Grèce : Retraites, taxes, emploi = 0 , Armement = 1

Si l’on regarde les livraisons de 2008, les plus gros acheteurs
d’armes
françaises sont les Émirats arabes unis (364 millions d’euros), la Grèce
(261), l’Arabie saoudite (252), l’Inde (230) et le Royaume-Uni (159).
http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/exportation-d-armes-la-france-peine-mais-se-maintient-au-4e-rang-mondial.html

L’Allemagne a doublé ses exportations d’armes au cours des
cinq
dernières années
. Elle est désormais le troisième pays
exportateur, avec une part de marché de 11%, derrière les USA (30%) et
la Russie (23%), selon le rapport que vient de publier l’institut de
recherches Stockholm, le Sipri (Stockholm International Peace Research
Institute). L’Allemagne détenait encore en 2004 une part de marché de 6%
seulement.
Ses clients parmi les plus importants sont la Grèce, la Turquie,
et
l’Afrique du sud,
souligne le Berliner Zeitung.

Les vaisseaux de
guerre et les panzers constituent le gros des exportations, avec 44% et
27% respectivement. La Turquie a
signé un accord pour la fourniture de six sous marins pour une valeur de
2 milliards. La Grèce n’a pas eu livraison des 4 sous-marins commandés
en raison de sa dette, a obtenu trois sous-marins fabriqués
sous-licence.
http://www.michel-verrier.com/revue-presse-allemagne

Comme les USA en pleine 2ème guerre mondiale, l’Allemagne joue sur les deux tableaux en armant les deux côtés des possibles bélligérants.

Car, si l’on en croit la
presse internationale et des hauts dirigeants turcs, Berlin attiserait
en silence les tensions entre Turquie et Grèce, histoire de pouvoir

proposer ses "produits".

Rappelons en effet qu’au milieu du mois d’avril, le ministre
turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, avait d’ores et déjà
critiqué la
France
et l’Allemagne, en pointant du doigt leur démarche qui
consisterait à à vendre de coûteux
armements à la Grèce
… tout en poussant Athènes à une cure
d’austérité afin de sortir de la crise financière.

"La
Grèce
 n’a pas besoin de nouveaux chars, missiles, sous-marins
ou avions

de chasse, pas plus que la Turquie", avait-t-il alors
ajouté.

Précisons, que parallèlement les Forces armées turques recherchent
actuellement à acquérir les armements les plus modernes actuellement
disponibles sur le marché
, et ce sans contrôle ou presque de leurs
autorités civiles. Les fournisseurs ? de prérérence des allemands …
une stratégie qui pousse Athènes

à en faire autant, un potentiel ennemi pouvant frapper à sa porte
d’un instant à l’autre. Du moins, c’est ce qu’on tente de lui faire
croire ….

Des responsables conservateurs allemands ont quant à eux récemment conseillé à la Grèce de

vendre des îles inhabitées appartenant au domaine étatique, pour
rééquilibrer son budget national. Des "conseils" donnés dans "l’espoir"
qu’Athènes puisse
continuer à acheter des armes à l’Allemagne
 pour protéger les îles
restant dans le giron grec ?

……….

En 2009, la Turquie a signé un contrat lui donnant le droit de
licence pour six

sous-marins allemands de la classe U214 d’une valeur de deux
milliards d’euros. Au cours des cinq dernières années, la Grèce a elle
aussi passé d’importantes

commandes à l’Allemagne ainsi qu’à plusieurs autres pays. Malgré
son budget hautement déficitaire, Athènes se classe même parmi les cinq

premiers importateurs mondiaux d’armements.

Rappelons également que les forces politiques des "honorables
conseillers" conservateurs s’opposent farouchement

à toute perspective d’adhésion à l’Union européenne pour la
Turquie.

http://www.leblogfinance.com/2010/04/allemagne-double-jeu-avec-la-grece.html

Daniel Cohn-Bendit : "On prête de l’argent à la Grèce
pour qu’ils achètent nos armes"

Qui? Daniel Cohn-Bendit, euro-député
écologiste sur BFM-TV
.

Le contexte :
Le leader d’Europe-Écologie revenait sur l’accord trouvé ce week-end
pour aider la Grèce, avec un prêt de 110 milliards d’euros sur 3 ans. En
pointant du doigt les 4,9 milliards d’euros dépensés par Athènes pour
son budget militaire, soit 2,8% du PIB, plus que la Belgique, l’Allemagne ou
la France (en proportion)
souligne Le Temps. Et la Grèce
n’a pas l’intention d’effectuer de coupes sombres dans ce budget alors
que les retraites ou les salaires ont souffert.

Bonus
track
: "Mais ce dont on ne parle pas, c’est qu’au moment où on
négocie une cure d’austérité avec la Grèce, on les oblige à acheter des
sous-marins allemands, des avions franco-allemands etc…."

"Au
lieu de s’attaquer à un des grands problèmes de la Grèce qui est le
budget militaire, on ne s’attaque qu’à une autre partie (..)"

"On
prête de l’argent à la Grèce pour qu’ils achètent nos armes, et je
trouve cela aberrant."

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