ne viendrait à l’idée de personne d’en appeler à une révolution contre le régime wahabbiste des saouds. Une dynastie monarchique islamiste la plus dure et la plus décadente qui soit, mais qui a l’incomparable avantage d’être alliée à l’empire sioniste. L’opinion occidentale est prise en otage par son oligarchie ultrasioniste qui défend coûte que coûte Israël malgré ses dérives qui n’ont rien à envier aux pires dictatures connues. Dans ce pays il est interdit d’avoir une autre opinion autre que le sionisme pur et dur sinon la fatwa s’abat sur vous et votre famille. Les délires rabbiniques appelant à la pureté de la race juive et refusant le sang arabe sont occultés. Les massacres de civils palestiniens ne choquent personne. Et l’arrogance de ce pouvoir qui par l’intermédiaire du lobby sioniste mondial vient imposer ses vues à l’occident est toléré. Voir le pôvre Sarkozy au dîner du CRIF aura été une épreuve salutaire et pitoyable pour voir comment notre oligarchie plie l’échine devant Israël. Enfin on le sait et ce n’est pas nouveau.

Vendredi 11 février 2011 : Sarkozy se montre au dînerr du CRIF, et annonce que la France a d’abord des racines juives avant celles chrétiennes. Que ceux qui ont des oreilles entendent.

On sait aussi que l’empire sioniste a besoin d’éradiquer le pouvoir des mollahs en Iran et donc compte bien se servir de la contagion de ces révolutions arabes pour renverser le régime. Peu importe qui on mettra à la place du moment qu’il fasse allégeance à l’empire. Les révolutions dites de couleurs, ou de fleurs, ont fait leurs preuves à travers l’Europe et toujours dans le sens de mettre en place un pouvoir pro-occidentaliste. C’est ainsi que marche le monde. Par la force des armes, par la guerre, par la soumission et la domination. Combien de temps encore ? On approche de la fin de la partie. La chute de l’Iran, et la certitude israélienne d’être la seule puissance en Orient causera sa perte et celle du monde tout entier par rocochet. Le sionisme et l’antisionisme sont les deux griffes appartenant à une même serre qui se refermera sur notre gorge pour boire notre sang. L’Iran par ses provocations joue à merveille le jeu de la haine sioniste. Est-ce voulu ? Ou bien est-il inconscient ? En tout cas la suite du film doit nécessairement se passer en Iran sous la pression de l’opinion mondiale. A suivre avec intérêt car le résultat décidera du sort du monde ni plus ni moins.

12 février 2011 : Mahmoud Ahmadinejad a de nouveau lancé une des diatribes dont il est coutumier à l’égard des américains et des israéliens. Le président iranien a estimé qu’avec les révoltes tunisienne et égyptienne « le Proche-Orient allait bientôt être débarrassé des oppresseurs et de Washington et de l’Etat hébreu ».
Manifestations en pays Arabe : la contagion inquiète l’Occident

Téhéran tente d’étouffer toute contestation

lundi 14 février 2011 à 11 h 59

Les forces de sécurité iraniennes ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles de peinture lundi pour disperser des manifestants rassemblés au cœur de Téhéran à l’appel d’opposants au président Mahmoud Ahmadinejad.

Mir Hossein Mousavi

Mir Hossein Mousavi (archives) – Photo: AFP/Behrouz Mehri

La manifestation avait officiellement pour objectif d’appuyer les soulèvements populaires tunisien et égyptien, mais elle a tôt fait de raviver le souvenir des rassemblements-monstres qui ont eu lieu dans la foulée de la présidentielle de 2009.

Selon le site Internet de l’opposant Mir Hossein Mousavi, candidat défait à la présidentielle de 2009, des témoins rapportent que des dizaines d’arrestation ont eu lieu.

Des témoins de l’Agence France-Presse rapportent que les gaz lacrymogènes ont été lancés place Azadi (Liberté) lorsque des manifestants ont entrepris de scander « Mort au dictateur », un slogan contre le président Ahmadinejad très prisé lors des manifestations de juin 2009.

Reuters cite pour sa part des témoins qui affirment que des gaz lacrymogènes ont aussi été tirés place de l’imam Hussein, où des milliers de manifestants s’étaient rassemblés en silence.

Les témoins des deux agences rapportent que des milliers de personnes ont pris part aux rassemblements. Il est cependant impossible de confirmer ces informations de sources indépendantes puisque le gouvernement iranien empêche les journalistes étrangers de travailler dans les rues du pays.

Reuters rapporte également des rassemblements de centaines de personnes à Ispahan et Shiraz, deux villes importantes du pays.

Les manifestations ont eu lieu malgré le fait qu’elles aient été interdites par le régime iranien. Un important dispositif policier pouvait d’ailleurs être aperçu dans les rues de Téhéran, particulièrement près des grandes places publiques. Plusieurs arrestations ont eu lieu en prévision de la manifestation.

L’appel à la manifestation a été lancé par M. Mousavi et un autre candidat défait à la présidentielle de 2009, Mehdi Karoubi. Les manifestations-monstres auxquelles les deux hommes ont participé dans la foulée du scrutin ont finalement été réprimées dans la violence par le régime iranien.

Selon le site Internet de Mir Hossein Mousavi, les forces de sécurité ont bloqué l’accès à son domicile dès dimanche. Lorsque ce dernier a voulu sortir lundi pour participer à la manifestation avec sa femme, Zahra Rahnavard, les policiers sont intervenus pour les en empêcher.

Les lignes des téléphones fixes et portables de M. Mousavi et de sa femme ont aussi été coupées.

Selon Reuters, les services de téléphonie cellulaire ont aussi été interrompus dans toute la zone où des manifestations ont eu lieu à Téhéran.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

Rêvons un peu : le décès du petit père des peoples….

Bernanke réussira-t-il là où Bush a échoué ?

 

Au lendemain des attentats du 11 septembre, Georges W. Bush a mené une croisade contre ce qu’il appelait les ennemis de la liberté. Cette guerre contre le terrorisme a muté, sous l’impulsion des néoconservateurs, en un projet de démocratisation des pays arabes du grand Moyen-Orient. Bush croyait avec naïveté qu’en imposant par la force la démocratie en Irak de l’extérieur, les dictatures arabes imploseraient sous l’effet « dominos ».

Il n’en était rien puisque les dictateurs arabes, à part Saddam, ont continué leur petit bout de chemin, notamment en Tunisie et en Égypte. Mais voilà, suite, en grande partie à la flambée des prix alimentaires – donc l’inflation -, les Tunisiens d’abord et les Égyptiens ensuite se sont soulevés pour exiger le départ de leurs présidents respectifs. Cette dynamique de contestation interne des dictatures, qui est en train de s’installer dans les pays arabes, Bush en a rêvé, mais Ben Bernanke n’y serait-il pas pour quelque chose ?

Pour lutter contre la déflation, générée par la crise financière mondiale, les gouvernements et les banques centrales du monde entier et à leur tête la Fed se sont lancées dans des politiques monétaires ultra-expansionnistes. Ainsi, avec sa politique d’intérêt zéro (ZIRP), Bernanke, à la tête de la Federal Reserve américaine, considérait que la crise était essentiellement un problème de liquidité et il espérait qu’en injectant massivement de l’argent, les banques allaient prêter de nouveau aux ménages et aux entreprises, ce qui relancerait la consommation et la production, donc la croissance. Mais avec ce climat de crise, les ménages et les entreprises étaient plus préoccupés par leur désendettement, ce qui a empêché de relancer la consommation et l’investissement productif créateur d’emplois.

Dans un environnement de crise où les perspectives de rentabilité d’investissements productifs sont faibles, l’abondance des liquidités a incité les investisseurs à orienter leurs placements vers les actifs avec un meilleur rapport rendement/risque à très court terme. En 2010, le volume moyen quotidien de produits financiers échangés au Chicago Mercantile Exchange (CME) Group, opérateur de référence sur les produits agricoles, a augmenté de 19% par rapport à 2009, alors que le volume d’actions, moins rentable à court terme, échangé sur la bourse de New York, a baissé de 20,9%. Le plus grave dans le cas américain est que les banques, ont profité des liquidités injectées, d’une part, pour se recapitaliser, et d’autre part, pour spéculer sur les devises, les obligations souveraines (notamment des pays émergents) et les matières premières, considérées comme des valeurs-refuge en période de grande incertitude favorisée notamment par la baisse du dollar. Une spéculation désignée par le président Sarkozy comme la seule responsable de la flambée des prix des produits alimentaires. Or, si la spéculation est un mécanisme amplificateur, il ne faudrait pas oublier que c’est plutôt la politique monétaire expansionniste de la Fed et des autres banques centrales qui, en créant des bulles, faisait le lit de la spéculation.

La politique monétaire de la Réserver Fédérale (oou de toute autre banque centrale du monde d’ailleurs) expliquée aux enfants et aux citoyens dont les politiciens n’ont rien expliqué aux réels enjeux de la crise actuelle….
 

Le renchérissement des prix des matières premières est en train de se diffuser au reste de la chaine en affectant les prix au niveau des importations, de la production des denrées alimentaires, du commerce de gros, du commerce de détail, jusqu’à faire grimper les prix des produits alimentaires à la consommation. Selon l’index des prix de la FAO, publié le 3 février dernier à Rome, les prix ont augmenté pour le septième mois consécutif, pour atteindre 231 points sur l’index établi par la FAO, soit « le plus haut niveau depuis que la FAO a commencé à mesurer les prix alimentaires, en 1990 », indique l’organisation onusienne.

Outre l’influence des perturbations de la météo (sécheresse en Russie et en Ukraine, inondations en Australie), de la tendance haussière de la demande en provenance des pays émergents, et la concurrence des biocarburants, il était prévisible qu’imprimer de la monnaie allait affaiblir la valeur du dollar et déboucher sur l’inflation. En effet, plus il y a de monnaie en circulation, plus sa valeur diminue et plus les prix des biens libellés en cette monnaie augmenteront. Cette inflation est une grande menace surtout pour les pays à faibles revenus car ils abritent beaucoup de foyers pauvres qui dépensent plus de la moitié de leurs revenus dans la nourriture, pratiquement la majorité des pays arabes.

Face à la polémique, Bernanke nie toute responsabilité de la politique de la Fed dans l’inflation des produits alimentaires en désignant comme bouc émissaire, la croissance de la demande en provenance des pays émergents, notamment la Chine. Seulement voilà, le prix du riz, constituant la base de la nourriture en Chine et de 3 milliards d’individus en Afrique et en Asie ne s’est pas envolé comme ceux du blé et du sucre, du moins pas encore. Difficile donc de nier la responsabilité, même partielle, de la politique monétaire expansionniste de la Fed. Les liquidités injectées par Bernanke ne sont pas allé stimuler l’économie réelle (l’encours des crédits à la consommation aux USA par exemple a baissé au total de 1,6% en 2010, après un recul record de 4,4% en 2009). Au contraire elles ont altéré les arbitrages des investisseurs qui se sont rabattus sur les marchés agricoles créant, après la bulle immobilière et la bulle des dettes souveraines, une bulle alimentaire.

Certes, en Tunisie comme en Égypte, le terreau était déjà favorable à la révolte. Il n’en demeure pas moins que dans les deux cas l’inflation des produits alimentaires en était l’étincelle. Une inflation qui trouve son origine en partie dans l’activation de la planche à billet par des États surendettés qui créent désormais de l’argent à partir de rien. Il est donc permis de penser que la politique monétaire irresponsable de Bernanke est en train de contribuer au remodelage de la scène politique dans le monde arabe en provoquant un vent inflationniste soufflant sur les braises des tensions sociales dans ces pays. Peut-être un mal pour un bien…

Hicham El Moussaoui pour unmondelibre.org

 

Après Tunisie, Algérie et Egypte, Afrique noire et puis, Occident ?

La ferveur révolutionnaire va s’étendre au delà des états arabes vers l’Europe, avertit le prévisionniste Gerald Celente

Transcription : Pierre Jovanovic / Ici et Maintenant http://www.jovanovic.com/celente-jovanovic.htm
KINGSTON, Etat de New-York , 1 February 2011 –
 

Quand le gouvernement tunisien est tombé, les mass-médias et leur écurie d’experts – qui ont été très surpris par ces évènements – sont rapidement intervenus pour proclamer l’évidence : les citoyens d’autres pays Arabes seraient encouragés pour défier leurs gouvernements autocratiques et corrompus.

Maintenant l’Egypte est secouée par l’insurrection et l’Algérie, la Jordanie, le Maroc et l’Yémen sont déjà visés pour un changement révolutionnaire. Les royaumes plus riches et contrôlés plus fermement du Moyen-Orient ne seront pas immunisés aux défis de leur population pour briser les chaînes de l’autorité royale.

Mais, comme je le prédisait dans le Trend Journal, ce n’est pas seulement le Moyen-Orient qui est destiné à ressentir des bouleversements violents. Ce qui transpire dans le monde arabe s’étendra partout dans beaucoup d’états européens. Tandis que l’on parlera d’appel aux armes dans des langues différentes, les causes sous-jacentes seront les mêmes.

En décembre 2010 (avant que la Tunisie ne fasse les gros titres de la planète) nous avons publié une alerte intitulée, " Qu’on leur coupe la tête ! “

NDT : L’expression “ Off with their heads ! “ est une citation directe du conte de Lewis Carroll que le personnage de la Reine de Cœur prononce à loisir dans des procès expéditifs et souvent pour le moindre petit délit, notamment contre Alice, s’ensuit une rébellion des accusés ce qui donne lieu à une fureur encore plus grande de la monarque. Donc rien à voir avec une référence à la Révolution française, même si les anglo-saxons ont aussi en mémoire cet épisode historique…Ici, Celente rappelle les manifestations étudiantes à Londres, où le Prince Charles et Lady Camilla avaient failli être blessés par des projectiles lancés à travers les vitres de la Rolls royale, sous les vociférations des jeunes manifestants. Shocking, isn’t it ?

 

Dans notre bulletin nous avons prévu  "une longue guerre entre le peuple et les classes dirigeantes." Nous avons noté que, " quelqu’un mettant en doute l’intensité de la colère bouillante des gens est coupé de la réalité, ou dans le déni."

Ce n’était pas la colère arabe qui nous a conduit à cette prévision mais les manifestation des travailleurs et les révoltes étudiantes qui ont rempli les rues d’’Europe. L’imposition de mesures d’austérité draconiennes avec des impôts sans cesse plus élevés, ajoutée aux hausses des frais de scolarité, des pertes de recettes, la réduction des services de l’Etat, les suppressions d’emplois publics, ont mis en rage jeunes et moins jeunes contre un système qui a avantagé les privilégiés et puni les prolétaires.

Bien que des millions de gens aient défilé dans les rues d’Athènes, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Londres et Madrid (NDT : aussi en France pour la sauvegarde des retraites), lorsque les manifestations ont pris fin, les gouvernements ont été à peine ébranlés, et encore moins renversés. Contrairement aux régimes arabes autocratiques, où la main de fer de la répression ne pourra être brisé par la violence, dans les états “ démocratiques “ occidentaux, l’illusion de la représentation élue et les gouvernements promettent d’atténuer la violence.

La presse et les politiciens encaissent les protestations qui suivent leur cours, les gens acceptent leur sort, et, qu’’ils le veuillent ou non, en subissent les conséquences. Les manifestations, cependant, n’ont pas faibli. Les plans économiques d’austérité et la hausse du chômage continuent à ravager les classes moyennes inférieures. Comme nous l’écrivions dans le Trend Journal de décembre, " ce n’est qu’une question de temps avant une série d’évènements mineurs enflamment l’opinion, déclenchant des soulèvements incontrôlables, des coups d’état (sans effusion de sang et / ou militaires), des émeutes et des révoltes pour abattre le monde financier ". Les conséquences imprévues des changements de régime en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et les soulèvements que nous prévoyons déstabiliseront l’Europe tout aussi dramatiquement, ayant pour conséquences le renversement de gouvernements. Les appels des présidents, premiers ministres, des ministères et autres experts en politique étrangère pour " une transition ordonnée du pouvoir “ ne sont plus qu’un double langage diplomatique et du brassage d’air. Comme si une révolution était propre et simple.

NDT : Les américains ont été abreuvés sous les néo-conservateurs d’images de guerres éclair et autres frappes “ chirurgicales “ lors des conflit en Iraq et Afghanistan. Sans doute Hollywood qui déteint sur la manière de présenter les choses par les politiciens et journalistes… Le niveau zéro intellectuel est presque atteint. .

Comme nous le verrons en Egypte, des coups d’Etat militaires seront déguisés en changements de régime.  Déjà, le public est conditionné pour voir les militaires égyptiens comme des libérateurs bien-aimés. Mais en fait, ils sont tout simplement un autre bras du gouvernement autocratique, pas plus familier avec les idéaux démocratiques que le dictateur qu’ils remplacent …et qui est lui-même issus des rangs de l’armée.

Les dirigeants du monde et les médias mondiaux ne veulent pas voir le soulèvement égyptien pour ce qu’elle est : un prélude à une série de guerres civiles qui mèneront à des guerres régionales, qui mèneront à la première " Grande Guerre " du 21ème siècle. (Voir « The History of The Future: Trends 2012 : The Great War », Trend Journal, printemps 2010)

©MMXI The Trends Research Institute
Traduction personnelle