Le siège de Goldman Sachs, au coeur de Wall Street


George W. Bush et Henry Paulson, ex-directeur de Goldman Sachs

Pillage bancaire

La subvention de Goldman Sachs ira dans la poche de ses cadres sup’

Par Simon Duke,
Daily Mail, le 30 octobre 2008

article original : "Goldman Sachs ready to hand out £7bn salary and bonus package… after its £6bn bail-out"

Goldman Sachs s’apprête à verser près de 12 milliards de dollars en salaires et en primes…
après avoir touché sa subvention de 10 milliards de dollars


Bien que cette société ait demandé au gouvernement
américain une aide d’urgence – Goldman Sachs est sur le point de payer
des bonus de plusieurs millions d’euros à ses cadres supérieurs.

Il est ressorti hier que cette banque de Wall Street censée éprouver
des difficultés a mis de côté près de 12 milliards de dollars [9
milliards d’euros] pour payer des salaires et des bonus de fin d’année.

Chacun des 443 associés de cette banque est sur le point d’empocher un bonus de Noël moyen de plus de 3,8 millions d’euros.

La dimension de cette cagnotte éclipse aisément la bouée de sauvetage
de 10 milliards de dollars [7,6 milliards d’euros] que le gouvernement
américain a lancée à Goldman dans son plan général de sauvetage de 700
milliards de dollars [environ 550 milliards d’euros].

Alors que Washington déverse de l’argent dans cette banque, le cash
sera immédiatement canalisé vers les employés de Goldman déjà pleins
aux as.

La nouvelle de la largesse de cette firme ravivera la colère contre la
culture de "la prime à l’échec", endémique dans le monde de la haute
finance.

Ces mêmes banquiers qui ont mis l’économie mondiale à genou semblent
empocher la même sorte de récompense que celle qu’ils ont obtenue
pendant les années de croissance folle.

Comme mesure d’accompagnement de son sauvetage de 500 milliards de
livres [650 milliards d’euros] de l’industrie bancaire britannique,
Gordon Brown a juré de sévir contre la culture de l’avidité qui règne
dans la City. Mais cela n’affectera pas la centaine d’associés qui travaillent au siège londonien de Goldman Sachs.

Cette firme – surnommée Goldman Sacks
[Goldman "mise à sac" * ] pour les bonus record qu’elle verse à ses cadres
supérieurs – devrait réduire ses dépenses d’un tiers cette année.
Cependant, les bénéfices chutent beaucoup plus vite. Cette année, les
profits ont jusqu’à présent plongé de 47% pour cent, en plein milieu de
la pire crise financière depuis la Grande Dépression.

Cela a effacé plus de 50 % de la valeur boursière de cette société. 

* Moi, j’aurai rajouté également Goldman sucks (Goldman çà craint !) mais çà pourrait faire vulgaire, non ?

Quand je pense qu’en France, on veut nous faire avaler qu’il faut moraliser le capitalisme bancaire et payer les dirigeants au mérite, çà fait rêver tout çà….

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