C’est une technique fantastique non pas pour les employés, mais pour les employeurs, d’avoir des personnes prêtes à travailler avec des conditions de merde… Quand au gouvernement, mais quel bonheur de voir ainsi les chiffres du chômage baisser! Au menu: pas de salaire minimal, pas de nombre d’heures minimales, l’employé travaille sur demande et ne cotise pas pour sa retraite. Un contrat qui est impensable en France, mais ne perdez pas espoir, grâce à la destruction de l’ensemble de nos acquis, cela pourrait arriver un jour! N’oubliez pas que la loi Macron est passée de force en Aout, et que le code du travail va être réformé, alors les contrats zéro heure, cela pourrait bien finir par arriver un jour dans le pays…

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Le nombre de Britanniques déclarant être employés dans le cadre d’un contrat sans garantie horaire et sans salaire minimal a augmenté de 20% à 744.000 sur un an. Ils sont près de 1,5 million en réalité.

Les contrats de travail extrêmement flexibles sont monnaie courante au Royaume-Uni. Mercredi 2 septembre, l‘Office national de la statistique (ONS) estime le nombre de personnes employée dans le cadre d’un contrat dit « zéro heure » à 744.000, soit 2,4% de la population active, au deuxième trimestre, contre 624.000 un an plus tôt.

Pour rappel, ces contrats sont sans garantie d’horaire ou de salaire minimal. Ils sont particulièrement répandus dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, des services aux personnes et de l’éducation.

Une partie de cette hausse serait liée au fait que certaines personnes ont pris conscience du fait qu’elles étaient employées dans le cadre d’un contrat « zéro heure », explique l’ONS.

Car en réalité, toujours selon une étude de l’ONS conclue en s’appuyant sur le nombre de contrats et non les déclarations des salariés cette fois-ci, le nombre d’emplois offert aux conditions « zéro heure » avoisine les 1,5 million, selon les derniers chiffres de janvier.

En 2013, dans une étude publiée le 5 août, le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD) affirmait qu’un million de personnes étaient employées via des contrats « zéro heure » au Royaume-Uni. Soit 3 à 4% de la masse salariale du pays. Les chiffres avancés par le CIPD, une association spécialisée dans les ressources humaines, étaient quatre fois plus élevé que celui calculé, en 2012, par l’Office national des statistiques.

Un chômage en baisse, mais une précarisation du travail qui progresse.

Article complet sur La Tribune via Sott.net

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