Dans La Crise globale,son dernier livre, le journaliste Jean-Michel Quatrepoint montre comment Wall Street a gagné contre Main Street.(interview avec David Martin-Castelnau).
Plus qu’un krach boursier, la crise à laquelle nous assistons
aujourd’hui est, d’après le journaliste économique Jean-Michel
Quatrepoint, le révélateur d’une crise plus profonde encore, celle de
tout un système : celui de la globalisation…


Après la lecture de cet article, plus jamais vous ne verrez le monde économique du même oeil et comprendrez comme moi, j’espère, les tenants et aboutissants de cette période noire dont nous subirons tous les effets tôt ou tard, certains plus que d’autres, vous devinez qui ?…


Jean-Michel Quatrepoint est journaliste, directeur de La Lettre A.
Il vient de publier : "La crise globale. On achève bien les
classes moyennes, et on n’en finit pas d’enrichir les élites"

(Mille et une nuits).

David Martin-Castelnau
Grand reporter au magazine "Optimum", il
est notamment l’auteur des "Francophobes" (Fayard, 2002) et
publiera prochainement "Ecoute Ismaël ! Histoire, Islam &
Repent

Vous reprochez aux élites occidentales de ne “jamais relier
les problèmes entre eux”, de ne jamais admettre devant les opinions
publiques que c’est le système dans sa globalité qui s’est déréglé : la
crise financière, concomitante à la sortie de votre essai, n’a-t-elle
pas mis en évidence le contraire, en contraignant les grands argentiers
à se concerter et à annoncer ce lundi 13 octobre un “plan global” ?

Il pouvait difficilement en aller autrement : toutes les places
financières s’écroulaient en même temps et les banques tremblaient sur
leurs assises ! Mais dans un premier temps, ne l’oublions pas, nos
dirigeants prétendaient que l’Europe était à l’abri… Et le plan
Paulson, avant d’être remanié, visait essentiellement à voler au
secours de l’élite financière américaine. Seule la violence de la
crise, son accélération subite et sa propagation à toute l’économie,
par l’assèchement brutal du crédit aux entreprises et aux particuliers,
a obligé les dirigeants a envisagé des solutions de grande ampleur et,
surtout, communes. Il y a encore quelques jours, Angela Merkel ne
voulait tout simplement pas en entendre parler ! C’est donc la peur qui
a motivé cette concertation, et non pas une réflexion de fond sur ce
qu’est devenue l’économie mondialisée. Le travail d’analyse sur les
trente dernières années n’a pas été fait par les élites à commencer par
les élites américaines – républicaines mais aussi démocrates. Çà et là,
quelques critiques du système se font jour, certes, mais pour
l’essentiel ce sont surtout les “excès” du système qu’on déplore et non
pas son fonctionnement. Or, ainsi que je l’explique dans mon livre,
nous ne sommes pas confrontés à une énième crise d’ajustement, comme on
a pu le dire des bulles “Internet” ou des “subprimes”, mais à la crise
globale et profonde d’un système né il y a 27 ans avec la victoire de
Ronald Reagan.

Selon vous, en effet, le système qui vacille aujourd’hui est
le résultat d’une “révolution idéologique” mais aussi d’un triomphe
géopolitique complet, et souvent mal perçu, des Etats-Unis à la fin du
XXe siècle…

Absolument. C’est la conjonction de ces deux bouleversements, l’un dans
l’ordre de la représentation du monde, l’autre dans son organisation
politique et économique, qui a permis la naissance de cette économie
globalisée dont les principaux traits sont la prédation et la
financiarisation, et qui est aujourd’hui à l’agonie. Commençons par la
révolution idéologique : en 1981, Reagan arrive au pouvoir aux
Etats-Unis, précédé de peu, en Grande-Bretagne, par celle qui deviendra
sa fidèle alliée : Margaret Thatcher. Les deux chefs d’Etat sont
confrontés à un problème bien réel : la dégénérescence de l’Etat
providence. Les entreprises, à l’image d’IBM et de General Motors, sont
devenus des géants arthritiques, les administrations se mêlent de tout,
paralysent tout, les syndicats très puissants ne jouent plus leur rôle,
les impôts étouffent la créativité – bref, ceux qui parlent alors de
“soviétisation” des économies occidentales n’ont pas complètement tort.
Il fallait réformer tout cela, redonner une certaine souplesse au
système économique. Reagan et ses émules, partout dans le monde, de
l’Europe au Chili, vont faire le choix de fracasser ce système, qui
était tout de même l’héritier lointain du New Deal. Son fonctionnement
était devenu certes calamiteux, mais son principe “éthique”, si j’ose
dire, était bon : partage et redistribution. Au cours des années 80 et
90, tout cela sera détruit.

En regard de ce basculement idéologique, vous pointez un
basculement géopolitique complet en faveur des Etats-Unis, et donc de
leur conception de l’économie…

C’est un fait qu’en dix ans, entre 1979 et 1989, les Etats-Unis ont
réussi la prouesse de se débarrasser de toute concurrence parmi les
super puissances en place ou émergentes. Ou plus exactement, car le
terme « débarrasser » ne rend pas compte des faits, les USA ont non
seulement mis hors d’état de nuire mais aussi intégré à leur système
naissant, au monde globalisé qu’ils étaient entrain de concevoir, tous
leurs rivaux à commencer par l’URSS, assommée par la relance de la
course aux armements technologiques. L’empire s’est effondré en 1989 et
Washington a assigné à la Russie nouvelle, et à un Boris Eltsine très
coopératif, une place très claire : réservoir en énergies fossiles et
matières premières. Ses satellites, eux, en intégrant l’OTAN et
l’économie de marché, devaient devenir de nouveaux débouchés pour le
made in USA. Après l’URSS, ce fut le tour du Japon d’être mis sur la
touche. En avance technologiquement, accumulant les excédents
commerciaux, taillant des croupières aux Américains jusque dans leur
pré carré de l’automobile, les Japonais ont été politiquement
contraints, en 1985, lors des accords dit du Plaza, de réévaluer leur
monnaie, ce qui n’était pas du tout conforme à leurs intérêts
d’exportateurs. Le Japon a été ainsi mis à genoux financièrement en
quelques mois. L’archipel mettra plus dix ans à s’en remettre… pour
prendre aujourd’hui de plein fouet la nouvelle crise. Quant à la Chine,
ses dirigeants allaient se montrer beaucoup plus malins que leurs
homologues soviétiques : Den Xiao Ping a vite compris que son régime
était en danger de mort. A partir de 1979 et de la normalisation des
relations avec Washington, il va progressivement faire entrer son
pays-continent dans la zone dollar, attirant ainsi les capitaux et
devenant l’usine de l’Occident. Pour le plus grand profit des
multinationales anglo-saxonnes. Un deal gagnant-gagnant, dont les
Etats-Unis seront les authentiques vainqueurs : décrétés à juste titre
hyperpuissance, dénués de rival, ils vont façonner le monde selon leur
idéologie, leur modèle.

Sans parler de “complotisme”, fort en vogue de nos jours,
n’y a-t-il pas dans votre analyse une reconstruction a posteriori ? Les
Etats-Unis, aux mains d’idéologues “ultra-libéraux”, ont-ils vraiment
planifiés ces événements historiques ou les ont-ils simplement
exploités ?

Le terme complot ne veut rien dire. Il s’agit d’une stratégie
s’appuyant sur une idéologie. Les Américains, et plus généralement les
Anglo-saxons, sont convaincus que leur modèle est, sinon le meilleur du
monde, du moins le plus efficace. Et qu’il n’y en a pas d’autre
possible. Au cours de l’histoire, chaque génération, chaque école de
pensée, chaque pays lutte pour imposer ses idées et défendre ses
intérêts. C’est la loi de nature. Reste que les intérêts des
Etats-Unis, de la Chine, des élites financières des pays pétroliers ne
sont pas forcément les mêmes que ceux des classes moyennes
occidentales, des Africains ou de bien d’autre pays ou communautés. Je
retire de l’analyse de ces trente dernières années une certitude : le
système qui s’écroule actuellement, “évaporant” des milliers de
milliards de dollars sur les marchés, ponctionnant injustement des
centaines de milliards d’euros sur des populations précarisées, ce
système mondial est né et a été imposé au reste de la planète par les
Etats-Unis.

Cette “révolution”, certains lui attribuent pourtant une
croissance durable et générale, une innovation technologique sans
précédent et – ce qui n’est pas négligeable… – la sortie de l’ère des
famines de la Chine et de l’Inde, c’est-à-dire de la moitié de
l’humanité. Ne vous montrez vous pas, dans votre essai, davantage
procureur que bon juge en mettant l’accent sur la seule “destruction
des classes moyennes” en Occident ?

Non, parce que je tiens les deux réalités pour enchevêtrées. La
disparition de la famine est un fait en Chine et en Inde, mais est-elle
due à la révolution néolibérale ou à la marche de l’histoire ? Un
développement mondial fidèle au modèle keynésien, c’est-à-dire
solidaire, protecteur et redistributeur, n’aurait-il pas obtenu les
mêmes résultats ? Par ailleurs, j’ajoute à cette question, un autre,
bien plus angoissante : est-on certain que le développement de l’Inde
et surtout de la Chine soit aussi sain, aussi durable qu’on le dit ? On
a adopté là-bas de façon brutale le néolibéralisme : des dizaines de
millions de quasi-esclaves, une précarité étendue à un milliard
d’individus, et un système dépendant des flux financiers
internationaux. Je ne suis pas certain que les deux géants asiatiques
soient à l’abri d’une grave crise économique et de très, très graves
troubles politiques internes. Auquel cas, la révolution néolibérale
aurait aussi réussi à disloquer ces deux géants ! Car elle a,
clairement, détruit les classes moyennes en Occident. Le New Deal puis
la reconstruction de l’Europe étaient fondés sur un principe de
civilisation : tous progressent ensemble. Cela voulait dire un Etat
interventionniste, et parfois chef d’orchestre, une fiscalité
redistributive, un protectionnisme à échelle variable, et, par-dessus
tout, de larges classes moyennes. Pourquoi ? Parce que les classes
moyennes en s’étendant confortaient un principe politique – celui d’un
destin commun – et un principe économique –plus de pouvoir d’achat pour
plus de monde, donc plus de demande, donc plus de production,
d’investissement, etc. La révolution américaine, à partir d’un constat
juste (des économies sclérosées), a fait un pari fou : la destruction
de ce système. Désormais, cela devait être chacun pour soi.
L’individualisme roi. Et, j’insiste sur ce point, le passage à une
économie de la prédation.

Du capitalisme de production au capitalisme de prédation, en
somme. A vous suivre, ce n’est plus la “valeur ajoutée” qui prime dans
l’économie mondialisée mais la “plus value”, ce qui est très différent
: au bénéfice légitime sera préférée la spéculation universelle…

C’est exactement le mouvement que l’on observe : les salariés, les
usines, les produits et parfois même les clients deviennent de simples
variables d’ajustements. Il faut faire monter les cours en bourse pour
satisfaire les nouveaux maîtres du monde, les défenseurs sur tous les
continents de la financiarisation de l’économie. L’objectif qu’ils
fixent n’est pas la croissance, l’innovation, l’investissement, sans
parler du bien-être social, mais le rendement de leur seul capital qui,
parfois, n’est même pas le leur puisqu’ils vont avoir une tendance
croissante à abuser des “effets de levier” (avec cent j’emprunte mille
pour spéculer). Dès lors, la seule finalité, c’est le retour sur
capital d’une portion ultra-minoritaire du genre humain : le grand rêve
du capitalisme des classes moyennes (né, rappelons-le, aux Etats-Unis
sous Roosevelt) s’est alors effacé devant l’hystérie d’une minorité
prête à tout mettre en péril pour augmenter des gains jamais suffisants
: voyez comment en trente ans, le partage des richesses aux USA a fait
de ce grand pays généreux le royaume de l’inégalité, où 1% de la
population concentre un quart du patrimoine et des revenus !

Vous n’insistez pas sur un point à mon avis déterminant : la
peur. Car cette nouvelle classe financière ne semble jamais satisfaite
: toujours plus de rendement, toujours moins d’imposition, un système
de brigands où les plus mauvais patrons sont protégés par leurs pairs
(golden parachutes, retraites dorées, stock-option, etc.) et n’hésitent
pas à démanteler leur propre entreprise (voir Alcatel). N’a-t-on pas
assisté, plus qu’à une révolution économique, à une révolution
anthropologique avec la fermeture brutale de la parenthèse ouverte au
XVIIIe siècle par la révolution industrielle, politique et scientifique
en Europe, qui avait permis l’éclosion de l’individualisme en même
temps que la persistance d’un projet collectif ? Après la longue
histoire des communautés où l’individu était brimé, l’époque des
individus affranchis de toute solidarité entre eux ne vient-elle pas de
débuter ?

C’est en effet une hypothèse. Et une hypothèse angoissante. Nous
manquons encore de recul pour pouvoir en juger. Mais une chose est
certaine : ce n’est ni le projet ni l’espoir de l’essentiel des
habitants de la planète ! Les choix de Wall Street ne sont pas ceux de
Main Street, c’est-à-dire une vie décente organisée par le travail et
non par la prédation. Nos élites ont gravement failli: nos patrons se
sont parfois comportés, en effet, en bandits de grand chemin plutôt
qu’en leaders, et n’ont jamais moins qu’aujourd’hui mérité le titre
désuet de « capitaines d’industrie » ! Mais ils n’ont pas seulement
contribué à détruire le pacte social sur lequel s’était rebâti le monde
après le nazisme, ils ont aussi durablement appauvri notre
environnement naturel. L’obsession des échanges, la noria de containers
qui sillonnent nos mers, la délocalisation à outrance, constituent le
facteur essentiel des drames écologiques qui se préparent… Et je
crains, en dépit du plan global annoncé ce 13 octobre, que nous ne
soyons pas au terme de la crise financière, qui peut faire plonger le
secteur bancaire, donc asphyxier l’économie réelle, faute de prêts à la
production et à l’investissement, plonger des millions de gens dans le
chômage, atrophier par conséquent la consommation et déstabiliser les «
miracles » chinois ou indien. Le monde va encore devoir absorber un
nouveau tsunami financier : celui des LBO ou Leverage Buy Out. Depuis
vingt ans, en effet, la grande mode, chez nos prédateurs, a été de
racheter des entreprises, avec de l’argent emprunté il va sans dire,
pour les dépecer par appartements (d’où le concept grotesque de
“société sans usines”), les réorganiser en fonction d’objectifs à très
courts termes (leurs cotations) au mépris de leur viabilité
(investissements, recherche) afin de les revendre à d’autres
spéculateurs. Tel est le principe du LBO. Tant que l’argent était
facile, la cavalcade était possible. Désormais, avec un crédit plus
cher et donc plus rare, des millions d’opérations spéculatives de ce
genre qui ont été, elles aussi « titrisées » (c’est-à-dire injectées
dans le système financier), vont montrer leur limite. Nous parlons-là
de centaines, peut-être de milliers de milliards de dollars. Qui en
assumera le coût ? Le pire est peut-être encore à venir – et comme nos
banques sont fragilisées, et que les Etats, surendettés des deux côtés
de l’Atlantique, ne peuvent combler tous les trous, je vous laisse
imaginer ce qu’il adviendra quand la crise des LBO éclatera…

Pour ceux de nos lecteurs qui ne se seraient pas encore
pendus,   évoquons à présent les solutions que vous préconisez afin de
sortir de cette Crise globale…

La première mesure serait de renoncer au dogme de la mondialisation à
outrance. Il nous faut revenir à une forme de protectionnisme : si l’on
veut que la demande soutienne l’activité, il faut que les consommateurs
conservent un salaire décent. Donc que leurs emplois soient préservés.
C’est l’urgence. Il faut briser net la croyance que le crédit, gagé sur
la hausse perpétuelle de la valeur de votre maison ou de votre
portefeuille, puisse être le moteur de la demande. L’immobilier partout
recule, et la France n’échappera pas à une baisse des prix ; les
bourses ont laminé les petits porteurs. Seul le revenu du travail doit
et peut permettre la croissance. Il faut donc protéger le travail. Bien
sûr, il serait stupide de revenir au protectionnisme pur et dur, mais
chaque zone économique doit s’organiser de façon à protéger ses
emplois, surtout ceux à valeur ajoutée. L’Amérique du nord, l’Union
européenne et l’Asie ont des marchés de suffisamment grande taille pour
permettre, en leur sein, le libre-échange et lutter contre le dumping
social fiscal monétaire et environnemental, dans leur commerce avec le
reste du monde. Si certaines zones acceptent, avec l’accord de leurs
électeurs, de saborder leur protection sociale, leur droit du travail
et le niveau de rémunération du travail réel, au moins ne
l’exporteront-elles plus vers les autres grandes zones. Et on verra
alors qu’un dosage entre libéralisme et protectionnisme, entre
protection sociale et libre entreprise, permet un développement
durable. Et puisque les dirigeants des grandes économies ont montré,
sous le coup de la peur, qu’il était possible de mener des politiques
communes, chacune de ces zones devra imaginer des New Deal. Pour
l’Europe, la voie est tracée : de grands programmes d’investissements
dans les infrastructures (je pense notamment au fer-routage) et la
recherche surtout fondamentale. Il faut repenser à long terme- se
donner dix ans, par exemple, pour passer à la voiture sans essence,
inventer des produits non polluants et de qualité, etc. Financés par de
grands emprunts publics défiscalisés associés à des capitaux privés,
comme jadis, ils redonneront en outre aux peuples le sentiment d’un
projet et d’un avenir communs. Les classes moyennes comme les
générations futures y trouveront leur compte.

Vous abordez, dans votre essai, bien d’autres questions.
Dont le cas de la Chine, que vous présentez sous un jour qui
troublerait plus d’un altermondialiste…

Je ne fais pas dans ce livre le procès de méchants Occidentaux qui
auraient égaré et mené à la ruine le monde entier : la folie prédatrice
a été généralisée, elle n’a connu ni race ni nationalité. Les capitaux
assoiffés de rendements comme les traders fous – voyez les salles de
marchés ! – témoignent d’un dérèglement généralisé. C’est pourquoi
j’attire également l’attention sur la politique de la Chine, qui s’est
comportée en puissance néocoloniale en Afrique, où elle pille les
ressources naturelles, soutient des régimes iniques et nuisibles au
développement des peuples africains. Elle mène de plus une véritable
politique de colonisation en exportant populations et cadres dans
l’ancienne Indochine, mais aussi dans le reste du tiers-monde – un
projet évoquait, à terme, l’émigration de trois cents millions de
Chinois dans le monde afin d’accroître la présence et l’emprise de
Pékin ! La Chine, forte de sa croissance et de ses réserves de
capitaux, ne s’est par ailleurs pas pacifiée : elle continue à menacer
Taiwan, à intimider tous ses voisins, dont le Japon. Et pour faire
bonne mesure, elle ressuscite l’Angleterre de Dickens : des centaines
de millions de travailleurs errant, nouveaux misérables assujettis aux
intérêts des nouveaux milliardaires, et une formidable pollution. Car
il ne faudrait pas oublier que le premier pollueur de la planète,
désormais, c’est la Chine.

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