Historique ! La loi HADOPI visant à réprimer le "piratage" via Internet rejetée à L’Assemblée Nationale ce jeudi 9 avril


La ministre de la Culture Christine Albanel sur les bancs de l’Assemblée nationale/Charles Platiau / Reuters

Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter la vidéo du vote final :

    

REACTIONS – La majorité s’étrangle de rage, la gauche crie victoire après le rejet du texte Création et Internet…Après le coup de théâtre à l’Assemblée nationale, menant au rejet du texte Création et Internet, les réactions politiques pleuvent.

Pour les députés de l’opposition, c’est une victoire sans appel sur le gouvernement et le chef de l’Etat. Patrick Bloche,
député PS, le clame: «C’est une défaite politique pour Nicolas Sarkozy
à titre personnel», lui qui avait fait «signer les accords de l’Elysée
(entre ayant droits de la musique et du cinéma et les fournisseurs
d’accès à l’Internet en 2007, ndlr) dont le projet de loi était la
déclinaison législative». «Le texte est mort politiquement», lâche
Bloche.

Une défaite gouvernementale qui enthousiasme aussi Nicolas Dupont-Aignan,
député de l’Essonne, président du rassemblement gaulliste et fier
«d’avoir fait partie des 21 députés (contre 15 pour, ndlr) qui ont
repoussé ce texte en séance»: «En faisant voter à la sauvette, sans
scrutin public, le projet de loi Hadopi, le gouvernement a essuyé un
rejet comme on reçoit un boomerang: il s’est pris à son propre piège et
ce n’est que justice.» Pour lui, «il revient au gouvernement d’ouvrir
enfin des Etats généraux permettant de réconcilier Internet et le droit
des auteurs».

Retardé

Un avis que ne partagent pas les députés de la majorité. Pour eux, le
texte n’a pas dit son dernier mot; il reviendra en deuxième lecture
devant les deux chambres (Assemblée nationale puis Sénat). Christine Albanel l’annonce d’ores et déjà: «Le projet de loi sera à nouveau débattu, dès la fin du mois.» Ce à quoi Muriel Marland-Militello, membre UMP de la commission mixte paritaire,
ajoute que le «vote de ce matin ne fait donc que léser, pour quelques
semaines encore, la création sur Internet et par conséquent, aussi bien
les internautes que les artistes.» Problème: cela retarde encore le projet. «On va perdre du temps. C’est une obstruction parlementaire scandaleuse», a déclaré Franck Riester, rapporteur UMP du texte.

Si le texte a été rejeté, cela s’explique, dit le député centriste Jean Dionis du Séjour. C’est «l’aboutissement», d’après «d’une démarche très maladroite de l’Assemblée nationale qui a refusé de remplacer la suspension de la connexion»
des «téléchargeurs» illégaux présumés «par une amende» — préférée
notamment par les fournisseurs d’accès. Un point débattu de longues
heures dans l’hémicycle et qui constituait le socle de la loi,
instaurant une riposte graduée.

Le Parlement s’en mêle

De son côté, l’eurodéputé Guy Bono
salue dans un communiqué cette «formidable victoire pour tous les
citoyens qui sont attachés aux valeurs démocratiques dans notre pays.
Ce vote évite surtout à la France de se mettre hors la loi en Europe.»
Allusion au rapport voté par le Parlement européen qui considère comme
un droit fondamental l’accès à l’Internet, faisant de la suspension de
cet accès, prévu par l’Hadopi, une sanction anti-démocratique. Bono
enfonce le clou: il «appelle les citoyens à se mobiliser lors des
prochaines élections européennes pour confirmer ce rejet des velléités
liberticides du Président français.»

Magouille

La majorité, furax, tente de modérer la portée de ce «non» au texte.
Elle assure que son rejet n’est que le résultat d’une magouille du PS.
«Filmez bien le visage souriant des députés socialistes qui ont
vraiment fait un coup formidable, parce qu’en faisant ça ils envoient
un message catastrophique à nos artistes français, qui j’espère,
sauront s’en souvenir», a regretté Jean-François Copé (UMP) à l’Assemblée nationale.

Coup dur pour la ministre de la Culture, qui dénonce «la triste comédie
à laquelle se sont livrés les députés de l’opposition, dont une
quinzaine ont dissimulé leur présence pour surgir dans l’hémicycle à la
minute même du scrutin».

Même avis de Franck Riester:
«Pendant la discussion sur le texte issu de la CMP, les députés
socialistes n’étaient qu’une poignée. D’un seul coup, ils sont sortis
de derrière un pilier, ils ont débarqué en nombre pour un coup
politique au détriment des artistes de notre pays».

Roger Karoutchi,
le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, crie aussi au
loup: ce sont «des actes de flibuste» de la gauche, qui consistent à
«cacher des parlementaires et à ne les faire entrer dans l’hémicycle
qu’une fois le vote appelé pour dénaturer la réalité d’un débat et d’un
vote».  Vu sur 20mintes.fr


Il paraît que même Jean Pierre Pernod en a failli s’étrangler avant de prononcer le mot "rejeté" au JT de TFS (Télévision Française Sarkozy)

J’entends déjà les klaxons dans la rue…
les gens font la fête et célèbrent ce moment de retour à la réalité !!
Il parait même que Cricri d’amour a demandé l’asile politique à la
Chine. Après un camouflet pareil, pas d’autre choix que l’exil

Bon et maintenant, ça va être quoi la suite ? Parce que bon, faut pas se leurrer, ils reviendront à la charge les salopards…  

Allez, une dernière fois pour la route…

    

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