Pharmacritique 09.12.2009

"Aliénation grippale", par Joan Ramón Laporte. Censure des critiques de la vaccination de masse et des restrictions des libertés

L’une des méthodes de l’industrie pharmaceutique pour intimider les critiques, c’est de tenter de les discréditer. Lorsque des intérêts économiques énormes sont en jeu, portés par un réseau de connexions malsaines entre hommes politiques, experts plombés par leurs conflits d’intérêts et media détenus par les industriels, il faut mobiliser la valetaille de leaders d’opinion pour chanter des berceuses qui endorment l’esprit critique du public ou pour le ramener dans le droit chemin, si jamais la voix d’un critique a réussi à susciter des interrogations.

Le Pr Joan Ramón Laporte n’a rien qui puisse plaire à l’industrie pharmaceutique. Aussi, quand il s’exprime pour critiquer la vaccination massive contre la grippe A, il faut le faire taire. Lui comme d’autres. Et voici un exemple de méthode : des experts aux positions orthodoxes écrivent un texte publié par le principal journal barcelonais, La Vanguardia, traitant tous les critiques d’irresponsables, etc. Visé lui aussi, Joan Ramón Laporte répond deux jours plus tard. Mais le journal le censure et d’autres suivent…

La blogosphère va jouer son rôle et déjouer les rouages de la désinformation. Merci à l’excellent Dr Carlos Ponte, responsable de l’association indépendante No gracias, présentée dans cette note, qui m’a transmis l’original. Paru juste sur le site de la Fondation catalane de pharmacologie, il sera publié bientôt sur des blogs espagnols du réseau « Gripe y calma » (voir plus bas).



Photo par Fernando Robles (journal La Voz de Asturias).

L’esprit critique qui fait trembler les firmes

Joan Ramón Laporte est professeur de pharmacologie à l’Université autonome de Barcelone, chef du service de pharmacologie de l’hôpital universitaire Vall d’Hebron, directeur de la Fundació Institut Català de Farmacologia et de la revue indépendante que celle-ci édite: Buttletí Groc.

Du temps où la presse ne le censurait pas encore, des journalistes l’avaient surnommé « le pharmacologue rebelle » (El farmacólogo rebelde), selon le titre d’un article du journal La Voz de Asturias.

Et de la rébellion, il en fallait, par exemple pour s’en prendre à Merck en 2002,

disant que pour chaque hémorragie gastrique évité par des coxibs (Vioxx / rofécoxib et Célébrex / célécoxib) on « gagnait » un infarctus du myocarde et que les prétendus avantages du Vioxx mis en avant par la firme n’étaient qu’une fraude scientifique. Merck lui a fait un procès pour diffamation et entrave à la bonne marche du commerce (puisque les ventes ont chuté…). L’action visait aussi la revue Buttletí Groc, dans laquelle avait été publié l’article en question.

Je rappelle qu’en 2005, le Vioxx a été retiré du marché des Etats-Unis pour avoir provoqué des centaines de milliers de crises cardiaques, dont plusieurs dizaines de milliers ont été mortelles. Et c’est cette année que Merck a fini par payer 4,85 milliards de dollarspour contenir les actions états-uniennes en justice. J’en ai parlé à plusieurs reprises sur Pharmacritique. Le pire est que la firme savait et a délibérément désinformé sur les risques (voir cette note détaillée et celle-ci, entre autres).

Pour Joan Ramón Laporte, accepter que ce soit le commerce qui prédomine en matière de médicaments et non la santé individuelle et publique, c’est une façon moderne de suicide pour nos sociétés dans lesquelles la recherche de la santé parfaite est devenue une sorte d’ersatz de la recherche de la sainteté. Prévenir à tout prix, en vaccinant, en médicamentant, en gobant tout par peur des maladies – voilà comment la médecine quitte les rails de l’éthique et met le droit au commerce au-dessus du droit à la santé… Et en acceptant que l’industrie paye leur formation continue, entre autres choses qu’elle leur offre, les médecins sont pour le moins complices de ce dévoiement de leur discipline. Quel que soit le niveau, tout le monde ferme les yeux et cautionne ce suicide par « prolifération de médicaments », selon le titre d’une interview donné par Laporte en 2005 à La Voz de Asturias.

Il y aurait beaucoup de choses à dire à propos des activités de JR Laporte; là, il s’agit simplement d’une présentation rapide, pour favoriser la compréhension.

Contexte de l’opération de discrédit et de la réponse

Le 28 novembre 2009, le journal barcelonais La Vanguardia publiait une tribune libre intitulée « Credibilidad y salud pública » (Santé publique et crédibilité / crédibilité dans le débat sur des questions de santé publique), signé par Pedro Alonso et Antoni Trilla. Ils s’expriment non pas en tant que citoyens lambda, mais en tant que représentants de deux institutions réputées de Barcelone : Hospital Clínic-Universitat et Centro de Investigación en Salud Internacional de Barcelona. (Leur texte a été repris sur cette page).

Le 1er décembre, Joan Ramón Laporte a envoyé une réponse à cette tribune libre de Pedro Alonso et Antoni Trilla. Or son article a été refusé par La Vanguardia puis par d’autres journaux, puisqu’il s’écarte trop du discours politiquement correct consistant à relayer sans recul critique les mesures gouvernementales de vaccination en masse et de traitement par Tamiflu, etc.

En lisant les deux textes, on se rend compte qu’il y a une véritable ligne de front, avec un feu intense sur ceux qui osent critiquer les mesures gouvernementales ; un feu d’autant plus nourri que les media ont pris parti dès le départ et contribuent à jeter le discrédit sur des opposants privés de droit de réponse.

Tant que les opposants écrivent sur des blogs et dans des publications relativement peu connus, ça passe encore ; après tout, il faut un semblant de liberté. Mais que des médecins très connus et respectés s’expriment dans des media à large audience, voilà qui fait désordre… Ils se voient systématiquement accuser de favoriser les charlatanismes et les régressions en matière de santé, d’exacerber les manifestations antivaccinalistes, d’agir par opportunisme pour faire parler d’eux, etc.

« Gripe y calma »

Parlant de la blogosphère, je voudrais saluer ces médecins espagnols blogueurs qui ont uni leurs efforts dans une initiative collective : début octobre, ils ont lancé ensemble, par une parution simultanée sur les blogs respectifs, l’appel « Gripe y calma ». Cela a débouché sur un blog homonyme qui rend compte des divers articles critiques. Parmi les initiateurs figurent Vicente Baos Vicente (voir l’excellent blog El supositorio) et Juan Gérvas. Celui-ci m’avait donné le 10 août un texte écrit au départ pour ses patients, que j’ai traduit et posté sur Pharmacritique : « Que faire en cas de gripe A ? Patience et sérénité sont de mise ». Ce texte, traduit par la suite en plusieurs langues, a été l’un des points de départ de l’initiative.

Pour saisir le haut niveau (sic) d’argumentation des experts pro-vaccination massive

Pour mieux comprendre la réponse de Juan Ramón Laporte, il faut lire d’abord les grandes lignes de la tribune libre de Alonso et Trilla, qui dit, en somme, que les critiques sont irresponsables et jouent avec la santé des gens pour faire du buzz. Comme si Joan Laporte en avait besoin… (C’est moi qui souligne en rouge et en italiques).

« Crédibilité et santé publique » : résumé

Ces dernières 100 ans, on a assisté à une amélioration de la santé plus importante que tous les progrès cumulés depuis le néolithique. Des multiples facteurs y ont contribué, dont deux méritent d’être particulièrement soulignés : l’accès à l’eau potable et la généralisation des vaccins. Ceux-ci figurent parmi les accomplissements majeurs de la médecine, et grâce à eux, nous avons vaincu la variole et pouvons espérer éradiquer partout la poliomyélite et la rougeole, de même que d’autres maladies. De plus, les vaccins se distinguent par une l’utilisation très simple et par leur rapport coût – efficacité sans pareil.

Ils sont un bien public et une question de responsabilité pour autrui. Si je ne me fais pas vacciner, mais que les autres le font, je bénéficie gratuitement du geste des autres qui stoppent la fréquence de telle maladie. Mais si beaucoup de personnes refusent la vaccination, sous l’influence de groupes antivaccinalistes, d’inspiration religieuse ou autre, nombre de maladies peuvent réapparaître (rougeole, etc.).

Les media espagnols – et en particulier ceux de Catalogne – regorgent actuellement de controverses sur les bénéfices et les risques des vaccins contre la grippe A H1N1. Or toutes les opinions ne se valent pas, et la question de la crédibilité se pose lorsqu’on entend parler des professionnels de santé dont les avis ne se fondent pas sur des arguments scientifiques, comme cela devrait être le cas, mais sur des suspicions aux conséquences dangereuses pour la population qui peut s’y fier. Discréditer l’industrie pharmaceutique, c’est facile et très vendeur. Cela permet de faire parler de soi…

D’autre part, ces critiques mettent en doute les procédures d’évaluation et globalement le travail des agences de régulation dont ils soulignent les conflits d’intérêts et d’autres déficiences ; ils mettent en doute même les décisions et le fonctionnement des organismes publics dont ils font partie, de façon parfois choquante et sans penser aux conséquences.

La conséquence majeure, c’est la méfiance croissante des citoyens envers les administrations, y compris envers le système de soins et la médecine. Paradoxalement, beaucoup de pays aimeraient avoir nos institutions sanitaires, dont ils prennent les recommandations vaccinales et autres pour exemple, et nous, nous laissons faire ceux qui les discréditent. Au risque d’encourager des dérives obscurantistes telles celles qu’on a constatées en Afrique du Sud, où des décideurs sanitaires ont suivi des charlatans et ont recommandé un traitement du SIDA fait de légumes au lieu d’antirétroviraux. Le tribunal international de la Haye pourrait décider d’instruire une accusation de génocide à leur encontre. [La menace implicite ne saurait échapper à ceux qui sont tentés de critiquer…]

Beaucoup d’avancées de la médecine seront dues aux vaccins : en plus du contrôle des maladies infectieuses, ils permettront à l’avenir la prévention de certains cancers et maladies chroniques.

« L’emploi de nouveaux adjuvants est essentiel afin d’avancer dans le sens de la production de vaccins plus efficaces contre des maladies plus complexes que celles auxquelles ils s’appliquent de nos jours. Ces adjuvants sont déjà sûrs, et leur sécurité s’améliorera encore à l’avenir. Certes, le risque zéro n’existe pas », mais des millions de personnes auraient déjà subi des conséquences graves si les adjuvants avaient été dangereux. Les opinions qui comptent sont celles émises par des auteurs crédibles du fait de l’évaluation technique et scientifique de leurs travaux, qui font preuve de cohérence et de précision et aboutissent à la démonstration scientifique de telle hypothèse. Les critiques qui ne font que jeter le soupçon sans une telle évaluation ne devraient pas être pris en compte. « Nous devons éviter les charlatans et ceux qui ne cherchent qu’à assurer leur promotion personnelle. Tout ne se vaut pas. Cela est particulièrement important en matière de santé publique. Car ce qui est en jeu, c’est un équilibre complexe dont dépend notre santé, la santé de tous. »

Fin du résumé de la tribune libre de Alonso et Trilla.

***

Voici la traduction intégrale de la réponse de Joan Ramón Laporte, censurée par La Vanguardia [« Alienación gripal »]. (C’est moi qui souligne en rouge et en italiques.)

« ALIÉNATION GRIPPALE.

Le lecteur contemporain sans esprit critique remplace l’analphabète de jadis.


« Des personnes qui pensent avoir le monopole de la crédibilité nous rappellent que les vaccins sont l’une des réussites majeures de la médecine. Cela est évident.

Et pourtant, les mêmes personnes ne semblent pas être en mesure de faire la distinction entre des maladies dévastatrices telles la variole ou la poliomyélite, d’une part, et la grippe de cette année, d’autre part. Elles ne distinguent pas non plus l’impact sanitaire d’une vaccination contre la poliomyélite de celui de la vaccination contre la grippe.

L’argument consistant à dire qu’il faut nous faire vacciner contre la grippe parce que la vaccination contre la variole a sauvé beaucoup de vies est puéril. Mais cette puérilité-là n’a rien à voir avec la candeur enfantine: on voit par la suite que les auteurs attaquent, sans les nommer, certaines personnes qui ne partagent pas leurs croyances mal fondées et insuffisamment réfléchies.

Dans cette situation où nous sommes confrontés à une avalanche d’informations, ont raison ceux qui pensent qu’il faut donner à la société des outils lui permettant de juger de la crédibilité de ceux qui se prononcent. 
Voici quatre idées qui peuvent contribuer à ce que chacun forme son jugement par lui-même [en développant son esprit critique au lieu de suivre aveuglement, parce qu’on n’a plus l’excuse de l’analphabétisme, NdT].

Premier point : aujourd’hui, plus de sept mois après son début, on peut affirmer que l’épidémie actuelle de grippe est beaucoup plus bénigne que celle des années précédentes. Si pendant les saisons précédentes de grippe, il y avait entre 18 et 99 décès par jour, cette année il y a eu au total environ 170 morts au bout de plusieurs mois de « pandémie » en Espagne. 
En dépit des affirmations de ceux qui s’inquiétaient d’une vulnérabilité particulière des jeunes, la grippe a causé cette année moins de décès chez les jeunes que les années précédentes. Sa gravité est surestimée.

Deuxième point : selon le Consell Científic Assessor del Plà Pandèmic de Grip de Catalogne [instance scientifique qui a conçu les mesures de prévention de la pandémie dans la communauté autonome catalane, NdT], une femme enceinte aurait 4 fois plus de risques de faire de complications suite à une grippe (3,2 par million), par rapport aux autres femmes (0,8 par million). Même si le risque est 4 fois supérieur, il reste très faible en valeur absolue et ne justifie pas de recommander la vaccination de toutes les femmes enceintes.

Troisième point : les vaccins autorisés par l’Agence européenne du médicament (EMEA) l’ont été suite à une procédure faite pour ce qu’on a appelé "circonstances exceptionnelles". Les documents publics de l’EMEA disent explicitement que lorsque cette autorisation a été octroyée, l’agence ne disposait que d’ « informations limitées » sur les effets des vaccins sur l’immunité, sur leur profil de sécurité et sur leur efficacité. Ces informations devront être vérifiées tout au long de l’utilisation des vaccins. Autrement dit, il n’y a pas de données précises sur l’efficacité et l’innocuité des vaccins.

Quatrième point : les vaccins ont trois types de composants élémentaires : les particules virales censées induire une immunité, les excipients, les conservateurs et les adjuvants. Il existe des données datant de ces dernières années qui portent sur pratiquement tous ces excipients, conservateurs et adjuvants, mais pris chacun séparément. L’expérience que nous avons ne porte pas sur la composition actuelle des vaccins dans sa totalité, ni sur le dosage de chaque composant. C’est comme si on construisait un véhicule à partir d’un moteur, d’un châssis et d’une carrosserie qui ont certes servi auparavant dans des véhicules différents, mais sans jamais former ensemble une automobile entière. D’où l’incertitude sur l’efficacité et l’innocuité. Lorsque l’EMEA a autorisé les vaccins, un seul d’entre eux avait déjà été testé chez l’homme dans sa composition actuelle. L’essai n’a inclus que 62 personnes en bonne santé, qui n’étaient ni des femmes enceintes ni des gens faisant partie de groupes à risque auxquels on recommande actuellement de se faire vacciner.

Pour toutes ces raisons, il aurait été plus logique de procéder avec la plus grande prudence s’agissant de formuler des recommandations vaccinales ; cela serait plus logique de nous laisser le temps nécessaire à l’étude très détaillée de ces vaccins au moyen d’essais cliniques menés dans des groupes à risque, afin de pouvoir prendre des décisions mieux documentées pour l’hiver prochain.
C’est dans des cas d’urgence que l’EMEA applique la procédure exceptionnelle d’autorisation d’un vaccin. Pour justifier l’urgence, la Commission européenne renvoie à l’OMS, qui a déclaré l’état de pandémie en juin dernier, lorsque la nature relativement bénigne de l’épidémie n’était pas connue. 

Mais pourquoi déclarer et maintenir cette urgence alors qu’il ne s’agit que d’une saison de grippe [comme toutes les autres], qui est de fait moins sévère que celle des années précédentes ?
Les situations d’urgence impliquent souvent une transparence restreinte des autorités, qui peuvent avoir des comportements autoritaires et être moins disposées à rendre des comptes. Dans un état d’urgence, l’exception devient la norme : on applique des procédures inhabituelles d’autorisation de médicaments, on relativise les règles d’évaluation, on ne prend pas soin d’apporter les garanties habituelles, que ce soit en matière sanitaire ou sociale.

Et voilà que surgissent aussi des personnes arrogantes qui croient être les seules en droit à aborder cette problématique et ne supportent pas que d’autres expriment des opinions contraires par des « moyens de communication non scientifiques et dans des débats publics ».
Nous sommes bel et bien confrontés à une pandémie.

Une pandémie d’alarmisme, de recommandations injustifiées et de mesures qui ne sont pas fondées sur des preuves.

Dans notre société sécularisée, dans laquelle la santé parfaite et le risque zéro sont des objets d’adoration et qui est peuplée par les nouveaux dieux laïques ( « Bruxelles », European Medicines Evaluation Agency, Conseil Interterritorial de la Santé [instance sanitaire nationale en Espagne, NdT]), ce n’est plus la menace de l’enfer qu’on brandit pour terroriser la population, mais les menaces qui planent sur la santé.

Pour s’en convaincre, il suffit de prendre juste quelques exemples de théâtralité : déclaration d’une urgence de santé publique sans justification aucune, achat et stockage de « réserves stratégiques » d’antiviraux puis de vaccins, retour des antiviraux dans les pharmacies au moment où les CDC [Centers for Disease Control and Prevention] des Etats-Unis et l’OMS préconisent de les réserver à l’usage hospitalier, marginalisation des personnes qui expriment leur désaccord [et en subissent les conséquences] : il arrive qu’elles fassent l’objet de blagues douteuses, de dérision ou d’attaques à la personne dans les media…

On ne peut qu’être d’accord avec ceux qui disaient récemment qu’il faut éviter les charlatans et ceux qui ne cherchent qu’à favoriser leur carrière personnelle.

Le problème [de fond que cette situation illustre] ne relève pas seulement de la santé publique s’agissant de faire face à une maladie infectieuse ; il concerne tout autant la santé mentale et sociale, la préservation des valeurs d’une société ouverte, dans laquelle les organismes de l’administration publique et les experts devraient être au service des citoyens. Pour y arriver, ils devraient faire un effort et oser penser par eux-mêmes.

Comme le disait Manuel Vázquez Montalbán citant Confucius, les analphabètes de jadis sont les lecteurs sans esprit critique d’aujourd’hui. »

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« Juan Ramón Laporte est professeur de pharmacologie à l’Université autonome de Barcelone. Cet article est une réponse à la tribune libre de P. Alonso et A. Trilla, publiée le 28 novembre 2009 par La Vanguardia sous le titre "Credibilidad y salud pública". Le journal a refusé de publier la réponse. »

On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d’hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu.
(Jean Rostand, Pensées d’un biologiste, Éd. J’ai Lu)

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