Loi martiale et mililitarisation de la santé publique : le programme mondial de vaccination contre la grippe H1N1

par Michel Chossudovsky

.
Mondialisation.ca, Le 10 aout 2009


Nous
publions ici la première partie en français de l’article « Martial Law
and the Militarization of Public Health: The Worldwide H1N1 Flu
Vaccination Program ». La deuxième partie de l’article sera publiée en
français la semaine prochaine.


 «
La saison de la grippe est à nos portes. Quel type de grippe nous
préoccupera cette année et quelle sorte de vaccin nous
recommandera-t-on? Vous rappelez-vous de la panique autour de la grippe
porcine en 1976? C’est l’année où le gouvernement étatsunien nous a
affirmé que cette grippe pourrait s’avérer mortelle et se propager à
travers le pays, et Washington avait décidé que chaque homme, femme et
enfant de la nation devrait être vacciné afin de prévenir une épidémie
à l’échelle nationale, une pandémie. » (Mike Wallace, CBS, 60 Minutes, 4 novembre 1979)

 

 «
Les fonctionnaires fédéraux et des représentants de l’industrie
s’étaient rassemblés pour discuter d’une nouvelle étude troublante
soulevant des questions inquiétantes sur l’innocuité d’un hôte présent
dans les vaccins infantiles communs administré aux enfants et aux
jeunes enfants. Selon un épidémiologiste du Centre for Disease Control
(CDC), Tom Verstraeten, qui a analysé l’importante base de données de
l’agence contenant les dossiers médicaux de 100 000 enfants, un agent
de conservation à base de mercure présent dans les vaccins – le
thimérosal – semblait être responsable d’une hausse dramatique des cas
d’autisme, ainsi que la cause d’autres troubles neurologiques chez les
enfants […].»
 

 «
Il est difficile de calculer les dommages causés à notre pays – et aux
efforts internationaux visant à éradiquer les maladies épidémiques – si
les nations du tiers-monde en viennent à croire que l’initiative d’aide
à l’étranger la plus claironnée des États-Unis empoisonne leurs
enfants. Il n’est pas difficile de prédire comment ce scénario sera
interprété par les ennemis des États-Unis à l’étranger. »
(Robert F. Kennedy Jr., Vaccinations: Deadly Immunity, juin 2005) 

 

 «
Les vaccins sont censés améliorer notre santé. Toutefois, en 25 ans
comme infirmière, je n’ai jamais vu autant d’enfants esquintés et
malades. Il arrive quelque chose de très mauvais à nos enfants. »
(Patti White, infirmière scolaire, discours devant le House Government
Reform Committee, 1999, cité dans Robert F. Kennedy Jr., Vaccinations:
Deadly Immunity, juin 2005)

 

  «
Sur la base des données factuelles disponibles et de leur évaluation
par ces spécialistes, les critères scientifiques définissant une
pandémie de grippe sont remplis. J’ai donc décidé d’élever le niveau
d’alerte à la pandémie de grippe de la phase 5 à la phase 6. La
pandémie de grippe 2009 a maintenant commencé. » (Margaret Chan,
directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS),point de presse 11 juin 2009)
 

 

 «
Jusqu’à 2 milliards de personnes pourraient êtres infectés dans les
deux prochaines années, soit près d’un tiers de la population mondiale.
» (OMS, citée par les médias occidentaux, juillet 2009)

 

 «
La grippe porcine pourrait toucher jusqu’à 40 pour cent des Étatsuniens
dans les deux prochaines années et plusieurs centaines de milliers de
personnes pourraient mourir si une campagne de vaccination et d’autres
mesures s’avèrent inefficaces. » (Énoncé officiel du gouvernement
étatsunien, Associated Press, 24 juillet 2009).

 

  «
Les États-Unis prévoient que 160 millions de doses de vaccin contre la
grippe porcine seront disponibles durant le mois d’octobre »
(Associated Press, 23 juillet 2009)

 

 «
Dans le meilleur des scénarios, les fabricants de vaccins pourraient
produire annuellement 4,9 milliards de vaccins antigrippaux contre la
pandémie. (Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, citée par Reuters, 21 juillet 2009)
 

 

« Les
pays les plus riches, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne,
paieront un peu moins de 10 $ par dose [du vaccin antigrippal H1N1].
[…] Pour les pays en développement, le prix sera moindre. » [Il s’agit
d’environ 400 milliards de dollars pour Big Pharma] (Business Week, juillet 2009)

 

Une
guerre sans frontières, une grande dépression, une aventure militaire
au Moyen-Orient et une énorme concentration de la richesse provenant de
la restructuration du système financier mondial.

 

Les désordres économiques et sociaux qui se manifestent sont profonds. »

 

Des vies sont détruites.»

 

Le monde est au seuil de la plus grande crise de l’histoire moderne.»

 

Les faillites, le chômage de masse et l’effondrement des programmes sociaux en sont les conséquences passées sous silence.

 

Mais l’opinion publique doit continuer à ignorer les causes de la crise mondiale.

 

« Le pire de la récession est derrière nous »;

 

« De plus en plus de signes démontrent une reprise économique »;

 

« La guerre au Moyen-Orient est une "guerre juste" », une entreprise humanitaire;

 

Les forces de la coalition prennent part au « maintien de la paix », nous « combattons le terrorisme avec la démocratie » ;

 

« Nous devons nous défendre contre des attaques terroristes »

 

Les chiffres concernant les morts civiles sont manipulés. Des crimes de guerre sont occultés.

 

On induit les gens en erreur sur la nature et l’histoire du nouvel ordre mondial.

 

Les
vraies causes et conséquences de cet effondrement économique et social
planétaire demeurent voilées. Les réalités sont sens dessus dessous. La
« vraie crise » doit être obscurcie par des mensonges politiques et la
désinformation médiatique.

 

Il
est dans l’intérêt des courtiers politiques en énergie et des
principaux acteurs de la finance de détourner l’attention du public de
toute compréhension de la crise mondiale.

 

Quel est le meilleur moyen d’atteindre cet objectif?

 

En
créant de façon factice un climat de peur et d’intimidation servant à
affaiblir et désarmer la dissidence organisée dirigée contre l’ordre
économique et politique établi.

 

Le but est de miner toute forme d’opposition et de résistance sociale.

 

Nous
faisons face à un projet diabolique. Le public ne doit pas uniquement
demeurer dans l’obscurité : alors que la crise s’aggrave, alors que les
gens s’appauvrissent, les vraies raisons doivent être remplacées par un
ensemble de relations fictives.

 

On
annonce une crise sur de faux fondements : « la guerre mondiale au
terrorisme » est essentielle pour induire le public en erreur sur la
guerre au Moyen-Orient, laquelle est une bataille pour le contrôle de
réserves importantes de pétrole et de gaz naturel.

 

Le
mouvement antiguerre est affaibli, les gens sont incapables de
réfléchir. Ils appuient sans équivoque le consensus de la « guerre au
terrorisme », ils acceptent les mensonges politiques. Dans leur for
intérieur, les terroristes menacent leur subsistance.  

 

Dans
ce contexte, l’occurrence de « désastres naturels », de « pandémies »
et de « catastrophes environnementales » joue également un rôle
politique utile. Elle déforme les vraies causes de la crise et justifie
une urgence sanitaire publique mondiale sur des bases humanitaires.

 

 

La pandémie mondiale de grippe porcine H1N1 : vers une urgence sanitaire publique mondiale?

 

La pandémie mondiale de grippe porcine H1N1 sert à tromper l’opinion publique.

 

La
pandémie de 2009 qui a débuté au Mexique en avril tombe à point : elle
coïncide avec une dépression économique qui s’intensifie et se produit
à l’heure d’une escalade militaire.

 

Les
données épidémiologiques sont fabriquées, falsifiées et manipulées.
Selon l’OMS, une épidémie à l’échelle mondiale est maintenant imminente
et menace la subsistance de millions de personnes.

 

Une
« catastrophe » est en préparation. L’OMS et le CDC des États-Unis sont
des organismes qui font autorité, pourquoi mentiraient-ils? Bien que
sujettes aux erreurs accidentelles, il est inimaginable que les
informations communiquées par ces organisations soient falsifiées ou
manipulées.

 

Les
gens croient que la crise de santé publique à l’échelle mondiale est
réelle et que les fonctionnaires du milieu de la santé « travaillent
pour le bien public »

 

La
presse confirme l’intention du gouvernement étatsunien d’implanter un
programme de vaccination H1N1 de masse pour la période automne-hiver
2009. Un contrat important pour l’obtention de 160 millions de doses a
été conclu avec Big Pharma, une quantité suffisante pour inoculer plus
de la moitié de la population des États-Unis. Des plans similaires sont
en cours dans d’autres pays occidentaux, dont la France, le Canada et
le Royaume-Uni.

 

On
recrute des volontaires pour tester le vaccin contre la grippe porcine
pendant le mois d’août, dans le but d’implanter un programme de
vaccination national à l’automne.

 

 

Manipulation de données

 

Il
existe suffisamment de preuves, documentées dans de nombreux
reportages, que l’alerte de niveau 6 de l’OMS est basée sur des preuves
fabriquées et une manipulation des chiffres concernant la mortalité et
la morbidité résultant de la grippe porcine H1N1.

 

Les
données utilisées à l’origine pour justifier l’alerte mondiale de l’OMS
de niveau 5 en avril 2009 étaient extrêmement rares. L’OMS a fait
valoir sans preuves qu’une « épidémie mondiale de la maladie [était]
imminente ». L’organisation a falsifié les données mexicaines sur la
mortalité relatives à la pandémie de grippe porcine. La directrice
générale, Dre Margaret Chan, déclarait le 29 avril : « Jusqu’à présent,
176 personnes sont mortes au Mexique. » De quoi? D’où prend-elle ces
chiffres? Cent cinquante-neuf décès ont été attribués à l’influenza,
dont sept seulement sont dus la souche H1N1 et ont été corroborés par
des analyses en laboratoire selon le ministère de la Santé du Mexique.

 

De
même, en avril à New York, des centaines d’enfants auraient été
infectés par l’influenza H1N1. Pourtant, dans aucun de ces cas le
diagnostic n’a été corroboré par un test en laboratoire.

 

«
Dr Frieden a dit que les autorités sanitaires sont arrivées à une
conclusion préliminaire après avoir effectué des recherches
virologiques sur des prélèvements de nez et de gorge provenant de huit
élèves, ce qui leur a permis d’éliminer les autres souches de grippe. »

 

Des
tests ont été effectués chez des élèves de Queen, mais ces derniers
n’étaient pas concluants : aucun rapport d’analyse en laboratoire n’a
permis d’identifier la présence du virus d’influenza parmi ces «
centaines d’élèves ». En fait, les rapports sont contradictoires :
selon ceux-ci, le CDCP situé à Atlanta est le « seul laboratoire au
pays pouvant confirmer la présence de la nouvelle souche de grippe
porcine, appelée H1N1. »
(Michel Chossudovsky, Political Lies and Media Disinformation regarding the Swine Flu Pandemic, Global Research, mai 2009. La dernière citation est du New York Times, 25 avril 2009) 

 

L’influenza est une maladie commune. Sans un examen approfondi en laboratoire, on ne peut pas confirmer l’identité du virus.

 

De
nombreux cas d’influenza saisonnière sont recensés annuellement aux
États-Unis. «Selon le Journal de l’Association médicale canadienne, la
grippe tue jusqu’à 2500 Canadiens et 36 000 États-uniens chaque année.
Le nombre de décès attribués à la grippe dans le monde se situe entre
250 000 et 500 000 par an. »
(Thomas Walkom, Toronto Star, 1er mai 2009)

 

Le CDCP et l’OMS reclassent couramment un nombre élevé de cas commun d’influenza dans la catégorie de la grippe porcine H1N1.

 

«
En raison du nombre croissant de cas dans de nombreux pays, où l’on
assiste à une transmission communautaire durable du virus, il est extrêmement difficile, voire impossible, pour les pays d’essayer de confirmer les cas en laboratoire. En outre, dans ces pays, le recensement des cas n’est désormais plus essentiel
pour contrôler le niveau ou la nature du risque que représente le virus
pandémique, ou pour orienter l’application des mesures les plus
appropriées pour y faire face. » (Note d’information de l’OMS, 2009

 

L’OMS
admet l’absence fréquente de tests en laboratoire au niveau national,
tout en soulignant que des confirmations en laboratoire ne sont pas
nécessaires à la collecte de données afin de déterminer la propagation
de la maladie :

 

«
Une stratégie axée sur la détection, la confirmation en laboratoire et
l’étude de l’ensemble des cas, y compris les cas bénins, exige
énormément de ressources. Dans certains pays, cette stratégie
absorbe la quasi-totalité des moyens des laboratoires et des capacités
de riposte, laissant peu de ressources pour le suivi et l’étude des cas
graves et des autres événements exceptionnels.
[…] Pour toutes ces raisons, l’OMS
ne publiera plus de tableaux indiquant le nombre total de cas confirmés
dans l’ensemble des pays. Cependant, afin de continuer à rendre compte
de la propagation mondiale de la pandémie A (H1N1)
, des informations seront régulièrement communiquées sur la situation dans les pays nouvellement touchés. L’OMS
continuera à demander à ces pays de notifier les premiers cas confirmés
et, dans la mesure du possible, de fournir le nombre hebdomadaire
cumulé de cas et de décrire l’épidémiologie des premiers cas.
» (Ibid)

 

Lors d’une conférence de presse de l’OMS en juin 2009, on a soulevé la question des tests en laboratoire :

 

« Marion Falco, CNN Atlanta : Ma question est peut-être élémentaire, mais si vous ne – et je m’en excuse – si
vous n’exigez pas de tests dans les pays où de nombreux cas ont été
confirmés, comment faites-vous la distinction entre la grippe
saisonnière et cette grippe particulière.
Comment allez-vous séparer les chiffres?

 

Dr Fukuda, OMS, Genève : Nous ne recommandons pas de ne faire aucun test. En fait, lorsque les directives seront annoncées, elles suggèreront aux pays d’adapter leurs tests de façon à ne pas essayer de tester tout le monde,
mais bien sûr de continuer à tester certaines personnes exactement pour
les raisons que vous évoquez. Lorsque les gens seront atteints de
maladies semblables à l’influenza, il sera important pour nous de
savoir si elles sont causées par le virus pandémique ou les virus
saisonniers. Nous suggérons que même si l’on diminue la quantité de
tests, nous serons malgré tout capables de saisir le tout et donc nous
n’avons pas besoin de tester tout le monde dans ce but, mais nous
continuerons à recommander un certain niveau de tests – à un niveau
moindre, chez les personnes dont la maladie persiste.
(Voir la
transcription de la conférence virtuelle de l’OMS, Dr Keiji Fukuda,
Sous-directeur général chargé de la sécurité sanitaire et de
l’environnement, OMS, Genève, juillet 2009, c’est nous qui soulignons) f

 

« Saisir le tout »? Ce que suggère le précédent énoncé de l’OMS est que :

 

1) L’OMS ne collecte pas de données sur la propagation du virus H1N1 basées sur des confirmations systématiques en laboratoire.

 

2)
En fait l’OMS dissuade les fonctionnaires nationaux de la santé
d’effectuer des détections et des confirmations en laboratoire, tout en
faisant pression sur les autorités nationales de santé publique pour
qu’elles livrent à l’OMS les données relatives aux cas de H1N1 sur une
base hebdomadaire.

 

3)
Dans sa déclaration, l’OMS ne fait référence qu’aux « cas confirmés ».
Elle ne fait pas la distinction entre les cas confirmés et les cas non
confirmés. Il semblerait que les cas « non confirmés » sont classés
dans les cas confirmés et que les chiffres sont ensuite utilisés par
l’OMS pour prouver que la maladie se propage. (Voir les tableaux de l’OMS)

 

Les symptômes de la grippe porcine sont les mêmes que ceux de l’influenza saisonnière : fièvre, toux et maux de gorge. L’incidence
généralisée de la grippe commune est utilisée pour générer des rapports
livrés à l’OMS relativement à la grippe porcine H1N1.
Néanmoins,
dans le communiqué cataloguant les données nationales, l’OMS utilise
les termes « nombre de cas confirmés en laboratoire », tout en
admettant que ces cas sont, dans bien des cas, non confirmés.

 

Pandémie mondiale

 

L’OMS
détermine des tendances sur la propagation de la maladie en utilisant
essentiellement des données non confirmées. En se basant sur ces
extrapolations, l’OMS déclare maintenant, en l’absence de confirmation
en laboratoire, que « près de 2 milliards de personnes pourraient
être infectées dans les deux prochaines années, soit près du tiers de
la population mondiale.
» Aux États-Unis, le CDC situé à Atlanta suggère pour sa part que « la grippe porcine pourrait toucher jusqu’à 40 pour cent des États-uniens
dans les deux prochaines années et plusieurs centaines de milliers de
personnes pourraient mourir si une campagne de vaccination et d’autres
mesures s’avèrent inefficaces. » (AP, 24 juillet 2009).

 

Comment en sont-ils venus à ces chiffres?

 

L’estimation
du CDC n’a rien à voir avec une évaluation de la propagation du virus
H1N1. Elle est basée sur l’extrapolation technique au pro rata de
tendances sous-jacentes à la pandémie de 1957, dont 70 000 personnes
sont mortes aux États-Unis. Cette présomption veut que la grippe H1N1
ait « la même voie de transmission » que la pandémie de 1957.

 

Créer une crise lorsqu’il n’y a pas de crise

 

L’intention
politique latente est d’utiliser la phase 6 de l’OMS, dite de pandémie,
afin de détourner l’attention du public d’une crise sociale imminente
et profonde, laquelle est due en grande partie à une grave dépression
économique mondiale.

 

 «
Sur la base des données factuelles disponibles et de leur évaluation
par des spécialistes, les critères scientifiques définissant une
pandémie de grippe sont remplis. J’ai donc décidé d’élever le niveau
d’alerte à la pandémie de grippe de la phase 5 à la phase 6. La pandémie de grippe 2009 a maintenant commencé. […]
Dire qu’il s’agit d’une pandémie lance également un signal à la
communauté internationale. C’est une période où les pays du monde,
riches ou pauvres, grands ou petits, doivent s’unir au nom de la
solidarité mondiale afin de s’assurer qu’aucun pays, qu’aucun peuple,
ne soit abandonné et sans aide en raison de ressources précaires. […]
L’OMS est en contact avec des communautés donatrices, des partenaires
de développement, des pays aux maigres ressources ainsi qu’avec des
compagnies pharmaceutiques et des fabricants de vaccins. (Margaret
Chan, directrice générale de l’OMS, point de presse, 11 juin 2009)
  

  



Margaret Chan, directrice générale de l’OMS

 

Y
a-t-il un meilleur moyen de soumettre les citoyens de la nation, de
refréner le ressentiment des gens devant l’accroissement du chômage?

 

Créer
une pandémie mondiale, instaurer un climat d’anxiété et d’intimidation,
démobilisant une action publique organisée significative contre
l’enrichissement programmé d’une minorité de la société. La pandémie de
grippe est utilisée afin de prévenir la résistance organisée contre les
politiques économiques du gouvernement en faveur des élites
financières. Cela procure à la fois un prétexte et une justification
pour adopter des procédures d’urgence. Sous la législation actuelle des
États-Unis, la loi martiale, signifiant la suspension du gouvernement
constitutionnel, pourrait être invoquée en cas de « catastrophe »,
incluant une pandémie de grippe porcine H1N1.

 

La loi martiale

 

La
législation héritée de l’administration Clinton, sans parler des
Patriot Acts I et II post-11 septembre, permettent à l’armée
d’intervenir dans les activités impliquant l’application de la loi. En
1996, une législation a été adoptée, laquelle permettait à l’armée
d’intervenir en cas d’urgence nationale. En 1999 le Defense
Authorization Act (DAA) de Clinton a étendu ces pouvoirs (ceux de la
législation de 1996) en créant une exception au Posse Comitatus Act,
qui permet à l’armée de prendre part aux affaires civiles « même s’il
n’y a pas d’urgence ». (Voir ACLU)   

 

Toutefois,
dans la législation de l’ère Clinton, les grandes lignes sur la
question d’une pandémie ou d’une urgence touchant la santé publique
n’ont pas été explicitement exposées.

 

Le
désastre de Katrina (2005) représente une délimitation, un point
tournant menant de facto à la militarisation de l’aide d’urgence :

 

«
Le désastre qui a frappé la Nouvelle-Orléans et le sud de la côte du
Golfe a donné lieu à la plus vaste mobilisation militaire en sol
étatsunien de l’histoire moderne. Près de 65 000 militaires étatsuniens
sont maintenant déployés dans la zone du désastre, transformant ainsi
la ville portuaire dévastée en une zone de guerre. »
(Bill Van Auken, Wsws.org, septembre 2005)

 

Les
ouragans Katrina (août 2005) et Rita (septembre 2005) ont contribué à
justifier le rôle de l’armée lors de désastres naturels. Ils ont
également contribué à modeler la formulation des directives
présidentielles et les législations subséquentes. Le président Bush a
appelé l’armée à devenir « l’agence principale » de secours en cas de
catastrophe :

 

«
[…] L’autre question que j’ai posé était bien sûr s’il y a une
circonstance dans laquelle le département de la Défense devient
l’agence principale. Il est clair que ce serait le cas advenant une
attaque terroriste, mais existe-t-il un désastre naturel – d’une
certaine envergure – qui pourrait permettre au département de la
Défense de devenir la principale agence à coordonner et mener
l’intervention. Le Congrès devra y réfléchir sérieusement. (Conférence de presse, 25 septembre 2005)

  

À suivre.

Première partie de l’article original en anglais, Martial Law and the Militarization of Public Health: The Worldwide H1N1 Flu Vaccination Programparu le 26 juillet 2009.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 Michel Chossudovsky est directeur
du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d’économie à
l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).
    


Guerre et mondialisation

 Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca

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