Publié le 13/02/2011 par asse42 pour lesouffledivin.com

L’occident aime les dictateurs à sa botte.

On pouvait être en droit de se demander comment des révolutions avaient-elle pu être aussi rapides et efficaces face à des régimes militarisés et policiers aussi durs? En fait il n’a suffit que d’attendre que les employeurs de ces dictateurs désignent un point de chute et trouvent un accord avec eux pour les laisser partir. Dans le cas Ben Ali on l’a autorisé à partir avec 1 tonne et demi d’or sans que cela ne choque la communauté internationale. Tranquille, serein. A Moubarak on lui a promis une retraite dorée peut-être en Arabie Saoudite qui fût un de ses plus fervents soutiens. Bref l’empire a décidé de remplacer ses dirigeants contestés par des hommes à lui encore plus durs pour le moment! Rien ne devra changer durablement dans ces pays soyons-en certain car ce n’est pas l’objectif. L’objectif c’est l’Iran!

L’Algérie devra tomber aussi tant Bouteflika est usé :

Manifestation du samedi 12 février réprimée avant même le départ du cortège, avec interpellations violentes de la police au pouvoir.

L’empire occidentalo-sioniste n’a pas perdu de vue que son ennemi dans la région était toujours l’Iran. Le seul pays capable de s’opposer à la dérive génocidaire sioniste en ayant une vraie influence dans la région. Une intervention militaire pourrait être mal perçue par les populations occidentales qui vont trouver que cela fait beaucoup que de bombarder à tort et à travers des populations. C’est donc pour cela que l’on voit fleurir sur les blogs, les réseaux sociaux occidentaux des mots d’ordre en appelant à la suite de ces révolutions avec un objectif clair: l’Iran.

Il ne viendrait à l’idée de personne d’en appeler à une révolution contre le régime wahabbiste des saouds. Une dynastie monarchique islamiste la plus dure et la plus décadente qui soit, mais qui a l’incomparable avantage d’être alliée à l’empire sioniste. L’opinion occidentale est prise en otage par son oligarchie ultrasioniste qui défend coûte que coûte Israël malgré ses dérives qui n’ont rien à envier aux pires dictatures connues. Dans ce pays il est interdit d’avoir une autre opinion autre que le sionisme pur et dur sinon la fatwa s’abat sur vous et votre famille. Les délires rabbiniques appelant à la pureté de la race juive et refusant le sang arabe sont occultés. Les massacres de civils palestiniens ne choquent personne. Et l’arrogance de ce pouvoir qui par l’intermédiaire du lobby sioniste mondial vient imposer ses vues à l’occident est toléré. Voir le pôvre Sarkozy au dîner du CRIF aura été une épreuve salutaire et pitoyable pour voir comment notre oligarchie plie l’échine devant Israël. Enfin on le sait et ce n’est pas nouveau.

Vendredi 11 février 2011 : Sarkozy se montre au dînerr du CRIF, et annonce que la France a d’abord des racines juives avant celles chrétiennes. Que ceux qui ont des oreilles entendent.

On sait aussi que l’empire sioniste a besoin d’éradiquer le pouvoir des mollahs en Iran et donc compte bien se servir de la contagion de ces révolutions arabes pour renverser le régime. Peu importe qui on mettra à la place du moment qu’il fasse allégeance à l’empire. Les révolutions dites de couleurs, ou de fleurs, ont fait leurs preuves à travers l’Europe et toujours dans le sens de mettre en place un pouvoir pro-occidentaliste. C’est ainsi que marche le monde. Par la force des armes, par la guerre, par la soumission et la domination. Combien de temps encore ? On approche de la fin de la partie. La chute de l’Iran, et la certitude israélienne d’être la seule puissance en Orient causera sa perte et celle du monde tout entier par rocochet. Le sionisme et l’antisionisme sont les deux griffes appartenant à une même serre qui se refermera sur notre gorge pour boire notre sang. L’Iran par ses provocations joue à merveille le jeu de la haine sioniste. Est-ce voulu ? Ou bien est-il inconscient ? En tout cas la suite du film doit nécessairement se passer en Iran sous la pression de l’opinion mondiale. A suivre avec intérêt car le résultat décidera du sort du monde ni plus ni moins.

12 février 2011 : Mahmoud Ahmadinejad a de nouveau lancé une des diatribes dont il est coutumier à l’égard des américains et des israéliens. Le président iranien a estimé qu’avec les révoltes tunisienne et égyptienne « le Proche-Orient allait bientôt être débarrassé des oppresseurs et de Washington et de l’Etat hébreu ».
Manifestations en pays Arabe : la contagion inquiète l’Occident

Téhéran tente d’étouffer toute contestation

lundi 14 février 2011 à 11 h 59

Les forces de sécurité iraniennes ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles de peinture lundi pour disperser des manifestants rassemblés au cœur de Téhéran à l’appel d’opposants au président Mahmoud Ahmadinejad.

Mir Hossein Mousavi

Mir Hossein Mousavi (archives) – Photo: AFP/Behrouz Mehri

La manifestation avait officiellement pour objectif d’appuyer les soulèvements populaires tunisien et égyptien, mais elle a tôt fait de raviver le souvenir des rassemblements-monstres qui ont eu lieu dans la foulée de la présidentielle de 2009.

Selon le site Internet de l’opposant Mir Hossein Mousavi, candidat défait à la présidentielle de 2009, des témoins rapportent que des dizaines d’arrestation ont eu lieu.

Des témoins de l’Agence France-Presse rapportent que les gaz lacrymogènes ont été lancés place Azadi (Liberté) lorsque des manifestants ont entrepris de scander « Mort au dictateur », un slogan contre le président Ahmadinejad très prisé lors des manifestations de juin 2009.

Reuters cite pour sa part des témoins qui affirment que des gaz lacrymogènes ont aussi été tirés place de l’imam Hussein, où des milliers de manifestants s’étaient rassemblés en silence.

Les témoins des deux agences rapportent que des milliers de personnes ont pris part aux rassemblements. Il est cependant impossible de confirmer ces informations de sources indépendantes puisque le gouvernement iranien empêche les journalistes étrangers de travailler dans les rues du pays.

Reuters rapporte également des rassemblements de centaines de personnes à Ispahan et Shiraz, deux villes importantes du pays.

Les manifestations ont eu lieu malgré le fait qu’elles aient été interdites par le régime iranien. Un important dispositif policier pouvait d’ailleurs être aperçu dans les rues de Téhéran, particulièrement près des grandes places publiques. Plusieurs arrestations ont eu lieu en prévision de la manifestation.

L’appel à la manifestation a été lancé par M. Mousavi et un autre candidat défait à la présidentielle de 2009, Mehdi Karoubi. Les manifestations-monstres auxquelles les deux hommes ont participé dans la foulée du scrutin ont finalement été réprimées dans la violence par le régime iranien.

Selon le site Internet de Mir Hossein Mousavi, les forces de sécurité ont bloqué l’accès à son domicile dès dimanche. Lorsque ce dernier a voulu sortir lundi pour participer à la manifestation avec sa femme, Zahra Rahnavard, les policiers sont intervenus pour les en empêcher.

Les lignes des téléphones fixes et portables de M. Mousavi et de sa femme ont aussi été coupées.

Selon Reuters, les services de téléphonie cellulaire ont aussi été interrompus dans toute la zone où des manifestations ont eu lieu à Téhéran.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

Rêvons un peu : le décès du petit père des peoples….
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