Welcome to la-la land (  les7duquebec.wordpress.com )

   


  Image Flickr de: Martin
Beek

Par François Marginean

 

« Le monde à l’envers » dépeint la vie dans un village typique. Ce
tableau de Pieter Brueghel est une illustration de la folie des hommes. Vous trouverez une note sur quelques-uns des près de 100 proverbes
connus qui sont représentés dans ce travail complexe.
Certains ne se traduisent pas parfaitement, mais on peut avoir une
idée de ce qui se passe. Il semble que très peu de choses ont changé en
quatre cents ans.

 

Bienvenue dans le la-la land. Un monde à l’envers où l’état d’esprit déconnecté de la
réalité est la norme. Un état d’esprit caractérisé par
des attentes irréalistes ou un manque de sérieux; un lieu réputé
pour son activité frivole. Frivole: qui est superficiel et s’attache à
des choses futiles. Futile: langage soutenu qui n’a pas
beaucoup de valeur ou d’intérêt. Dans le la-la land, on y mène des
guerres humanitaires, on attaque des convois d’aide humanitaire, les
victimes sont des agresseurs et les agresseurs se
transforment en victimes. Dans ce monde fantastique, on donne des
Prix Nobel de la Paix à des criminels de guerre, des médailles à des
massacreurs et les psychopathes gèrent le monde. Ce qui est toxique devient un remède et bon pour la santé. On y
distribue
des vaccins inutiles et dangereux à une population cobaye contre des
pandémies inexistantes, mais il est interdit de se servir de la
pharmacie de la nature.

 

Les mots. Ils servent non plus à communiquer et à informer, mais
plutôt à manipuler la perception de la réalité et finir par créer des
réalités virtuelles, un monde mental déconnecté de la
réalité dans lequel sont engluées les masses. Pour ce qui est des
quelques malheureux penseurs indépendants, activistes pour la paix et
dissidents politiques qui demeurent, ils sont accusés
d’être des ennemis d’État, terroristes,
extrémistes politiques, fous,
théoriciens du
complot et de menace à l’ordre établi. Certains
sont passés maitres
dans la manipulation des mots et de la
perception de la réalité. Ils sont les Rois du la-la land, les
Pharisiens des temps modernes moyenâgeux. Le règne de la loi est à deux
vitesses optionnelles où certains sont au-dessus d’elle et
d’autres sont en-dessous. 

 

Israël se défend contre la flottille du terrorisme en route vers Gaza: massacre humanitaire et acte de paix en eaux internationales


Dans ce monde merveilleux et irréel, un pays neutre comme le Canada,
sous la gouverne de Stephen Harper, se métamorphose en « pauvre caniche
de l’État sioniste d’Israël » et souligne la
venue du premier ministre israélien en visite au Canada dans la
foulée d’une autre tuerie d’Israël envers des militants d’une flottille
de la liberté apportant de l’aide humanitaire à des
citoyens emprisonnés dans un camp de concentration des temps
modernes, la Bande de Gaza. Des personnes comme Stéphane Gendron s’en étonne peut-être, mais c’est la réaction normale
d’un étranger lorsqu’il débarque à la-la land.

 

Bienvenue au Canada! C’est en ces termes que Stephen Harper a
souligné la venue du premier ministre israélien […] Dégueulasse et
répugnant. J’ai jamais eu honte à ce point d’être Canadien.
[…] Un gouvernement digne des plus grands criminels contre
l’Humanité. Dix-neuf personnes tout juste exécutées, l’odeur de sang
encore sur le bras d’Israël qui nous déverse depuis hier sa
désinformation à travers les micros du monde entier : «Nous avons dû
agir envers ces terroristes infiltrés par l’Iran et le Hamas». Mensonge
et démagogie meurtrière.

 

Stephen Harper -au lieu de convoquer l’ambassadeur d’Israël à son
bureau et lui demander des comptes -en rajoute : «Je suis désolé que cet
événement porte ombrage à votre visite. Mais je suis
ravi que nous ayons pu nous rencontrer dimanche soir et aujourd’hui.
Nous avons eu des discussions importantes. Bienvenue au Canada encore
une fois.» J’ai mal d’entendre ces paroles aussi
stupides de la bouche d’un chef d’État comme le nôtre.

 

Ras-le-bol


Comment expliquer à Stephen Harper le triste sort d’un enfant
emprisonné parce qu’il n’a d’autre arme que des pierres pour se défendre
contre un État meurtrier digne des pires années de
l’apartheid en Afrique du Sud? Ce même Israël qui a tué sa famille
tout en le reléguant dans une prison à ciel ouvert autour d’un mur de 25
pieds de haut, dans les immondices et le manque de
matières de première nécessité ? Et on s’étonne que le germe du
terrorisme puisse prendre racine à Gaza ?

 

Qui sème le vent récolte la tempête. Voilà la devise de l’état
illégitime d’Israël. Et je ne suis pas le seul à le penser. Plusieurs
juifs en ont ras le bol de cet État guerrier qui utilise la
Shoah pour faire taire toutes les critiques et qui nous plante le
pseudo-terrorisme qu’il a lui-même attisé pour justifier ses actes de
barbarie. Israël possède l’arme nucléaire, mais on s’émeut
que l’Iran puisse en faire autant. On a pendu Saddam Hussein pour
son crime envers les Kurdes, mais on a passé l’éponge sur le massacre de
populations palestiniennes au nom de la sécurité
nationale. (Source)

 

Trois points importants: armes nucléaires israéliennes, l’Iran et
Saddam Hussein. Il en sera question dans un instant. À cela, un
quatrième point s’ajoutera: la Corée du nord et le nucléaire.
Mais pour le moment, Israël, l’intouchable.

 

Puisque le blocus israélien contre la bande de Gaza viole

la loi internationale, Israël a perpétré un acte illégal de
guerre en attaquant la flottille d’aide humanitaire en eaux
internationales, peut importe qui a attaqué en premier. Donc si l’état
de siège médiéval est illégal, chaque action qu’Israël entreprend
pour faire respecter ce blocus est nécessairement un crime.

 

La Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU affirme que le
blocus israélien imposé à la bande de Gaza est « illégal et doit être
levé ». La fonctionnaire des Nations Unies, Navi
Pillay, a déclaré « qu’il est interdit par le droit international
humanitaire d’affamer des civils comme méthode de guerre, et…  qu’il est
également interdit d’imposer une punition
collective contre les civils ». (Source)

 

La loi internationale


Mais dans le la-la land, cela ne tient pas la route. La loi
internationale n’est qu’une illusion, un mirage holographique. Punition
collective, un crime de guerre? Pour qui? Si les tribunaux de
Nuremberg ont monté chapiteau pour juger les crimes de guerre et
contre l’humanité des nazis, les beaux rideaux cachaient les ficelles du
vainqueur pour produire un beau spectacle de poudre aux
yeux et travestir ce qui aurait pu devenir une vraie loi
internationale uniformément appliquée. Bien sûr, quelques individus
durent être torturés pour les aider à avouer leurs crimes, alors que
les plus éminents cerveaux de la machine nazis furent rapatriés
tranquillement aux États-Unis sous le projet Paperclip pour fourbir les
rangs de la future CIA et de la Nasa et que les plus grands
crimes de la guerre commis par les Alliés étaient simplement
ignorés: le massacre par le feu et les bombes des civils de Dresde et
l’anéantissement par deux bombes atomiques de deux villes
japonaises (largement chrétiennes) remplies de civils .

 

Loi internationale? Voici d’autres valeureux exemples de son
application dans le monde du la-la land:

 

• L’Irak fut attaquée en 2003 sous le prétexte que Saddam Hussein y
cachait des armes de destruction massive, alors les inspecteurs de l’ONU
savaient déjà qu’il n’y en avait plus depuis 1991,
date de la première guerre contre l’Irak sous George H.W. Bush père.
Le fils Bush a dû d’ailleurs admettre publiquement qu’il n’y avait
effectivement aucune arme chimique ni biologique en Irak.
Cependant, Saddam Hussein devait être pendu rapidement, après un
procès bâclé et organisé de A à Z par les conquérants, d’après des
allégations selon lesquelles Saddam Hussein aurait commis des
crimes de guerre et des exactions contre son peuple. Mais les
raisons principales expliquant la précipitation pour le pendre
rapidement étaient d’éviter qu’il révèle au monde qu’il était un homme
de la CIA et qu’il fut mis en place avec l’aide de celle-ci, mais
aussi que dans les années 80, au sommet de la guerre Iran-Irak alors que
ces deux pays faisaient l’utilisation d’armes
biologiques et chimiques, c’était l’américain Donald Rumsfeld qui
était à Bagdad pour serrer la main de Saddam et lui apportait de l’aide
militaire et stratégique en vendant des armes biologiques
et chimiques à l’Irak. Le but des États-Unis était alors de
déstabiliser l’Iran. Le résultat est qu’environ 3 millions d’Irakiens
ont trouvé la mort depuis 1991, tué directement et indirectement
par les guerres et les sanctions internationales contre ce pays. (Source)

 

• La guerre « humanitaire » de 1999 en Yougoslavie: le « médiamensonge »
était que les Serbes
commettaient un génocide sur les Albanais du Kosovo, alors qu’on
apprendra plus tard que c’était une invention pure et simple de l’OTAN,
comme le reconnut Jamie Shea, son porte-parole officiel.
Le véritable objectif fut d’imposer la domination de l’Otan sur les
Balkans et sa transformation en gendarme du monde, incluant
l’installation d’une base militaire US au Kosovo. Les conséquences:
deux mille victimes des bombardements de l’OTAN, pollution de
plusieurs régions à l’uranium appauvri et nettoyage ethnique du Kosovo
par l’UCK, protégée de l’OTAN. Le Kosovo est maintenant le
lieu de transit pour la drogue Afghane et les mercenaires de la
guerre, les profiteurs de la mort Dyncorp et Halliburton, se font prendre à gérer un réseau d’esclaves du sexe, d’enfants et de femmes en Yougoslavie suite à la guerre
« humanitaire » de 1999 et rien n’a encore été fait contre
ses compagnies et les rayer les contrats que ces compagnies ont avec
le gouvernement américain.

 

Slobodan Milosevic, qui se défendait depuis quatre ans au Tribunal
international de la Haye contre 66 chefs d’accusations de génocide en
Yougoslavie, était une menace embarrassante pour l’OTAN et les Américains qui ont
réellement commis des
crimes de guerres durant leur guerre « humanitaire » de 1999. C’est
que l’OTAN et les É-U ont bombardé des centaines d’installations
civiles, des infrastructures publiques telles que
des ponts, des écoles, des médias, des stations de traitement des
eaux, sans compter l’utilisation d’uranium appauvri, tandis que
seulement quelques installations militaires furent touchées.
Milosevic était sur le point de témoigner de ces crimes, à l’aide
Milan Babic qui était dû pour apparaitre en Cour, mais dans la même
semaine Milosevic sera trouvé
mort
et Milan
Babic se suicidera
, chacun dans leur cellule de la Haye. L’avocat de Milosevic découvrira une lettre écrite par ce dernier la journée
précédant sa mort, déclarant que les docteurs tentaient de l’empoisonner en le traitant avec des
mauvais médicaments, lui qui
souffrait de problèmes cardiaques. Il demandait son transfert vers
Moscou pour être traité. Le sang de Milosevic
contenait effectivement des traces de médicaments qui n’étaient pas recommandés pour lui.

 

Comme on peut le voir, la loi internationale et le bon sens prennent
un drôle de sens au la-la land. Dans ce monde à l’envers bizarroïde et
paradoxal, les plus forts sont protégés et on frappe
sur les plus faibles. Les terroristes sont les gentilles victimes et
les victimes sont les méchants à anéantir. Un génocide devient une
libération démocratique et humanitaire.

Comment y arrive-t-on? Facile: par la manipulation des mots et des
images, par la désinformation et la propagande.

 

La falsification de la réalité


Similairement au fantastique monde orwellien de 1984, si les faits
du passé ne concordent pas avec la version édulcorée de la réalité qu’on
veut façonner dans la tête des gens, il suffit de les
truquer et de les contrôler. Dans le cas d’Israël, nul besoin de se
gêner de fabriquer de faux enregistrements des communications radio entre les commandos israéliens et le Mavi Marmara pour faire mal paraitre les activistes
humanitaires, de produire de fausses photos d’armes saisies et
de faux
liens avec l’Al-Qaïda
pour faussement incriminer sa victime et
justifier
son terrorisme alors que ces photos datent de 2006, même si tout cela doit être admis plus tard par le Tsahal.

 

Dans cette folle contrée, Israël
peut posséder clandestinement des armes nucléaires
depuis les
années ’60s et en
faire la prolifération auprès de l’élite tyrannique imposant jadis l’apartheid à l’Afrique du Sud, alors que les articles suivants sont bannis
d’entrer à Gaza parce que jugés dangereux et susceptibles d’être utiles
au terrorisme:

 

Articles interdits: la sauge, la cardamome, le cumin, la coriandre,
le gingembre, confiture, halva, le vinaigre, la muscade, le chocolat,
conserves de fruits, graines et noix, des biscuits et des
bonbons, des croustilles, du gaz pour les boissons gazeuses, fruits
secs, viande fraîche, du plâtre, le goudron, le bois de construction,
ciment, fer, glucose, sel industriel, plastique /
emballages en verre / métal, de la margarine industrielle, bâches
pour des huttes, tissus pour vêtements, cannes à pêche, filets de pêche,
des bouées, des cordes pour de pêche, des filets en
nylon pour les serres, les couveuses et les pièces de rechange pour
les couveuses, les laiteries pour les étables, les systèmes de tuyaux
d’irrigation, cordes pour attacher les serres, les
planteurs pour les jeunes arbres, appareils de chauffage pour
élevages de poules, des instruments de musique, du papier de format A4,
matériel pour écrire, carnets, journaux, jouets, rasoirs,
machines à coudre et pièces de rechange pour automobile. (Source)

 

Clairement, il est inutile de se fier à Israël pour acheminer l’aide
humanitaire vers Gaza. D’ailleurs, l’ancien Secrétaire général des
Nations Unies, Ban Ki-moon, reprochait
à Israël de bloquer la majorité de l’aide humanitaire
et les
implorait de laisser celle-ci se
rendre à bon port. Mais en vain. Stationner trois
sous-marins israéliens munis d’armes nucléaires le long de la
côte iranienne
risquant de déclencher une 3e guerre mondiale
est acceptable, mais acheminer du matériel scolaire et médicale est
diabolique dans le la-la land.

 

Il suffit d’en parler avec ce jeune Américain
de 19 ans, Furkan Dogan
,
qui a sommairement été exécuté par les commandos israéliens à bord
de la flottille de la liberté de quatre balles dans la tête et une dans le dos, à bout portant. Selon le résultat des autopsies
pratiquées sur les neuf Turques tués, cinq d’entre eux ont été abattus à bout portant, de projectiles dans la tête et les autres dans le dos.
Tout ce que les États-Unis trouvent à dire, c’est « d’exhorter Israël à faire preuve de prudence et de retenue avec des bateaux d’aide en direction de Gaza« . Six de ces neuf passagers tués l’ont été par un
seul commando israélien qui lui, attend déjà une médaille d’honneur pour sa bravoure incontestée.

 

Israël, l’Iran, la Corée du Nord et les armes nucléaires


Au la-la land, les États-Unis peuvent oblitérer deux villes
japonaises avec des bombes atomiques et augmenter la prolifération
nucléaire en aidant le Pakistan et l’Inde à se procurer un tel
arsenal. Israël peut posséder son propre arsenal nucléaire sous les
radars depuis des décennies et vendre sa technologie à des États
tyranniques. Mais l’Iran, qui se soumet aux inspections
internationales, qui est signataire de l’Accord de non-prolifération
nucléaire et qui se plie aux exigences de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA), ne peut même pas espérer
produire de l’électricité sans être menacé d’être attaqué
militairement dû à des doutes qu’elle chercherait à produire des armes
nucléaires sous son programme nucléaire civil pacifique. Les deux
poids deux mesures sont la norme dans ce monde.

 

Le président Barack Hussein Obama a donné l’ordre à l’armée
américaine de se préparer à l’éventualité d’un conflit avec la Corée du
Nord et envoie tout un contingent pour mener des exercices
navals et anti-sous-marins avec la Corée du Sud. Pourtant, la
belligérance nucléaire nord-coréenne est presque exclusivement une
création du gouvernement américain en ce sens qu’ils ont armé
l’État stalinien à la fois directement et indirectement, par
l’intermédiaire de marchands d’armes mondiaux sous leur contrôle, à
savoir le Dr Abdul Qadeer Khan. Bien qu’ils aient étiqueté la
Corée du Nord comme faisant partie de « l’axe du mal », le
gouvernement américain a financé avec enthousiasme le programme
nord-coréen d’armement nucléaire à toutes les étapes. Tant les
administrations Clinton que celle de Bush ont joué un rôle clé en
aidant Kim Jong-Il à développer les forces nucléaires nord-coréennes à
partir du milieu des années 1990.

 

Tout comme pour les armes chimiques et l e programme d’armes
biologiques de Saddam Hussein, Donald Rumsfeld et les États-Unis ont
joué un rôle clé dans l’armement de Kim-Jong-Il. Rumsfeld était
l’homme qui a présidé à la signature d’un contrat de 200 millions de
dollars pour fournir des équipements et des services de construction de
deux stations à réacteurs à eau en Corée du Nord dès
janvier 2000, alors qu’il était directeur général d’ABB (Asea Brown
Boveri). Wolfram Eberhardt, un porte-parole d’ABB, a confirmé que
Rumsfeld était à presque toutes les réunions du conseil au
cours de sa participation à la société.

 

Rumsfeld prenait simplement le relais de l’administration Clinton
qui, en 1994, avait décidé de remplacer les réacteurs nucléaires
construit par la Corée du Nord par des réacteurs nucléaires à
eau légère. Les soi-disant «experts» financés par le gouvernement
ont fait valoir que les réacteurs à eau légère ne pouvaient pas être
utilisés pour fabriquer des bombes. Mais selon Henry
Sokolski, directeur du Non-proliferation Policy Education Center
à Washington, «les REL peuvent être utilisés pour produire des dizaines
de bombes au plutonium de qualité militaire en
Corée du Nord et en Iran. Cela est vrai de tous les réacteurs à eau
légère – un triste fait que les décideurs américains ont réussi à
dissimuler ».

 

[…] Le Département d’État américain a affirmé que les réacteurs à
eau légère ne pouvait pas être utilisés pour produire du matériel de
qualité militaire et pourtant, en 2002 ils exhortaient la
Russie de mettre fin à sa coopération nucléaire avec l’Iran pour la
raison qu’il ne voulait pas voir l’Iran avec des armes de destruction
massive. À l’époque, la Russie construisait des réacteurs
à eau légère en Iran. Selon le Département d’État, les réacteurs à
eau légère en Iran peuvent produire des bombes nucléaires, mais en
quelque sorte, la même règle ne s’applique pas à la Corée du
Nord.

 

En avril 2002, l’administration Bush a annoncé qu’il libérerait 95
millions de dollars de dollars des contribuables américains pour
commencer la construction de réacteurs à eau légère «sans
danger» en Corée du Nord. Bush a soutenu que d’armer le dictateur
mégalomane Kim Jong-Il d’une capacité de produire une centaine de têtes
nucléaires était « vital pour les intérêts de la
sécurité nationale des États-Unis ».

 

La construction des réacteurs a finalement été suspendue, mais la
Corée du Nord avait une autre source à travers laquelle ils pouvaient
obtenir les secrets nucléaires essentiels pour bâtir un
arsenal de bombes atomiques – un agent de la CIA et contrebandier
international d’armement: AQ Khan.


En 2004, le Dr Abdul Qadeer Khan, le père du programme pakistanais
de la bombe atomique, a admis avoir partagé la technologie nucléaire par
l’intermédiaire d’un réseau de contrebande dans le
monde entier qui comprenait des installations en Malaisie et qui a
fabriqué des éléments clés pour les centrifugeuses.

 

Collaborateurs de Khan, la B.S.A. Tahir dirigeait une entreprise de
façade (front company) à Dubaï qui livrait des composantes de
centrifugeuses à la Corée du Nord. Malgré le fait que les
autorités néerlandaises se méfiaient des activités de Khan, la CIA
les a empêché de conduire son arrestation à deux reprises depuis 1975.
[…] (Source)

 

Washington est soupçonné d’avoir autorisé les activités de Khan,
parce que le Pakistan était un allié clé dans la lutte contre les
Soviétiques dans le tournant des années 70 et 80.  À
l’époque, le gouvernement américain a financé et armé les
moudjahidines, comme Oussama Ben Laden (Tim Osman), qui deviendront plus tard l’Al-Qaïda. Ils ont été formés
par de renseignement
pakistanais pour combattre les troupes soviétiques en Afghanistan.
En 2005, l’ancien président pakistanais Pervez Musharraf reconnu que
Khan avait fourni des centrifugeuses et de leurs plans de
conceptions à la Corée du Nord. Donc grâce à leur politique D’aider
la Corée du Nord à construire des réacteurs à eau légère, et grâce à la
CIA et son agent AQ Khan qui a été protégé à chaque
étape du processus, ils ont aidé la Corée du Nord à développer les
moyens de construire un arsenal nucléaire et donc, le gouvernement
américain lui-même est directement complice dans l’armement
nucléaire du dictateur nord-coréen Kim Jong-Il qui menace maintenant
de les utiliser contre l’allié américain de la Corée du Sud.

 

 

La-la land: Ben Laden, Saddam Hussein et la CIA


Oui, c’est comme cela dans ce monde à l’envers. L’élite mondiale se
rencontre en Espagne dans leur cercle privé des Bilderberg pour discuter
de leurs misères avec la population qui devient sans
cesse plus au courant de leurs manigances, de la manière dont les Américains devraient être désarmés et dépendants de leur gouvernement, de donner le
feu vert
à une confrontation militaire contre l’Iran
, de saigner à blanc la classe moyenne et d’abaisser leur niveau de vie et
de la chute de l’euro suite aux désastre financier en Europe. Pendant ce
temps, on apprend d’un article
du Washington Post que deux anciens officiers de la CIA ont admis avoir créé des fausses vidéos d’Osama Bin Laden en se déguisant et se faisant
passer pour lui dans le but de le diffamer à travers le
Moyen-Orient. Des plans similaires avaient été développés pour ternir l’image de Saddam Hussein
en déguisant un agent de la CIA qui prétendrait avoir des relations sexuelles
avec un jeune
garçon, mais ceux-ci n’ont pas été mis en exécution. Il faut perpétuer
la légende d’ennemis (morts)
chimériques
pour terroriser les foules.

 

Ces stupides guerres d’agression coûte une fortune ainsi que de
nombreuses vies, mais aucune fin n’est en vue. En effet, le
coût des guerres colonialistes américaines en Irak et en Afghanistan
viennent de passer la cap du trillion de
dollars
($1 000 000 000 000) et
le Canada se prépare à demeurer en Afghanistan passé la date butoir
de 2011
, malgré la volonté de la majorité des Canadiens. Le pays de
la justice et de la liberté, les États-Unis, a
été identifié par l’ONU le n°1 mondial de l’utilisateur d’assassinats
ciblés
, essentiellement en raison de sa
dépendance à l’égard des attaques de drones sans pilote au Pakistan
et en Afghanistan.

 

Malgré la crise financière mondiale, les dépenses militaires
mondiales ont presque doublées au cours des dix dernières années, pour
atteindre 1,53 trillions de dollars en 2009, selon un
think-tank suédois. Dans son édition 2010 Annuaire, le Stockholm International Peace Research Institute, ou SIPRI, a déclaré que les dépenses entre 2008
et 2009 ont augmenté de 5,9 pour cent. Les États-Unis demeurent les plus
grands dépensiers, eux qui représentent environ 54
pour cent de l’augmentation, selon le rapport. Les données montrent
également que l’Asie et l’Océanie sont en rapide augmentation dans leurs
dépenses militaires. Les turbulences financières
mondiales ont peu d’effet sur les gouvernements qui continuent de
vouloir moderniser leurs forces armées, même dans les pays dont les
économies ont été les plus durement touchées, selon le
porte-parole du SIPRI, Sam Perlo-Freeman. Il poursuit en expliquant
que « pour les grandes  et moyennes puissances – comme les États-Unis,
la Chine, la Russie, l’Inde et le Brésil – les
dépenses militaires représentent un choix stratégique à long terme
qu’ils sont prêts à faire même dans une conjoncture économique
difficile ».

 

La-la land: Le pétrole de BP et le gouvernement corrompu


Dans cette contrée du non-sens, les experts transforment la vérité
en mensonges rapidement, sans cligner des yeux. Les images d’oiseaux imbibés de pétrole brut et de plages souillées,
combinée à une méfiance générale
vis-à-vis l’industrie et le gouvernement, font qu’il est difficile
pour un public sceptique de croire qu’il n’y aura pas d’effet grave pour
la santé provenant de la marée de pétrole dévastatrices
dans le Golfe du Mexique, mais pourtant, les experts nous affirment que les dégâts auront des effets mineurs.
Pour le
prouver, BP se dépêche à dissimuler les animaux morts et à interdire les
journalistes d’accéder aux endroits les plus
touchés par le désastre. Une équipe de CBS s’est même vu menacée
d’être mis sous arrestation s’il leur prenait l’étrange idée de filmer
et de prendre des photos de la marée noire. La Garde
côtière et BP travaillent à l’unisson dans ce travail édifiant de
cacher la vérité à la population. Leur dernier accomplissement à être
révélé est l’orchestration de la réponse suite à la fuite
du geyser de pétrole qui impliquait de
ne pas montrer au public les vidéos et les images
qui
démontraient une situation infiniment pire que ce qu’ils décrivaient
devant les médias, dont une vidéo qui montrait un torrent de pétrole se déversant dans le golfe du Mexique.

 

Qu’à cela ne tienne, BP prévoit tout de même verser les dividendes
de l’ordre de $10 milliards à ses actionnaires. Ce qui est frappant,
c’est de se rendre compte à quel point l’histoire se
répète, mais qu’on n’apprend toujours rien de nos erreurs du passé.
En 1979, à peu près les mêmes acteurs étaient responsables de deux
autres fuites de pétrole désastreuse, l’une sur les côtes de
l’Alaska et l’autre au large du Mexique, Ixtoc, qui fut la plus
grande catastrophe pétrolière jusqu’à aujourd’hui.

 

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