Le président Nicolas Sarkozy, actuellement à la tête du groupe du G-20 des pays développés, a demandé et a été reçu à une réunion d’urgence avec le président Obama lundi dernier 11 janvier à la Maison Blanche, où il a mis en garde son homologue américain concernant le fait que la hausse choquante des prix de la nourriture qui est en train de se produire est due à une série de catastrophes sans précédent, menace la stabilité mondiale, et pourrait conduire à l’éclatement de troubles à l’échelle planétaire sans commune mesure.

 

Sous couvert de développer une coopération monétaire mondiale, Sarkozy demande une aide mondiale aux troubles prévisibles qui résulteraient d’une hyper-inflation alimentaire.

 

La semaine dernière, le Premier ministre français François Fillon a souligné que l’une des priorités absolues de la France durant le G-20 était de trouver une réponse collective à " la volatilité excessive " des prix des aliments qui se produit à présent, une déclaration que Philippe Chalmin, un haut conseiller économique auprès du gouvernement français, a appuyée, avertissant que “ le monde pourrait faire face à des troubles sociaux, y compris émeutes de la faim en avril, au fur et à mesure que les prix des céréales augmenteront pour atteindre des sommets vers mars, avril.

 

Les craintes du gouvernement français concernant l’instabilité mondiale croissante se sont réalisées la semaine dernière après que des émeutes alimentaires eussent éclaté en Algérie et en Tunisie , faisant officiellement plus de 50 morts. La situation est devenue si dramatique en Tunisie que le gouvernement tunisien a envoyé ce jeudi 13 janvier des quantités massives de troupes et des chars dans la capitale, Tunis, et a institué un couvre-feu dans tout le pays afin de réprimer la violence croissante.

 

L’Organisation des Nations Unies a également averti vendredi dernier que des millions de personnes sont à présent en danger après que les prix des aliments aient atteint leur plus haut niveau jamais enregistré alors que les stocks mondiaux de blé diminuaient à 175,2 millions de tonnes alors qu’ils étaient de 196,7 millions de tonnes il y a un an. On prévoit que les stocks mondiaux de maïs pourraient peut-être atteindre 127,3 millions de tonnes à la fin de cette saison, comparés aux perspectives de l’USDA du mois dernier qui prévoyaient 130 millions de tonnes, et la part des stocks mondiaux de soja tomberont à 58,78 millions de tonnes à la fin de cette saison, comparés à 60,4 millions de tonnes un an plus tôt.
Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, a en outre averti la semaine dernière que les prix des denrées alimentaires sont " une menace pour la croissance mondiale et la stabilité sociale " puisque notre monde, pour la première fois de mémoire d’homme, a été mis en garde qu’il “ n’est plus qu’à une mauvaise récolte du chaos. “ Ce qu’il est important de faire remarquer concernant la gravité de la situation alimentaire mondiale, c’est qu’il faut se remettre en mémoire les catastrophes qui ont frappé l’année dernière les pays producteurs les plus importants de blé de notre planète, qui, par ordre décroissant, sont la Chine, l’Inde, les Etats-Unis, la Russie, la France, le Canada, l’Allemagne, l’Ukraine, l’Australie et le Pakistan.

 

 

Désastres en chaine en Chine : la sècheresse et les tempêtes de poussière en Chine, en 2010, ont provoqué une série de graves sècheresses au cours du printemps 2010. qui ont touché les provinces de Yunnan, de Guizhou, de Guangxi, du Sichuan, de Shanxi, du Henan, de Shaanxi, de Chongqing, de Hebei et de Gansu en République populaire de Chine, ainsi que des parties de l’Asie du Sud, dont le Vietnam et la Thaïlande, et des tempêtes de poussière en mars et en avril ont touché une grande partie de l’Asie orientale. La sècheresse a été décrite comme la pire depuis un siècle dans le sud-ouest de la Chine.

En Inde, une vague de chaleur record et une crise de l’eau croissante sont en train de forcer les responsables politiques à envisager d’appliquer des frais d’utilisation et d’autres mesures afin de conserver l’eau. Le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapaksa, a chargé hier les ministres et les responsables de préparer un plan stratégique pour faire face une crise alimentaire imminente car il y a des signes selon lesquels  le monde va faire face à une pénurie alimentaire à partir d’avril.

Du côté de la Russie (10% de la production totale mondiale, 20% à l’export), celle-ci a été frappée
par les plus hautes températures que la Russie ait connues durant les 130 ans pendant lesquels on a commencé à les enregistrer, par la sècheresse la plus étendue depuis plus de trois décennies,
et par des incendies de forêt massifs qui se sont étendus à travers sept régions, dont Moscou.

En France, le gouvernement français a abaissé ses prévision concernant la future récolte de blé de 2,7 % par rapport à l’année précédente, en raison de sècheresse et du froid.

Au Canada, une sècheresse record a affecté les principales provinces productrices de céréales, dans la la partie centrale du pays.

En Ukraine, (premier producteur mondial d’orge et sixième plus grand pays producteur de blé) le pays a été frappé aussi fort que la Russie question feu et sècheresse, au point que les autorités ont dû mettre fin à toutes leurs exportations de céréales en 2011.

 

En Australie, les craintes d’une pénurie mondiale de blé ont surgi après que la zone du Queensland ait été frappée par des inondation catastrophiques. Andrew Fraser, trésorier d’Etat du Queensland, a décrit ces inondations comme étant “ une catastrophe de proportions bibliques “. L’eau couvre en effet des terres de la taille de la France et de l’Allemagne réunies. On s’attend à ce que les eaux atteignent plus de 30 pieds (9,14 mètres) de profondeur à certains endroits dans les prochains jours.

 

Au Pakistan, les inondations ont submergé 17 millions d’acres (soit près de 7 millions de km carrés) dans les terres de culture les plus fertiles du Pakistan, tué 200 000 têtes de bétail, et ont emporté des quantités massives de céréales, laissant les agriculteurs dans l’incapacité de respecter l’échéance automnales pour planter de nouvelles semences, ce qui implique une énorme perte de production alimentaire en 2011, et de potentielles pénuries vivrières à long terme.

 

Non seulement la grande majorité des plus importants producteurs de blé de notre monde a été touchée, mais une des principales régions productrices de céréales sur la planète, l’Amérique du Sud, a également été frappée par des désastres où une sècheresse historique a paralysé l’Argentine et la Bolivie ainsi que le Brésil, le plus grand pays de cette région, lequel a été frappé par des inondations catastrophiques qui ont tué près de 400 personnes rien qu’au cours de ces derniers jours.

 

Même les États-Unis ont été touchés, puisqu’un hiver catastrophique a vu 49 de leurs 50 Etats couverts par la neige, causant des dégâts sans précédent à leurs récoltes en Floride en raison du gel, et des pluies record ont détruit d’énormes quantités de récoltes dans la région de culture la plus importante de Californie.

 

Pour comble de malheurs liés à l’alimentation, la Corée du Sud, l’un des exportateurs de viande les plus importants d’Asie, a dû détruire la semaine dernière des millions d’animaux de ferme après qu’une épidémie redoutable de fièvre aphteuse ait été découverte.

 

La gravité horrible que la situation alimentaire mondiale va atteindre cette année a été rendue encore plus sombre le mois dernier, lorsque les Etats-Unis ont rapporté que presque toutes leurs populations d’abeilles et de bourdons se sont éteintes. Lorsque que ceci est rapproché avec la “ mystérieuse “ mort de chauves-souris en Amérique, cela signifie que les deux principaux pollinisateurs des fruits et légumes ne seront bientôt plus en mesure de faire leur travail, ce qui conduira à des pertes record sur les récoltes, tant semencières que vivrières, qui, avertit ce rapport, seront “ bibliques et catastrophiques “.

Cela fiat froid dans le dos de remarquer que c’est après s’être réuni avec Sarkozy, Obama a commencé à mettre en application la stratégie de son pays visant à maintenir la vérité sur ces évènements hors de portée du peuple américain, en ordonnant à tous les citoyens US d’avoir une identité sur Internet, afin qu’ils puissent être pistés et mis en prison s’ils commençaient à dire la vérité.

Donc aujourd’hui, alors que les marchands agricoles et les analystes financiers mettent en garde que la dernière révision des stocks américains et mondiaux montre qu’ “ il n’y a plus de place pour d’autres problèmes météo “, un nouveau cyclone se prépare à frapper l’Australie, l’hiver brutal en Inde ayant tué plus de 130 personnes, on nous avertit que davantage de neige va frapper l’Amérique, ceci alors que l’année calendaire vient à peine de débuter.

 

God save us and happy new year.

Sources : European Union Times traduit par Bilderberg.org

 

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